Laetitia Masson revient en sélection officielle à Cannes (Un Certain Regard) au printemps 2026 avec « Ulysse », chronique française d’une maternité confrontée à un syndrome génétique rare, portée par Élodie Bouchez et annoncée en salles le dix‑sept juin 2026 pour une durée d’une heure trente‑sept (Source : Cinema.actu / AlloCiné, 2026).
« Ulysse » de Laetitia Masson : fiche, casting, distribution
Le film est réalisé et écrit par Laetitia Masson, produit en France et distribué en salles à partir du dix‑sept juin 2026, avec un format de long métrage d’environ une heure trente‑sept, tel qu’annoncé par la fiche technique et les supports promotionnels (Source : Cinema.actu, 2026). Le rôle principal revient à Élodie Bouchez, qui incarne Alice, chercheuse en sociologie confrontée à une grossesse puis à la découverte du handicap génétique de son fils, figure centrale du dispositif narratif et émotionnel (Source : AlloCiné, 2026). Stanislas Merhar interprète Luc, compagnon d’Alice, tandis que Romane Bohringer rejoint la distribution dans un second rôle aux contours plus périphériques mais pensé comme contrepoint à ce couple mis à rude épreuve par les diagnostics médicaux et la lourdeur institutionnelle (Source : AlloCiné, 2026). La présence de Gringe et du jeune Alphonse Roberts, ce dernier dans le rôle d’Ulysse à un âge déjà plus avancé, complète un casting où la cinéaste associe visages familiers du cinéma d’auteur français et figures issues d’autres territoires culturels, notamment la musique (Source : NR Magazine / AlloCiné, 2026).
La fiche de distribution publiée par la presse spécialisée rappelle cette composition : Élodie Bouchez (Alice), Stanislas Merhar (Luc), Romane Bohringer, Gringe, Alphonse Roberts (Ulysse), avec une galerie de seconds rôles de médecins, enseignants, accompagnants et fonctionnaires qui structurent le parcours administratif du personnage d’enfant en situation de handicap (Source : NR Magazine, 2026). La production reste ancrée dans un cadre hexagonal, du financement à l’équipe technique, ce qui inscrit « Ulysse » dans le paysage du cinéma social français contemporain plus que dans une logique de coproduction internationale lourde (Source : Cinema.actu, 2026). Cette localisation se reflète jusque dans les décors, décrits dans les dossiers et comptes rendus : appartements de classes moyennes, crèches et écoles publiques, centres spécialisés, salles d’attente hospitalières, autant d’espaces qui renvoient à des réalités familières pour le spectateur français (Source : Abus de Ciné, 2026). La distribution en France s’appuie sur un argument double, film d’auteur cannois et chronique familiale accessible, visant un public d’art et essai mais aussi, par ricochet, les associations et relais concernés par la question du handicap et de l’inclusion scolaire (Source : NR Magazine, 2026).
Bande‑annonce de « Ulysse » : une odyssée intime du handicap
La bande‑annonce mise en ligne en avril 2026 présente « Ulysse » comme le récit d’un combat, celui d’Alice, universitaire, et de son compagnon Vladimir/Luc, confrontés à un diagnostic : à un an, leur fils ne « rentre pas dans les courbes », trop petit, trop maigre, jusqu’au verdict de syndrome génétique (Source : bande‑annonce YouTube, 2026). Les premières images installent un bonheur conjugal presque cliché, désireux d’un garçon que l’on appelle Ulysse en référence assumée à une destinée héroïque, avant le basculement brutal vers les examens médicaux, les courbes de croissance, les regards embarrassés des pédiatres (Source : bande‑annonce YouTube, 2026). La structure du trailer repose sur un montage rapide d’ellipses temporelles : les tentatives de marche, les premiers mots, les difficultés d’apprentissage, les réunions avec enseignants et psychologues, ponctuées par la voix d’Alice qui annonce sa détermination à ce que son fils « trouve sa place » (Source : bande‑annonce YouTube, 2026). Quelques plans plus calmes, centrés sur les jeux d’Ulysse, les gestes de tendresse parentale, les moments de découragement, laissent entrevoir une oscillation entre chronique réaliste et fable intime, portée par une musique qui évite le spectaculaire au profit d’un accompagnement discret (Source : bande‑annonce YouTube, 2026).
La promotion insiste sur la dimension d’« odyssée » : marcher, parler, apprendre, comprendre, s’épanouir, une succession de verbes qui structurerait autant les séquences du film que la campagne marketing, calée sur le motif du mythe transposé à un quotidien ordinaire (Source : bande‑annonce YouTube, 2026). Dès la bande‑annonce, le regard adopté sur le handicap se distingue d’un pathos lourd : l’enfant filmé reste un sujet actif, qui résiste aux projections, tandis que les adultes négocient avec les institutions, parfois en contournant les procédures, parfois en suivant à la lettre les injonctions contradictoires du système (Source : Abus de Ciné, 2026). Les plans d’écoles et d’institutions spécialisées affichés rapidement dans le trailer laissent deviner un film traversé par les questions d’inclusion, de scolarisation, d’accès aux soins et aux dispositifs d’accompagnement, dans une France où ces enjeux restent très inégalement pris en charge selon les territoires (Source : NR Magazine / Abus de Ciné, 2026). La mise en avant d’Élodie Bouchez, souvent filmée en gros plan, affirme clairement l’angle choisi par Masson : suivre cette odyssée surtout du point de vue maternel, avec ce que cela comporte de projection, d’aveuglement possible et de lucidité gagnée à force de confrontations (Source : AlloCiné / Abus de Ciné, 2026).
Critique de « Ulysse » (2026) : un film de combat maternel
La critique parue dans Abus de Ciné décrit « Ulysse » comme « un film de combat et de détermination, celui d’une mère, décidée à ne rien lâcher pour son enfant », insistant sur la dimension de lutte quotidienne plus que sur le registre lacrymal (Source : Abus de Ciné, 2026). La structure du film serait fondée sur de larges ellipses, ce qui permet de suivre sur plusieurs années l’évolution de l’enfant et l’épuisement progressif du couple, pris dans un parcours administratif et médical qui va des écoles ordinaires aux centres spécialisés, des rendez‑vous d’orientation aux réunions de commission (Source : Abus de Ciné, 2026). Le commentaire souligne l’attention portée aux procédures : dossiers à remplir, examens répétés, décisions parfois absurdes, changements d’affectation, comme si Masson avait choisi de filmer cette odyssée en la ramenant à sa matérialité institutionnelle, avec ses couloirs, ses formulaires, ses grilles de critères (Source : Abus de Ciné, 2026). Cette matérialité donne au récit une texture précise, proche d’un roman administratif, où l’avancée d’Ulysse se mesure autant en fiches d’évaluation qu’en progrès sensibles, avec le risque de voir l’enfant réduit à un ensemble de cases cochées ou non cochées (Source : Abus de Ciné, 2026).
Sur le plan critique, l’article relève la capacité du film à se tenir sur une ligne étroite : mettre en scène un parcours du combattant sans transformer Ulysse en symbole ni sacrifier les contradictions des parents, parfois à bout, parfois tentés par le renoncement, parfois tentés de faire pression sur l’enfant pour qu’il soit « conforme » (Source : Abus de Ciné, 2026). La chronique mentionne un travail intéressant sur le couple, à travers les « hauts et bas » vécus par Alice et Luc, qui supportent difficilement l’écart entre les projections de départ et la réalité du diagnostic, ce qui permet au film de ne pas se limiter à une approche sacrificielle de la maternité (Source : Abus de Ciné, 2026). Les ellipses temporelles, saluées pour leur capacité à éviter le surlignage, peuvent également générer une frustration, certains moments de bascule étant seulement suggérés par un changement de décor, un nouveau lieu d’accueil ou une altération subtile dans le jeu des acteurs (Source : Abus de Ciné, 2026). Cette manière de travailler le temps rejoint la tradition de Masson, qui préfère les trajectoires en pointillés, laissant au spectateur le soin de combler les interstices, plutôt qu’une narration lisse déployant toutes les étapes d’un drame médical (Source : Abus de Ciné, 2026).
Jeu, mise en scène et enjeux de représentation
Dans ce contexte, la performance d’Élodie Bouchez, déjà mise en avant par la presse dans les avant‑critiques et dossiers, apparaît comme le pivot du film, par une interprétation où l’énergie combative et la fatigue accumulée coexistent sans jamais se réduire à une figure de « mère courage » monolithique (Source : NR Magazine / Abus de Ciné, 2026). Le film s’autoriserait parfois des respirations plus légères, des moments de jeu partagé entre Ulysse et ses parents, des instants de joie ou de décalage humoristique, ce qui évite au récit de se figer dans un ton uniformément sombre (Source : Abus de Ciné, 2026). Par ailleurs, la mise en scène semble privilégier les espaces ordinaires, les salles de classe, les cuisines, les bureaux, les salles d’attente, filmés sans surcharge symbolique, comme pour rappeler que le handicap et son accompagnement se jouent d’abord là, dans ces lieux contraints, dans ces échanges parfois maladroits entre parents et professionnels (Source : Abus de Ciné, 2026). Une part du débat critique à venir tournera sans doute autour de la représentation du handicap : la place donnée à la subjectivité de l’enfant, la manière dont la caméra cadre ou non son corps, la façon dont le film évite ou non les pièges de l’exemplarité obligatoire (Source : Abus de Ciné, 2026).
Pour un lectorat habitué aux films de Masson, « Ulysse » s’inscrit dans une trajectoire où les figures féminines affrontent des systèmes, ici le système médico‑éducatif, et où la question du langage, de ce qui se dit ou non dans les institutions, reste centrale (Source : Cinema.actu / Abus de Ciné, 2026). La présence de comédiens comme Stanislas Merhar ou Romane Bohringer, repérables par les spectateurs d’un certain cinéma d’auteur des années quatre‑vingt‑dix et deux mille, introduit un jeu de mémoire cinéphile qui place « Ulysse » dans une continuité plutôt que dans une rupture générationnelle (Source : AlloCiné, 2026). Le choix de confier le rôle d’Ulysse à Alphonse Roberts à un âge plus avancé ouvre, selon les premières critiques, des pistes intéressantes sur l’autonomie du personnage et sa capacité à se soustraire, au moins partiellement, aux projections parentales comme à celles des institutions (Source : NR Magazine / Abus de Ciné, 2026). À partir de ces premiers éléments, le film se profile comme un objet de discussion pour les associations, les professionnels de l’éducation et de la santé, mais aussi pour une critique attentive aux représentations du handicap dans le cinéma français récent (Source : Abus de Ciné, 2026).
Critique sur Ulysse
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Ulysse figurent Alice, interprété par Élodie Bouchez, Luc, interprété par Stanislas Merhar et Kévin, interprété par Sebastien Judea. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.







