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L’Exorciste – Martyrs : Flanagan promet une détective qui traque l’horreur

Scarlett Johansson revient à l’horreur avec une enquêtrice offensive, défend Mike Flanagan. L’éloge du réalisateur n’est pas encore un verdict.

Publié le 3 min de lecture

Scarlett Johansson revient à l’horreur avec une enquêtrice offensive, défend Mike Flanagan. L’éloge du réalisateur n’est pas encore un verdict.

Dans L’Exorciste – Martyrs, Scarlett Johansson incarne une détective qui va au-devant du danger, explique Mike Flanagan. Le cinéaste vante sa férocité : le démon n’a qu’à bien se tenir, du moins dans la présentation qu’en fait son réalisateur.

Scène officielle : L'Exorciste - Martyrs
L'Exorciste – Martyrs © Droits réservés
Sommaire2 sections
  1. 01Le démon dans le viseur
  2. 02Maman ne répond plus comme avant

Johansson joue Julie Miller, détective de la police de New York chargée d’une série de meurtres liée à son passé. Une possible menace démoniaque accompagne l’enquête. Cette double piste, criminelle et personnelle, donne un cadre précis au personnage : Julie ne rencontre pas seulement une horreur extérieure, elle affronte une affaire qui touche à sa propre histoire.

Le long métrage, daté de 2027, annonce aussi le retour de l’actrice à un projet d’horreur après Under the Skin, sorti en 2013. Les treize ans évoqués autour de cet entretien correspondent à l’écart avec 2026, pas à la sortie du nouveau film. On parle donc d’un retour à venir, et non d’une prestation déjà soumise au jugement du public.

Le contre-emploi défendu par Flanagan tient moins au retour dans le genre qu’à la manière d’y affronter la peur.

Le démon dans le viseur

Flanagan décrit une héroïne qui fonce vers les menaces plutôt que de les fuir. L’accent porte sur son initiative : cette détective traque l’horreur. Ce n’est pas Johansson elle-même qui chasse quoi que ce soit, mais Julie Miller, dont le réalisateur souligne le tempérament offensif. La nuance compte, surtout quand une déclaration de promotion commence à prendre les allures d’une promesse de cinéma.

Le cinéaste place cette prestation parmi ses favorites dans les rôles récents de Johansson. Il salue également sa capacité à passer d’un jeu nuancé à la présence attendue d’une vedette dans des productions d’envergure. Deux qualités qu’il juge compatibles, plutôt que concurrentes. Pas besoin, dans son appréciation, de choisir entre la finesse de l’actrice et le poids de la star.

Cet enthousiasme appartient au réalisateur qui la dirige. Il éclaire ce qu’il recherche chez son interprète, mais ne constitue pas une critique indépendante du film. Un cinéaste convaincu par son actrice, oui. Un verdict de séance, pas encore.

Maman ne répond plus comme avant

Pour illustrer ce déplacement, Flanagan s’appuie sur une scène de la bande-annonce : le fils de Julie l’appelle maman, et elle lui demande de ne pas le faire. Le réalisateur présente cet échange comme un renversement des réactions parentales habituelles de la franchise. Le lien familial demeure au centre de la scène, mais la réponse attendue se dérobe.

Ce détail est plus parlant qu’un simple éloge de la puissance de jeu. Il rattache le discours de Flanagan à une situation précise, où l’identité maternelle de Julie intervient dans l’affrontement avec la menace. On ne peut pas en déduire toute sa trajectoire, encore moins le fonctionnement du film. Dans cet extrait, son fils l’appelle maman; Julie refuse cette adresse.

Bande-annonce VF de L'Exorciste – Martyrs

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Vincent Bazire
Écrit par

Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre.

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