
À l’ouverture de The Horror Show à Los Angeles, l’acteur oppose ses débuts en marge des studios à la place actuelle du genre.
Robert Englund estime que l’horreur a gagné le respect qui lui manquait à ses débuts. À l’ouverture de l’exposition The Horror Show à Los Angeles, il a rapproché cette évolution d’un souvenir moins flatteur : la place réservée aux professionnels du genre dans les studios.
Slashfilm rapporte que l’acteur a pris la parole lors de l’ouverture de l’exposition à l’Academy Museum of Motion Pictures. Englund s’est rappelé que, lorsqu’il débutait, les gens de l’horreur héritaient en quelque sorte de la mauvaise table à la cantine, près de la porte des cuisines. La scène dit moins une règle établie qu’un sentiment de mise à l’écart, raconté par quelqu’un qui l’a vécu.
Le contraste nourrit son propos. Englund juge que le film d’horreur occupe désormais, dans le cycle des genres régulièrement proposés au public, une place autrefois tenue par le western et le film de gangsters. Il estime aussi que des films d’horreur, de science-fiction horrifique ou de fantasy figurent très fréquemment parmi les dix premiers du classement des films. C’est son appréciation de la visibilité du genre, pas un décompte établi.
Sa gratitude porte sur un changement de regard autant que sur une présence à l’affiche. Pour Englund, le signe le plus parlant tient peut-être à l’endroit même où il s’exprime : une exposition consacrée à l’horreur au musée du cinéma de Los Angeles.