Un portefeuille modulaire bien pensé sur le papier, mais dont les grammes et les accessoires refroidissent l’enthousiasme.
Le OhSnap Wallet 2 déploie les cartes en éventail et change de capacité sans outil. L’idée est séduisante; le poids et la facture rappellent qu’un portefeuille fixé au téléphone doit aussi savoir se faire oublier.
Trois, cinq ou sept cartes : le choix de capacité ne nécessite pas de remplacer tout le portefeuille, mais son cœur. Un levier intégré permet ensuite d’écarter les cartes pour les sélectionner. C’est le principal intérêt de ce modèle : associer un accès mécanique aux cartes à une construction que l’on peut reconfigurer.
On n’a pas testé le Wallet 2 à la rédaction. Cette évaluation repose sur ses caractéristiques documentées et sur les observations rapportées dans un essai tiers, pas sur des mesures maison. La distinction compte particulièrement pour le poids, la finesse et le comportement lors d’une chute : on peut discuter ces résultats, sans prétendre les avoir reproduits.
Un levier pour sortir du paquet
Le mécanisme en éventail donne au Wallet 2 un intérêt plus concret que la seule possibilité de multiplier les configurations. Plutôt que de traiter les cartes comme un bloc, il les écarte au moyen du levier. Le cœur interchangeable permet, lui, d’adapter la capacité au nombre de cartes que l’on souhaite emporter. La modularité sert ici un choix d’usage, pas seulement un catalogue d’options.
Les plaques avant et arrière sont également remplaçables. Cette construction distingue deux niveaux de personnalisation : la capacité à l’intérieur, les éléments extérieurs autour. Le remplacement du cœur sans outil est un avantage pratique documenté; il ne suffit pas, à lui seul, à établir la solidité de l’ensemble.
Sept cartes, du poids dans la poche
L’essai tiers rapporte que la configuration sept cartes ajoute 127 grammes au téléphone. Ce chiffre concerne cette version précise : ce n’est ni une mesure de la rédaction ni une valeur à appliquer automatiquement aux autres capacités. Pour un accessoire destiné à accompagner un appareil que l’on manipule constamment, cette masse mérite tout de même de peser dans le choix. Au sens propre.
La variante trois cartes est, à l’inverse, jugée particulièrement fine dans cet essai lorsqu’elle est dépourvue de plaques MagSafe ou MagStack. Cette appréciation reste qualitative. Elle suggère surtout que l’intérêt du produit dépend de la configuration retenue : la version minimale et celle destinée à embarquer davantage de cartes ne répondent pas au même compromis.
La modularité présente l’addition
Les prix relevés au 4 octobre 2026 placent la variante trois cartes avec kit à double aimant à 61 dollars sur Kickstarter, contre un tarif de détail mentionné de 76 dollars. Ces montants ne constituent pas des prix français et ne permettent pas de déduire une disponibilité en France.
Des accessoires, notamment le porte-carte d’identité ou le clip à billets, sont indiqués à 35 dollars. À ce niveau, la possibilité d’adapter le portefeuille devient aussi un poste de dépense conséquent. Changer la configuration est séduisant; payer chaque ajout demande davantage de conviction.
La réserve la plus concrète concerne la rétention des cartes : l’essai tiers rapporte l’éjection de deux cartes après une chute sur béton. Cet incident isolé ne permet pas d’établir un taux de défaillance ni de prédire chaque chute, mais il touche précisément à ce qu’on attend d’abord d’un portefeuille : garder son contenu.

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