Nrmagazine
Yvonne Gaudeau - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
29
Né
22/06/1921
Lieu de naissance
Saint-Nicolas-de-Redon, Loire-Atlantique, France
Décédé
01/06/1991 (69 ans)

Yvonne Gaudeau: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Yvonne Anne Marie Gaudeau

Repères de carrière

La carrière de Yvonne Gaudeau en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

24

œuvres recensées

21 films · 3 séries

Première année recensée
1944
Dernière année recensée
1986

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Yvonne Gaudeau naît le 22 juin 1921 à Saint-Nicolas-de-Redon, dans le département de la Loire-Atlantique, et se forme d’abord au Conservatoire de Nantes, avant de rejoindre le Conservatoire de Paris où elle suit les classes de Louis Jouvet puis de Denis d’Inès (Source : Comédie-Française, s.d. ; Wikipédia, 2007). En 1942, elle y obtient deux premiers prix de comédie, l’un dans le registre classique, l’autre dans le registre moderne, ce qui confirme son inscription dans une tradition théâtrale exigeante (Source : Comédie-Française, s.d.). Engagée par Charles Dullin, elle joue notamment Mariane dans L’Avare de Molière et participe à la création de Mamouret de Jean Sarment, témoignant d’emblée d’un répertoire orienté vers les classiques et le théâtre de caractère (Source : Comédie-Française, s.d.). Elle rejoint ensuite le théâtre de l’Odéon, dirigé par René Rocher, où elle interprète des emplois de « jeunes premières » qui prolongent la dynamique amorcée au Conservatoire (Source : Comédie-Française, s.d.). Lorsque l’Odéon devient Salle Luxembourg en 1946, elle intègre la troupe de la Comédie-Française, étape décisive dans une trajectoire qui la place durablement au cœur de l’institution (Source : Comédie-Française, s.d.).

Carrière à la Comédie-Française

À la Comédie-Française, Yvonne Gaudeau commence par des rôles de jeunes premières, de princesses et de premiers rôles de la grande comédie, abordant la tragédie de manière plus ponctuelle, comme avec le rôle de Junie (Source : Comédie-Française, s.d.). Elle interprète notamment Jacqueline dans Le Chandelier de Musset, la Comtesse dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais et Silvia dans Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux, autant de figures qui s’inscrivent dans le répertoire classique français (Source : Comédie-Française, s.d.). Elle tient aussi le rôle de Kitty Bell dans Chatterton d’Alfred de Vigny, confirmant son ancrage dans un théâtre de texte et de style (Source : Comédie-Française, s.d.). Parallèlement, elle développe ce qu’elle décrit comme des emplois « d’éternelles jeunes filles aberrantes », incarnant Bélise dans Les Femmes savantes, Madame Champbaudet dans La Station Champbaudet de Labiche, Léontine dans Le Triomphe de l’amour et Mademoiselle Habert dans La Commère de Marivaux (Source : Comédie-Française, s.d.). Elle y compose des personnages mêlant dimension comique et tonalité plus touchante, ce qui contribue à sa place reconnue dans la troupe (Source : Comédie-Française, s.d.).

Évolution des rôles et figures de caractère

Au fil des années, Yvonne Gaudeau élargit son registre en abordant des rôles de femmes d’âge mûr et de grandes bourgeoises, tout en restant dans le cadre du répertoire de la Comédie-Française (Source : Comédie-Française, s.d. ; Wikipédia, 2007). Elle incarne ainsi Madame Amelin dans Les Acteurs de bonne foi de Marivaux et Madame Argante dans Les Fausses confidences, suivant une ligne de personnages autoritaires ou structurants dans la dramaturgie (Source : Comédie-Française, s.d. ; Wikipédia, 2007). Elle propose également une composition remarquée de Madame Pace dans Six personnages en quête d’auteur de Luigi Pirandello, rôle qui la place dans un univers plus moderne et métathéâtral (Source : Comédie-Française, s.d.). Elle interprète la Caissière dans Cantique des cantiques de Jean Giraudoux, et crée une comtesse baroque dans Messe pour un sacre viennois de Bernard Da Costa au Petit-Odéon, marquant ainsi une présence régulière sur différentes scènes affiliées à la Maison (Source : Comédie-Française, s.d.). Entrée à la Comédie-Française en 1946, sociétaire à partir de 1950, elle est retirée de la troupe en 1986 après quatre décennies de participation à la vie du théâtre (Source : Comédie-Française, s.d. ; Wikipédia, 2007).

Travaux pour la télévision et Au théâtre ce soir

Yvonne Gaudeau intervient fortement à la télévision, notamment dans le cadre de l’émission Au théâtre ce soir, où plusieurs captations contribuent à sa notoriété auprès d’un public élargi (Source : Wikipédia, 2007). Elle y reprend en particulier des rôles issus de Feydeau et de Marivaux, prolongeant le travail effectué à la Comédie-Française dans un dispositif de diffusion télévisuelle (Source : Wikipédia, 2007). On la retrouve par exemple dans Le Dindon de Georges Feydeau, dans une mise en scène de Jean Meyer et une réalisation de Pierre Sabbagh au Théâtre Marigny en 1968, où elle interprète le personnage de Maggy (Source : Wikipédia, 2007). L’année suivante, en 1969, elle joue Édith dans La Courte Paille de Jean Meyer, mise en scène par Jacques-Henri Duval et réalisée par Pierre Sabbagh, toujours dans le cadre du Théâtre Marigny (Source : Wikipédia, 2007). Plus tard, en 1976, elle incarne Mademoiselle Habert dans La Commère de Marivaux dans une réalisation de Nat Lilienstein, poursuivant ainsi une présence régulière dans des productions télévisées de théâtre (Source : Wikipédia, 2007).

Carrière cinématographique

Au cinéma, Yvonne Gaudeau débute avec un double rôle dans Le Bossu de Jean Delannoy, où elle incarne Aurore de Caylus et sa fille Claire de Nevers, aux côtés de Pierre Blanchar, film sorti en 1943–1944 selon les sources (Source : Cineartistes, 2008 ; Unifrance, s.d. ; Wikipédia, 2007). Elle apparaît ensuite dans Peloton d’exécution d’André Berthomieu en 1945, aux côtés notamment de Pierre Renoir, puis dans Les Souvenirs ne sont pas à vendre de Robert Hennion en 1948 (Source : Cineartistes, 2008). En 1947, elle interprète Louise de Marillac dans Monsieur Vincent de Maurice Cloche, film porté par Pierre Fresnay et consacré à la figure de Vincent de Paul, long métrage plusieurs fois récompensé à l’international (Source : Cineartistes, 2008 ; Wikipédia, 2007 ; Filmaffinity, s.d.). Elle tient également le rôle de la comtesse Almaviva dans l’adaptation du Mariage de Figaro réalisée par Jean Meyer en 1959 (Source : Cineartistes, 2008 ; Unifrance, s.d.). Dans les années 1970, elle retrouve des emplois de bourgeoises dans Folies bourgeoises de Claude Chabrol et Le Corps de mon ennemi de Henri Verneuil en 1976, puis dans La Carapate de Gérard Oury en 1978, films portés notamment par Jean-Paul Belmondo et Pierre Richard (Source : Cineartistes, 2008 ; Wikipédia, 2007 ; Unifrance, s.d.). Elle clôt sa carrière cinématographique avec Tête à claques de Francis Perrin en 1981, où elle interprète un rôle de grand-mère (Source : Cineartistes, 2008).

Rôles marquants et collaborations

La trajectoire d’Yvonne Gaudeau se caractérise par des collaborations répétées avec des metteurs en scène et réalisateurs occupant une place centrale dans le théâtre et le cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Comédie-Française, s.d. ; Cineartistes, 2008). Au théâtre, elle travaille notamment avec Charles Dullin, Jean Meyer, Jacques Charon, Pierre Sabbagh ou encore Bernard Da Costa, explorant aussi bien le répertoire classique que des créations contemporaines (Source : Comédie-Française, s.d. ; Wikipédia, 2007). Son interprétation de Bélise dans Les Femmes savantes et de Madame Champbaudet dans La Station Champbaudet s’inscrit dans une tradition de jeu comique précis et construit, tout en rejoignant la typologie de personnages qu’elle décrit comme des « jeunes filles aberrantes » (Source : Comédie-Française, s.d.). Au cinéma, ses rôles dans Le Bossu, Monsieur Vincent, Le Corps de mon ennemi et La Carapate la mettent en relation avec des réalisateurs tels que Jean Delannoy, Maurice Cloche, Henri Verneuil ou Gérard Oury, dans des productions de genres variés, allant du film historique au cinéma populaire des années 1970 (Source : Cineartistes, 2008 ; Unifrance, s.d. ; Wikipédia, 2007). Ces collaborations dessinent un parcours ancré dans des ensembles collectifs structurés, qu’il s’agisse de la troupe de la Comédie-Française ou de plateaux de tournage réunissant des acteurs et réalisateurs reconnus (Source : Comédie-Française, s.d. ; Cineartistes, 2008).

Fonctions au sein de la Comédie-Française et distinctions

Yvonne Gaudeau devient sociétaire de la Comédie-Française en 1950, quatre ans après son entrée au sein de la troupe, et y demeure jusqu’à son départ à la retraite en 1986 (Source : Comédie-Française, s.d. ; Wikipédia, 2007). En 1985, elle est désignée Doyen de la Maison de Molière, devenant la première femme à occuper cette fonction, qui symbolise une ancienneté et une autorité artistique au sein de l’institution (Source : Cineartistes, 2008 ; Wikipédia, 2007 ; Théâtre Le Proscenium / TPA, s.d.). Elle est par ailleurs faite chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’ordre des Arts et des Lettres, reconnaissances officielles de l’État français pour son parcours dans le théâtre et le cinéma (Source : Wikipédia, 2007). Sa carrière est également associée, rétrospectivement, à un témoignage sur le métier de comédienne au sein de la Comédie-Française, comme en atteste un spectacle construit à partir de ses confidences, présenté au Théâtre Le Contrescarpe des décennies plus tard (Source : TPA, s.d. ; Théâtre Le Contrescarpe, 2019). Yvonne Gaudeau meurt le 1er juin 1991 au Kremlin-Bicêtre, mettant un terme à une trajectoire qui aura traversé plus de quarante ans de vie théâtrale et cinématographique française (Source : Cineartistes, 2008 ; Fondation Vuillard Roussel, s.d.).

Filmographie sélective

  • Le Bossu, réalisation Jean Delannoy, rôle d’Aurore de Caylus et Claire de Nevers, 1943–1944 (Source : Cineartistes, 2008 ; Unifrance, s.d. ; IMDb, s.d.).
  • Peloton d’exécution, réalisation André Berthomieu, 1945 (Source : Cineartistes, 2008).
  • Monsieur Vincent, réalisation Maurice Cloche, rôle de Louise de Marillac, 1947 (Source : Cineartistes, 2008 ; Wikipédia, 2007 ; Filmaffinity, s.d.).
  • Les Souvenirs ne sont pas à vendre, réalisation Robert Hennion, 1948 (Source : Cineartistes, 2008).
  • Le Mariage de Figaro, réalisation Jean Meyer, rôle de la comtesse Almaviva, 1959 (Source : Cineartistes, 2008 ; Unifrance, s.d.).
  • Folies bourgeoises, réalisation Claude Chabrol, 1976 (Source : Cineartistes, 2008 ; Unifrance, s.d.).
  • Le Corps de mon ennemi, réalisation Henri Verneuil, 1976 (Source : Cineartistes, 2008 ; Wikipédia, 2007).
  • La Carapate, réalisation Gérard Oury, 1978 (Source : Cineartistes, 2008 ; Wikipédia, 2007).
  • Tête à claques, réalisation Francis Perrin, 1981 (Source : Cineartistes, 2008).

Films et séries avec Yvonne Gaudeau

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Le Bossu (1944) - Affiche
8 / 10
Le Bossu
Aurore de Caylus & Claire de Nevers
La Carapate (1978) - Affiche
6.5 / 10
La Carapate
Gisèle Panivaux
Le Bourgeois Gentilhomme (1986) - Affiche
27/02/1986
Le Bourgeois Gentilhomme
Inconnu
Le Triomphe de l'amour (1979) - Affiche
9 / 10
Le Triomphe de l'amour
Léontine
Peloton d'exécution (1945) - Affiche
7 / 10
Peloton d'exécution
Françoise Villard
Le Voyage de monsieur Perrichon (1982) - Affiche
8 / 10
Le Voyage de monsieur Perrichon
Madame Perrichon

Galerie photos de Yvonne Gaudeau

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Tête à claques (1982) - Affiche
Grandmother
1982
Petit déjeuner compris (1980) - Affiche
Mme Madeleine Marjac
1980
Petit déjeuner compris (1980) - Affiche
Inconnu
- Épisode 6 (1980)
•
S01E06
•
Mme Madeleine Marjac
- Épisode 5 (1980)
•
S01E05
•
Mme Madeleine Marjac
- Épisode 4 (1980)
•
S01E04
•
Mme Madeleine Marjac
- Épisode 3 (1980)
•
S01E03
•
Mme Madeleine Marjac
- Épisode 2 (1980)
•
S01E02
•
Mme Madeleine Marjac
1980
La Puce à l'oreille (1978) - Affiche
Olympe Ferraillon
1978
La Carapate (1978) - Affiche
Gisèle Panivaux
1978
Monsieur chasse (1978) - Affiche
Mme Latour
1978
Le Corps de mon ennemi (1976) - Affiche
Madame Beaumont-Liégard
1976
Mme Ratinois
1976
Folies bourgeoises (1976) - Affiche
Claire's Mother
1976
Chat en poche (1975) - Affiche
Mme Amandine Landernau
1975
La Station Champbaudet (1972) - Affiche
Mrs. Champbaudet
1972

Elle-même
1972
Le Grand Échiquier (1972) - Affiche
Elle-même
1972

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Bernard Dhéran - Photo
Bernard Dhéran
1926–2013
Jean Piat - Photo
Jean Piat
1924–2018
Jean Le Poulain - Photo
Jean Le Poulain
1924–1988
Michel Aumont - Photo
Michel Aumont
1936–2019