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Le Bossu - Image de fond
Le Bossu (1944) - Affiche
Langue originale
French
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Cinéma : 06/12/1944
Sociétés de production
Audio
Français
Pays producteurs

Le Bossu(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

06/12/1944
•
1heure 50min
8 / 10

Adapté du roman-feuilleton éponyme de Paul Féval publié à partir de 1857, « Le Bossu » est un film de cape et d’épée réalisé par Jean Delannoy et sorti en France le 6 décembre 1944. (Source : Unifrance, 2018 ; Wikipédia, 2005) L’intrigue suit le chevalier de Lagardère, lié au duc de Nevers, pris dans une machination ourdie par le prince de Gonzague, qui convoite la fortune et le titre de son cousin. (Source : Unifrance, 2018 ; L’Âge d’or du cinéma français, 2012) Après l’assassinat de Nevers, Lagardère s’engage à protéger la duchesse et leur fille Aurore, puis revient des années plus tard sous le déguisement d’un bossu pour approcher Gonzague et préparer sa vengeance. (Source : Unifrance, 2018 ; MUBI, s.d.) Le film s’inscrit dans la tradition française du film de cape et d’épée en noir et blanc, produite au cœur de la Seconde Guerre mondiale, et articule intrigue familiale, duels chorégraphiés et reconstitution de la Régence. (Source : Unifrance, 2018 ; René Chateau Vidéo, s.d.) Sans dévoiler les résolutions finales, le récit repose sur un mélange de faux-semblants, de fidélité au serment et de luttes d’intérêts autour d’une héritière menacée. (Source : L’Âge d’or du cinéma français, 2012)

Contexte de production et sortie

« Le Bossu » est produit en 1944 par les sociétés Regina et Productions Jason, dans un contexte de fin d’Occupation où l’industrie cinématographique française demeure active malgré les contraintes matérielles et politiques. (Source : Unifrance, 2018) Le film est tourné en français, en noir et blanc, au format 35 mm, avec un cadre 1,37:1 et un mixage sonore mono, ce qui correspond aux standards techniques des longs métrages de fiction de l’époque. (Source : Unifrance, 2018 ; IMDb, 2025) La durée s’établit à 1 h 50, soit 110 minutes, ce qui laisse place à une narration ample, articulant scènes d’action, passages de complot et moments de caractérisation des personnages. (Source : Unifrance, 2018 ; IMDb, 2025) La sortie française a lieu le 6 décembre 1944, à Paris, notamment dans les salles Balzac, Helder et Scala, quelques mois après la Libération de la capitale, ce qui inscrit le film dans une reprise progressive de l’exploitation commerciale. (Source : Unifrance, 2018 ; René Chateau Vidéo, s.d.) Le visa d’exploitation n°79 est délivré le même jour, confirmant le statut de long métrage agréé et diffusé sur le territoire national. (Source : Unifrance, 2018)

Intrigue et thématiques

L’histoire s’ouvre sur le chevalier de Lagardère, proche du duc de Nevers, confronté à la conspiration du prince Philippe de Gonzague, qui voit dans la mort de son cousin un moyen de s’approprier sa fortune et sa position. (Source : L’Âge d’or du cinéma français, 2012 ; Unifrance, 2018) Lagardère ne parvient pas à empêcher l’assassinat de Nevers, mais parvient à soustraire la jeune Aurore, héritière menacée, et jure de veiller sur elle ainsi que sur la duchesse. (Source : Unifrance, 2018 ; MUBI, s.d.) Quelques années plus tard, dans un contexte marqué par les spéculations liées au système de Law, le chevalier réapparaît à Paris, dissimulant son identité sous les traits d’un bossu afin de se rapprocher de Gonzague et de comprendre les dessous des intrigues financières et politiques qui se trament. (Source : Unifrance, 2018 ; L’Âge d’or du cinéma français, 2012) La dualité entre l’aristocrate et son déguisement permet de mettre en scène les jeux de masque, les réversibilités sociales et la tension entre justice personnelle et légalité. (Source : L’Âge d’or du cinéma français, 2012) La « botte de Nevers », figure centrale des scènes de duel, cristallise quant à elle l’héritage du défunt et la continuité symbolique de son honneur à travers le geste de Lagardère. (Source : L’Âge d’or du cinéma français, 2012)

Fiche artistique et technique

La réalisation est confiée à Jean Delannoy, cinéaste actif des années 1930 aux années 1960, qui signe ici l’une des premières adaptations sonores majeures de l’œuvre de Paul Féval au cinéma. (Source : Unifrance, 2018 ; MUBI, s.d.) Le scénario est assuré par Bernard Zimmer, qui adapte le roman de Féval, inscrit au générique comme auteur de l’œuvre originale, en condensant les péripéties du feuilleton dans un récit de long métrage. (Source : Unifrance, 2018) La photographie est signée Christian Matras, chef opérateur associé à de nombreuses productions françaises de prestige, tandis que la musique est composée par Georges Auric, membre du Groupe des Six, qui apporte une couleur orchestrale à ce film d’aventures en costumes. (Source : Unifrance, 2018) Les décors sont conçus par Serge Pimenoff et René Renoux, et les costumes par Georges Annenkov, ce qui contribue à installer l’action dans la Régence avec une iconographie codifiée, entre tenues aristocratiques, uniformes et silhouettes populaires. (Source : Unifrance, 2018) La monteuse Suzanne Fauvel et l’ingénieur du son Jean Rieul complètent l’équipe technique, aux côtés du directeur de production Pierre Danis, chargé de coordonner les aspects matériels de ce tournage en temps de guerre. (Source : Unifrance, 2018)

Interprètes et personnages

Le rôle de Lagardère est interprété par Pierre Blanchar, acteur déjà reconnu au sein du cinéma français des années 1930 et 1940, qui incarne le chevalier puis son double déguisé en bossu, articulant panache et dissimulation. (Source : MUBI, s.d.) Paul Bernard tient le rôle de Philippe de Gonzague, figure centrale de l’intrigue en tant que conspirateur mû par l’ambition et le calcul, ancré dans l’univers de la haute aristocratie. (Source : MUBI, s.d.) Yvonne Gaudeau fait partie de la distribution, dans un ensemble où se croisent également des personnages de cour, des domestiques et des intermédiaires liés aux spéculations financières de la Régence, notamment autour du système de John Law. (Source : MUBI, s.d. ; L’Âge d’or du cinéma français, 2012) La dynamique des personnages repose sur l’opposition entre l’héroïsme affiché ou masqué de Lagardère et la stratégie de Gonzague, qui se sert des alliances matrimoniales et des manipulations juridiques pour consolider sa position. (Source : Unifrance, 2018 ; L’Âge d’or du cinéma français, 2012) La jeune Aurore, héritière menacée, constitue un enjeu narratif central plutôt qu’un personnage autonome pleinement développé, ce qui renvoie à la structure romanesque d’origine. (Source : Unifrance, 2018)

Adaptation littéraire et place dans le genre

Le film s’inscrit dans une longue tradition d’adaptations du roman « Le Bossu », texte populaire de Paul Féval publié en plusieurs livraisons à partir de 1857 et régulièrement repris par le théâtre et le cinéma. (Source : Wikipédia, 2005) La version de Jean Delannoy privilégie la dimension de film de cape et d’épée, avec duels, poursuites et scènes de bal, tout en conservant les éléments structurants du feuilleton, comme le serment de Lagardère et le motif de l’enfant cachée. (Source : L’Âge d’or du cinéma français, 2012) Par ailleurs, le récit inscrit l’action dans un contexte historique précis, celui de la Régence et du système de Law, qui sert de toile de fond aux manœuvres financières de Gonzague et à l’enrichissement spéculatif. (Source : Unifrance, 2018 ; L’Âge d’or du cinéma français, 2012) Ce choix renforce l’ancrage du film dans un imaginaire national où se croisent histoire, aventure et critique implicite des dérives de la haute société. (Source : L’Âge d’or du cinéma français, 2012) Dans l’historiographie du cinéma français, cette adaptation de 1944 est fréquemment citée comme l’une des versions marquantes du roman, même si d’autres, ultérieures, comme celle d’André Hunebelle en 1959, ont bénéficié d’une plus grande exposition auprès des générations suivantes. (Source : René Chateau Vidéo, s.d. ; Wikipédia, 2005)

Réception critique et postérité

Les données contemporaines de réception restent fragmentaires, mais le film est souvent évoqué, dans les rétrospectives sur le cinéma français de la période, comme un exemple représentatif du film d’aventures en costumes tourné durant la Seconde Guerre mondiale. (Source : L’Âge d’or du cinéma français, 2012) À long terme, « Le Bossu » de 1944 a été éclipsé dans la mémoire du grand public par des versions plus tardives, mais il conserve une présence dans les catalogues vidéo et les programmations spécialisées, notamment via des éditions proposées par René Chateau Vidéo. (Source : René Chateau Vidéo, s.d.) Sur les bases de données contemporaines, le film obtient une note de 5,5/10 sur IMDb, sur la base d’un nombre limité de votes, ce qui signale une visibilité surtout liée aux amateurs de cinéma de patrimoine. (Source : IMDb, 2025) Il demeure néanmoins référencé dans les bases de données françaises et internationales, telles qu’Unifrance et MUBI, qui en assurent la description technique et la mise en contexte, contribuant à sa circulation auprès de publics cinéphiles. (Source : Unifrance, 2018 ; MUBI, s.d.) Cette postérité mesurée s’inscrit dans un ensemble plus large de films de Delannoy étudiés pour leur place dans l’évolution du cinéma français de studio entre les années 1930 et l’après-guerre. (Source : L’Âge d’or du cinéma français, 2012)

  • Titre original : Le Bossu (Source : Unifrance, 2018)
  • Réalisation : Jean Delannoy (Source : Unifrance, 2018 ; MUBI, s.d.)
  • Scénario : Bernard Zimmer, d’après le roman de Paul Féval (Source : Unifrance, 2018)
  • Interprètes principaux : Pierre Blanchar, Paul Bernard, Yvonne Gaudeau (Source : MUBI, s.d.)
  • Production : Regina, Productions Jason (Source : Unifrance, 2018)
  • Genre : Fiction, aventure, film de cape et d’épée (Source : Unifrance, 2018 ; IMDb, 2025)
  • Durée : 1 h 50 (Source : Unifrance, 2018)
  • Format et image : 35 mm, noir et blanc, 1,37:1 (Source : Unifrance, 2018 ; IMDb, 2025)
  • Sortie en France : 6 décembre 1944 (Source : Unifrance, 2018 ; René Chateau Vidéo, s.d.)

Critique sur Le Bossu

8 / 10
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Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Le Bossu figurent Knight Henri de Lagardère, interprété par Pierre Blanchar, Aurore de Caylus & Claire de Nevers, interprété par Yvonne Gaudeau et Philippe de Gonzague, interprété par Paul Bernard. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Pierre Blanchar - Photo
Pierre Blanchar
Knight Henri de Lagardère
Yvonne Gaudeau - Photo
Yvonne Gaudeau
Aurore de Caylus & Claire de Nevers
Paul Bernard - Photo
Paul Bernard
Philippe de Gonzague
Lucien Nat - Photo
Lucien Nat
Jean de Peyrolles
Jean Marchat - Photo
Jean Marchat
The Regent
Roger Caccia
Passepoil
Raphaël Patorni - Photo
Raphaël Patorni
Philippe de Nevers
Jean Toulout - Photo
Jean Toulout
Marquis of Caylus
Edmond Beauchamp - Photo
Edmond Beauchamp
The left-handed
Gaston Modot - Photo
Gaston Modot
Vinto, the mute

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