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Pierre Schoendoerffer - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
40
Né
05/05/1928
Lieu de naissance
Chamalières, Puy-de-Dôme, France
Décédé
14/03/2012 (83 ans)

Pierre Schoendoerffer: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Pierre Schoendoerffer en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

20

œuvres recensées

20 films · 0 séries

Première année recensée
1955
Dernière année recensée
2003

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Pierre Schoendoerffer naît le 5 mai 1928 à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, et grandit dans un contexte marqué par la Seconde Guerre mondiale et la décolonisation, éléments qui orienteront durablement son univers artistique (Source : CNRS Éditions, 2019). Engagé comme cameraman de l’armée en Indochine, il couvre le conflit pour le Service cinématographique des armées et filme notamment la bataille de Diên Biên Phu avant d’être fait prisonnier en 1954, expérience décisive qui nourrira l’ensemble de son œuvre ultérieure (Source : Wikipédia, 2004). À sa libération, il poursuit une carrière de reporter et de cinéaste, mettant au service du documentaire et de la fiction sa connaissance intime des terrains militaires et des guerres de décolonisation (Source : Wikipédia, 2004). Dès le début des années 1950, il réalise des courts métrages pour le Service cinématographique des armées, qui constituent un laboratoire formel et narratif où se dessine déjà son intérêt pour le réel, l’observation du soldat et la topographie des conflits (Source : Académie des beaux-arts, 2012). Son passage par les structures militaires et audiovisuelles de l’État installe rapidement son profil de cinéaste spécialisé dans la représentation des guerres contemporaines, à la frontière du reportage et du cinéma de création (Source : CNRS Éditions, 2019).

Premiers films et installation comme cinéaste

Au tournant de la fin des années 1950, Pierre Schoendoerffer passe au long métrage avec plusieurs adaptations d’œuvres littéraires, qui confirment son intérêt pour les récits d’aventure et de mer (Source : Wikipédia, 2004). En 1958, il coréalise « La Passe du diable », tourné en Afghanistan, puis en 1959 signe « Ramuntcho » et « Pêcheur d’Islande », deux films inspirés des romans de Pierre Loti, qui transposent au cinéma des univers maritimes et romanesques, tout en consolidant sa place dans la production française d’après-guerre (Source : AlloCiné, 2023). Ces œuvres de début de carrière témoignent déjà d’une attention particulière aux paysages, à la dureté des conditions de vie et au rapport entre l’homme et l’élément, motifs récurrents dans sa filmographie (Source : SensCritique, 2015). En parallèle, il poursuit une activité de documentariste, prolongeant son expérience de reporter de guerre et développant une écriture visuelle fondée sur l’immersion, la précision des gestes et le témoignage direct (Source : Académie des beaux-arts, 2012). Cette période préparatoire précède la reconnaissance internationale qui viendra quelques années plus tard avec ses films consacrés aux guerres d’Indochine et du Vietnam (Source : Wikipédia, 2004).

La 317e section et l’affirmation d’un cinéma de guerre

En 1963, Pierre Schoendoerffer publie le roman « La 317e Section », inspiré de son expérience en Indochine, qu’il adapte l’année suivante au cinéma en signant la mise en scène de « La 317e Section » (Source : Wikipédia, 2004). Le film, tourné en noir et blanc, se déroule en 1954 dans le Laos en guerre et suit la retraite d’une unité française, adoptant une approche quasi documentaire qui tranche avec les représentations plus classiques du conflit (Source : Wikipédia, 2004). Présenté au Festival de Cannes, « La 317e Section » obtient en 1965 le prix du scénario, distinction qui installe durablement Schoendoerffer comme l’un des auteurs de référence du cinéma de guerre français (Source : Wikipédia, 2004). Dans la continuité de ce succès, il réalise en 1965 « Objectif 500 millions », un film policier et dramatique qui, sans quitter le registre de l’après-guerre, explore les trajectoires d’anciens militaires confrontés à la clandestinité et aux opérations spéciales (Source : AlloCiné, 2023). Cette même décennie voit ainsi se cristalliser un corpus d’œuvres qui articulent mémoire militaire, observation des hommes au combat et interrogation sur les conséquences politiques et humaines des engagements de la France outre-mer (Source : CNRS Éditions, 2019).

« La Section Anderson » et la reconnaissance internationale

En 1966, Pierre Schoendoerffer retourne sur le terrain des opérations militaires, cette fois comme documentariste, pour suivre une unité américaine engagée dans la guerre du Vietnam (Source : Wikipédia, 2004). De cette immersion naît le documentaire « La Section Anderson » (« The Anderson Platoon »), réalisé pour l’émission « Cinq colonnes à la une » de l’ORTF et diffusé à la télévision, qui propose un regard direct sur le quotidien d’une section d’infanterie américaine (Source : Wikipédia, 2004). Le film reçoit l’Oscar du meilleur film documentaire en 1967, ainsi qu’un International Emmy Award, un Prix Italia, un Merit Award de la BBC et un Red Ribbon Award au New York Film Festival, marquant la diffusion internationale du travail de Schoendoerffer (Source : Wikipédia, 2004). Cette reconnaissance consacre une approche de la mise en scène documentaire fondée sur la durée, l’observation des hommes en situation de guerre et la volonté de saisir l’ordinaire du front plutôt que les seuls moments spectaculaires (Source : Wikipédia, 2004). « La Section Anderson » s’inscrit ainsi au cœur d’une filmographie qui interroge la place du soldat dans les conflits contemporains et place son auteur au croisement du cinéma, du reportage et de l’histoire militaire (Source : Académie des beaux-arts, 2012).

Le Crabe-Tambour, L’Honneur d’un capitaine et les années 1970-1980

Au cours des années 1970, Pierre Schoendoerffer étend son travail de narration des guerres de décolonisation à travers le roman et le cinéma (Source : Wikipédia, 2004). En 1976, il publie « Le Crabe-Tambour », roman centré sur la figure d’un officier de marine, qui reçoit le grand prix du roman de l’Académie française la même année, avant d’être adapté au cinéma en 1977 sous le titre « Le Crabe-Tambour » (Source : Wikipédia, 2004). Le film, porté par plusieurs interprètes de premier plan, obtient trois César en 1978, ce qui confirme l’importance de cette œuvre dans le paysage cinématographique français consacré à la mémoire des guerres coloniales (Source : Wikipédia, 2004). Quelques années plus tard, en 1982, Schoendoerffer réalise « L’Honneur d’un capitaine », réflexion sur la responsabilité des officiers et les débats publics autour du passé militaire, film qui reçoit le prix Jean-Le-Duc en 1983 (Source : Wikipédia, 2004). Ces réalisations, auxquelles s’ajoute la sortie de « La Sentinelle du matin » en 1976, prolongent un travail de mise en récit des trajectoires d’anciens combattants, oscillant entre chronique judiciaire, huis clos naval et relecture des événements historiques (Source : AlloCiné, 2023).

Diên Biên Phu et la fin de carrière cinématographique

En 1992, Pierre Schoendoerffer revient frontalement sur la bataille qui a marqué sa jeunesse de cameraman de guerre avec le film « Diên Biên Phu », vaste fresque qui mêle reconstitution de la bataille de 1954 et trajectoires individuelles de soldats, de journalistes et de civils (Source : Wikipédia, 2004). Cette œuvre, qui s’inscrit à la frontière entre fiction, docudrame et film de mémoire, prolonge une réflexion entamée près de quarante ans plus tôt sur l’Indochine et la défaite française (Source : Wikipédia, 2004). Quelques années auparavant, il avait participé à l’adaptation du roman « L’Adieu au roi », qui lui vaut en 1969 le prix Interallié sur le versant littéraire de sa carrière (Source : Wikipédia, 2004). Au début des années 2000, il signe « Là-haut, un roi au-dessus des nuages », réalisé en 2002, qui prolonge ses questionnements sur l’engagement, la fidélité et la mémoire des anciens conflits (Source : AlloCiné, 2023). Ce dernier long métrage de cinéma s’inscrit dans une filmographie où les films de guerre, les récits d’anciens combattants et les trajectoires d’hommes marqués par l’histoire récente occupent une place centrale (Source : CNRS Éditions, 2019).

Œuvre documentaire, télévision et écriture

Parallèlement à ses longs métrages de fiction, Pierre Schoendoerffer développe une importante activité documentaire, aussi bien pour le cinéma que pour la télévision (Source : Académie des beaux-arts, 2012). Dès les années 1950 et 1960, il signe des courts métrages tels que « Than le Pêcheur » (1958), « Attention Hélicoptère » (1963) et « Sept jours en mer » (1973), récompensés respectivement au Festival d’Édimbourg, au Festival militaire de Versailles et au Festival international de Carthagène (Source : Académie des beaux-arts, 2012). Ces films combinent observation ethnographique, regard sur les métiers de la mer et attention aux dispositifs militaires, confirmant l’ancrage de son œuvre dans un réel documenté et dans une pratique exigeante de l’image (Source : Académie des beaux-arts, 2012). En littérature, il publie plusieurs romans et récits, dont « L’Adieu au roi » et « Le Crabe-Tambour », qui lui valent le prix Interallié en 1969 et le grand prix du roman de l’Académie française en 1976, ainsi qu’un ensemble de prix pour « L’Aile du papillon » et un prix Vauban en 1984 pour l’ensemble de son œuvre littéraire et cinématographique (Source : Académie des beaux-arts, 2012). Son travail d’écrivain et de documentariste forme ainsi un prolongement direct de son cinéma, nourrissant une réflexion continue sur la mémoire, la guerre et les destins individuels au sein des événements historiques (Source : CNRS Éditions, 2019).

Distinctions, fonctions institutionnelles et héritage

Au fil de sa carrière, Pierre Schoendoerffer reçoit de nombreuses distinctions civiles, militaires et artistiques qui témoignent de la place qu’il occupe dans le paysage culturel français (Source : Wikipédia, 2004). Il est notamment commandeur de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite, officier des Arts et Lettres, chevalier puis commandeur des Palmes académiques, et titulaire de décorations militaires telles que la médaille militaire et la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs (Source : Wikipédia, 2004). Sur le plan artistique, ses prix incluent le prix du scénario au Festival de Cannes en 1965 pour « La 317e Section », l’Oscar du meilleur film documentaire en 1967 pour « La Section Anderson », le prix Interallié 1969 pour « L’Adieu au roi » et le grand prix du roman de l’Académie française 1976 pour « Le Crabe-Tambour » (Source : Wikipédia, 2004). Il obtient également le prix Jean-Le-Duc pour « L’Honneur d’un capitaine », ainsi que plusieurs récompenses littéraires et le prix Vauban pour l’ensemble de son œuvre (Source : Académie des beaux-arts, 2012). Membre de l’Académie des beaux-arts, dont il assure la présidence en 2001 puis en 2007, il voit son nom donné, après sa disparition, à un prix cinématographique et audiovisuel de l’Armée de terre destiné à récompenser des œuvres documentaires et de reportage, institutionnalisant ainsi l’influence de son travail sur la représentation des questions militaires dans l’audiovisuel contemporain (Source : Wikipédia, 2004) (Source : Wikipédia, 2021).

Filmographie sélective

  • « Pêcheur d’Islande » (réalisateur, 1959), adaptation du roman de Pierre Loti, long métrage d’aventure et de drame maritime (Source : AlloCiné, 2023) (Source : SensCritique, 2015).
  • « Ramuntcho » (réalisateur, 1959), d’après Pierre Loti, qui inscrit son auteur dans la tradition française des adaptations littéraires (Source : Wikipédia, 2004).
  • « La 317e Section » (réalisateur et scénariste, 1964), film de guerre sur l’Indochine, prix du scénario au Festival de Cannes 1965 (Source : Wikipédia, 2004).
  • « Objectif 500 millions » (réalisateur et scénariste, 1966), thriller et drame policier autour d’un ancien militaire impliqué dans un braquage (Source : AlloCiné, 2023).
  • « La Section Anderson » (réalisateur et scénariste, 1967), documentaire sur une unité américaine au Vietnam, Oscar du meilleur film documentaire et International Emmy Award (Source : Wikipédia, 2004).
  • « Le Crabe-Tambour » (réalisateur et auteur de l’œuvre originale, 1977), drame maritime et militaire, triple lauréat aux César 1978 (Source : Wikipédia, 2004).
  • « L’Honneur d’un capitaine » (réalisateur et scénariste, 1982), long métrage interrogeant les responsabilités d’un officier, récompensé par le prix Jean-Le-Duc (Source : Wikipédia, 2004).
  • « Diên Biên Phu » (réalisateur et scénariste, 1992), fresque historique sur la bataille de 1954, mêlant dimensions documentaire et fictionnelle (Source : Wikipédia, 2004).
  • « Là-haut, un roi au-dessus des nuages » (réalisateur et scénariste, 2002), long métrage venant clore son parcours de cinéaste de fiction (Source : AlloCiné, 2023).
  • Court métrages : « Than le Pêcheur » (1958), « Attention Hélicoptère » (1963), « Sept jours en mer » (1973), plusieurs fois primés dans des festivals internationaux (Source : Académie des beaux-arts, 2012).

Films et séries réalisés par Pierre Schoendoerffer

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

La 317ème Section (1965) - Affiche
7.3 / 10
La 317ème Section
director
Le Crabe-Tambour (1977) - Affiche
6.5 / 10
Le Crabe-Tambour
director
Diên Biên Phu (1992) - Affiche
6.5 / 10
Diên Biên Phu
director
Objectif 500 millions (1966) - Affiche
5.9 / 10
Objectif 500 millions
director
La section Anderson (1967) - Affiche
6.7 / 10
La section Anderson
director
L'Honneur d'un capitaine (1982) - Affiche
6.1 / 10
L'Honneur d'un capitaine
director

Galerie photos de Pierre Schoendoerffer

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Nulle part ailleurs (1987) - Affiche
Inconnu
•
S02E111
•
Lui-même
1987
30 millions d'amis (1976) - Affiche
Inconnu
- Épisode 4 (1978)
•
S03E04
•
Lui-même
1976
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Inconnu
- Épisode 21 (1977)
•
S03E21
•
Lui-même
1975
Apostrophes (1975) - Affiche
Inconnu
•
S02E41
•
Lui-même
1975
Spécial cinéma (1974) - Affiche
Inconnu
•
S05E01
•
Lui-même
1974
La section Anderson (1967) - Affiche
1967
Cinépanorama (1956) - Affiche
Inconnu
- Épisode 11 (1964)
•
S09E11
•
Lui-même
1956

Diên Biên Phu (1992) - Affiche
1992

Việt Nam (1955) - Affiche
camera operator
1955

Nulle part ailleurs (1987) - Affiche
Lui-même
1987
30 millions d'amis (1976) - Affiche
Lui-même
1976
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Apostrophes (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Spécial cinéma (1974) - Affiche
Lui-même
1974
Cinépanorama (1956) - Affiche
Lui-même
1956

Récompenses et Nominations

0Victoires
1Nomination
César
0 victoires•1 nomination

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Philippe Noiret - Photo
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