Cinéma & Divertissement

L’Exorciste – Martyrs : Flanagan prend Exorcist III pour boussole

Une enquête new-yorkaise, une histoire autonome et une angoisse persistante : Mike Flanagan précise les intentions de son reboot.

Publié le 3 min de lecture

Une enquête new-yorkaise, une histoire autonome et une angoisse persistante : Mike Flanagan précise les intentions de son reboot.

Mike Flanagan désigne Exorcist III comme l’une des principales influences de L’Exorciste – Martyrs. Le cinéaste entend pourtant donner une direction différente à la franchise : une référence n’est pas un ordre de marche.

Scène officielle : L'Exorciste - Martyrs
L'Exorciste – Martyrs © Droits réservés
Sommaire3 sections
  1. 01Le troisième homme de l’angoisse
  2. 02Une franchise, mais pas des menottes
  3. 03New York entre dans le dossier

Le point de repère est le film de 1990, mais le projet porte un autre titre et revendique son autonomie. Flanagan décrit une histoire centrée sur une enquêtrice de la police new-yorkaise, confrontée à une série de meurtres apparemment liée à un tueur sataniste. L’enquête constitue donc le cadre narratif annoncé, sans que cette présentation permette de tenir la nature du lien pour acquise.

Cette distinction compte : l’influence d’un ancien opus renseigne sur les intentions du réalisateur, pas sur une continuité narrative entre les deux films. On peut regarder du côté du troisième volet sans fabriquer un troisième volet bis. Flanagan emprunte une référence, pas un numéro de suite.

Le troisième homme de l’angoisse

Le réalisateur précise ce qui l’attire dans Exorcist III : il souhaite rendre hommage à une scène de sursaut qu’il juge particulièrement marquante. Son propos reste celui d’un cinéaste parlant de ses choix et de ses influences. Il ne décrit ni le découpage de cet hommage ni sa place dans le nouveau long métrage.

Flanagan indique aussi que L’Exorciste – Martyrs mise davantage sur une angoisse persistante. Les deux intentions ne s’excluent pas : reprendre certains éléments d’un film admiré ne signifie pas construire toute une œuvre autour d’un effet ponctuel. Le sursaut évoqué est un repère précis; l’effroi continu, une orientation plus générale.

Le contraste donne un angle à ses déclarations, pas encore un verdict sur le résultat. On parle ici d’une manière d’envisager la peur, pas d’une efficacité déjà éprouvée à l’écran. Pas question de distribuer les bons points avant la séance.

Une franchise, mais pas des menottes

Flanagan explique que son équipe a cherché une direction différente de celle des films précédents. Cette ambition accompagne la présentation du projet comme une histoire autonome au sein de la franchise. Le mot importe : il définit la place revendiquée par ce récit, sans annoncer pour autant une rupture totale avec tout ce qui le précède.

L’autonomie concerne l’histoire; l’hommage concerne l’inspiration. C’est à cette échelle qu’on peut lire les déclarations du cinéaste. Elles ne promettent pas une reproduction d’Exorcist III, pas davantage qu’elles n’établissent un lien narratif direct avec lui. La boussole peut être ancienne sans imposer le même itinéraire.

New York entre dans le dossier

Le cadre policier annoncé donne un point d’entrée concret à cette nouvelle histoire. Une enquêtrice, plusieurs meurtres, un lien apparent avec un tueur sataniste : ces éléments situent le récit sans dévoiler la résolution de l’enquête. Le caractère apparent de cette association reste essentiel, puisqu’il interdit de transformer une piste du synopsis en explication définitive.

Scarlett Johansson interprète Julia Miller et John Leguizamo tient le rôle du père Sunday. Deux personnages nommés au casting, dans une histoire que Flanagan présente comme autonome.

Vincent Bazire
Écrit par

Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre.

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