Smilla est réalisé par le cinéaste danois Bille August, Palme d’or pour Pelle le Conquérant, à partir d’un scénario signé Ann Biderman, adapté du roman de Peter Høeg Frøken Smillas fornemmelse for sne (Source : Wikipédia, 2013). Le film est officiellement coproduit par le Danemark, l’Allemagne et la Suède, avec la participation notamment de Bavaria Film et Constantin Film Produktion, au sein d’un consortium réuni sous la bannière Smilla Film A-S et Greenland Film Production pour la partie groenlandaise (Source : Wikipédia, 2013 ; IMDb, 1997). Le tournage se déroule entre Copenhague et le Groenland, incluant des prises de vues à Ilulissat, localité côtière réputée pour son environnement glaciaire, qui sert de décor naturel à la partie arctique du récit (Source : IMDb, 1997).
La durée du film varie selon les territoires, mais la version internationale est généralement indiquée à 121 à 125 minutes, et il est classé dans les genres policier, drame, thriller et science-fiction, ce qui reflète la combinaison d’enquête criminelle et d’éléments spéculatifs liés à la science et aux phénomènes naturels (Source : Wikipédia, 2013 ; Park Circus, s.d.). Sur le plan de la distribution, le long métrage est exploité en salles en 1997, avec une sortie en Allemagne annoncée au 13 février 1997 et une sortie française le 18 juin 1997, tandis que la date de sortie nord-américaine est située au début du mois de mars de la même année (Source : Cinema.de, 1997 ; IMDb, 1997). En France, le film est également répertorié sous le titre Smilla et l’amour de la neige, marquant l’inscription de l’adaptation dans la réception du best-seller de Høeg sur le marché francophone (Source : IMDb, 1997). Par ailleurs, le film est distribué en vidéo et à la télévision dans divers territoires, ce qui contribue à sa circulation internationale au-delà de sa carrière initiale en salles (Source : Park Circus, s.d.).
Intrigue et thématiques
L’intrigue s’ouvre à Copenhague, où Smilla Jaspersen, spécialiste des glaces d’origine groenlandaise vivant en marge, découvre le corps de son jeune voisin Isaiah, un garçon inuit de six ans dont elle était proche (Source : Wikipédia, 2008 ; TV Guide, 2015). Les autorités concluent à un accident, expliquant la chute de l’enfant depuis le toit de l’immeuble, mais Smilla, qui lit la neige et la glace comme un langage, estime que les traces laissées sur le toit ne correspondent pas à un jeu d’enfant mais à une fuite ou à une poursuite (Source : Wikipédia, 2008). Elle se heurte à la réticence de la police et des institutions, ce qui la conduit à mener sa propre enquête en suivant une série d’indices qui la relient à une grande entreprise impliquée dans plusieurs expéditions au Groenland (Source : Wikipédia, 2008 ; Letterboxd, s.d.).
Au fur et à mesure, l’enquête met en lumière des aspects scientifiques et industriels, avec la présence d’une mystérieuse découverte arctique qui semble liée à la mort de l’enfant et aux intérêts économiques d’une compagnie exploitant les ressources du sous-sol (Source : Wikipédia, 2008). Smilla, partagée entre sa culture groenlandaise et sa vie au Danemark, traverse un ensemble de lieux – appartements d’habitation, archives d’entreprise, navire en partance pour le Grand Nord, base isolée sur la banquise – qui structurent la progression du récit (Source : Wikipédia, 2008). La trajectoire du personnage met en relief des thèmes comme l’isolement, le rapport au territoire arctique, la mémoire coloniale et les relations entre populations inuites et institutions européennes, l’ensemble étant intégré au cadre d’un thriller qui conserve un accent marqué sur l’atmosphère hivernale et l’hostilité de l’environnement (Source : Wikipédia, 2008 ; Mediafilm, s.d.).
Distribution artistique
Le rôle principal de Smilla Jaspersen est interprété par Julia Ormond, actrice anglaise révélée notamment au début des années 1990 et déjà connue pour des films comme Légendes d’automne ou Sabrina avant la sortie de Smilla (Source : IMDb, 1997). Elle donne la réplique à Gabriel Byrne, qui incarne un voisin mystérieux impliqué dans l’enquête et dont le personnage accompagne Smilla à mesure qu’elle s’approche du cœur du complot (Source : Wikipédia, 2008). Le casting réunit également Richard Harris, dans un rôle lié à la direction de la société organisatrice des expéditions, ainsi qu’un ensemble de comédiens européens et nord-américains qui contribuent à la dimension internationale de la production (Source : Wikipédia, 2008).
)La distribution secondaire comprend des interprètes issus des pays coproducteurs, renforçant ainsi l’ancrage scandinave et germano-danois du projet (Source : Wikipédia, 2013). Cette configuration est cohérente avec l’origine littéraire du récit, qui se situe entre Copenhague et le Groenland et fait intervenir des personnages liés à l’univers scientifique, industriel et maritime (Source : Wikipédia, 2008). La présence d’acteurs reconnus sur la scène internationale facilite, par ailleurs, la diffusion du film dans divers territoires, comme l’indiquent sa sortie dans plusieurs langues – notamment l’anglais et l’inuktitut – et sa circulation en Europe et en Amérique du Nord (Source : IMDb, 1997 ; Wikipédia, 2013). Le film s’inscrit ainsi dans une stratégie de coproduction visant à concilier une histoire fortement située dans l’espace nordique avec un casting accessible au public international (Source : Wikipédia, 2013).
Contexte d’adaptation et dimensions littéraires
Smilla s’inscrit dans le mouvement d’adaptations de romans nordiques qui, au cours des années 1990, intéressent de plus en plus les producteurs internationaux, en particulier lorsqu’ils mêlent intrigue criminelle et réflexion sociale (Source : Wikipédia, 2013). Le matériau d’origine, le roman de Peter Høeg publié en 1992, avait bénéficié d’une large diffusion, notamment dans les pays anglophones, sous le titre Miss Smilla’s Feeling for Snow, ce qui a favorisé l’intérêt pour une adaptation cinématographique (Source : Wikipédia, 2008). Le scénario d’Ann Biderman condense et transpose cette matière littéraire en privilégiant la dimension de thriller, tout en conservant le fil directeur de l’enquête menée par une protagoniste marquée par une double appartenance culturelle, groenlandaise et danoise (Source : Wikipédia, 2013).
Le film reprend aussi l’importance du rapport à la neige et à la glace, présentés comme des éléments que Smilla sait « lire », transformant l’environnement arctique en véritable espace de décodage des indices liés à la mort du garçon (Source : Wikipédia, 2008). Cette approche permet d’ancrer la mise en scène dans un contexte géographique et climatique précis, en cohérence avec la tradition littéraire scandinave qui accorde une place centrale aux paysages et aux conditions météorologiques (Source : Wikipédia, 2013). En parallèle, l’adaptation met en avant des enjeux liés aux sciences, à l’exploitation des ressources et à la recherche, thèmes déjà présents dans le roman et qui s’inscrivent dans un débat plus large sur l’appropriation des territoires arctiques par des intérêts industriels (Source : Wikipédia, 2008). De cette manière, Smilla articule la fidélité à certaines lignes thématiques du livre avec les contraintes de narration d’un long métrage de plus de deux heures (Source : Wikipédia, 2013).
)Réception critique et carrière du film
Sur le plan commercial, Smilla affiche un budget estimé à 35 millions de dollars américains et un box-office mondial reporté à 23,1 millions de dollars, ce qui traduit une performance modérée au regard de ses ambitions internationales (Source : IMDb, 1997 ; Wikipédia, 2008). Aux États-Unis et au Canada, le film engrange environ 2,37 millions de dollars, avec un week-end de sortie à un peu plus de 107 000 dollars début mars 1997, chiffres qui témoignent d’une exploitation limitée sur le marché nord-américain (Source : IMDb, 1997). En Allemagne, il est lancé sur 251 écrans et atteint 2,9 millions de Deutsche Mark lors de son premier week-end, se plaçant en cinquième position du box-office local, ce qui souligne un accueil plus soutenu sur certains marchés européens (Source : Wikipédia, 2008).
Du point de vue critique, le film obtient des appréciations nuancées, oscillant entre la reconnaissance de son atmosphère et de son interprétation principale et des réserves sur la complexité du scénario et le rythme de l’intrigue (Source : Mediafilm, s.d. ; IMDb, 1997). Sur AlloCiné, les notes spectateurs se situent autour de 3,2 sur 5, tandis que certains commentaires soulignent la construction d’un mystère efficace dans la première partie et une résolution jugée plus problématique dans la seconde (Source : AlloCiné, s.d. ; SensCritique, s.d.). Des plateformes comme Mediafilm attribuent au film une cote intermédiaire (3 sur 7), signalant ainsi une réception mitigée, qui reconnaît cependant la singularité du cadre et la présence d’une héroïne atypique dans le paysage du thriller des années 1990 (Source : Mediafilm, s.d.). Par ailleurs, la trajectoire du film dans les programmations télévisées et les catalogues de distributeurs internationaux contribue à maintenir sa visibilité auprès d’un public intéressé par les récits policiers nordiques et les adaptations de littérature scandinave (Source : Park Circus, s.d.).
Critique sur Smilla
Où regarder en streaming Smilla
Smilla est disponible à la location sur Canal VOD et à l'achat sur Canal VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Smilla figurent Smilla Jasperson, interprété par Julia Ormond, The Mechanic, interprété par Gabriel Byrne et Dr. Andreas Tork, interprété par Richard Harris. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.























