Une actrice française arrive à Hiroshima pour participer au tournage d’un film sur la paix. Elle y entame une liaison intense avec un architecte japonais dont la famille a péri dans les bombardements atomiques de 1945. Leur rencontre ravive les souvenirs de la guerre chez l’un comme chez l’autre, entre mémoire collective et traumatismes personnels.
Synopsis
À Hiroshima en août 1957, une actrice française, venue jouer dans un film militant contre la guerre, passe une nuit avec un architecte japonais. Lui lui parle des cicatrices invisibles de la ville après la bombe atomique, tandis que elle évoque son passé à Nevers pendant l’Occupation, marqué par un amour interdit avec un soldat allemand et la tonte humiliante à la Libération. (Source : Wikipédia, 2026 ; AlloCiné, 2023)
Le film entrelace ces récits par flashes, mêlant images d’archives des bombardements et reconstitutions fictionnelles. Les personnages, anonymes, incarnent l’universalité du deuil et de l’oubli. La narration non linéaire confronte passé et présent sur fond de réconciliation impossible.
Durée de 91 minutes, le long-métrage alterne entre plans serrés d’intimité et travellings urbains, soulignant la persistance des traumatismes. Sorti le 10 juin 1959 en France, il pose la question de la mémoire face à l’atrocité historique. (Source : IMDb, 2025)
Production et genèse
Alain Resnais réalise son premier long-métrage de fiction après des courts métrages comme Nuit et brouillard sur les camps nazis. Initialement prévu comme un documentaire sur la bombe atomique avec Chris Marker, le projet évolue vers une fiction sur suggestion de Marker lui-même. (Source : Wikipédia, 2026)
Marguerite Duras signe le scénario original, choisi par Resnais pour son théâtre. Les échanges entre le réalisateur et l’écrivaine se font par lettres et bandes-son pendant les repérages au Japon en 1958. Coproduction franco-japonaise impliquant Argos Films, Como Films, Daiei et Pathé Overseas. (Source : Festival de Cannes, 2013)
Tournage express de deux semaines au Japon en septembre 1958, complété en France pour les flashbacks de Nevers. Budget modeste, avec Sylvette Baudrot en scripte polyvalente assurant aussi l’assistance réalisation et la photo de plateau. Sacha Vierny dirige la photographie en noir et blanc. (Source : AlloCiné, 2023)
Distribution et équipe technique
Emmanuelle Riva incarne l’actrice française, Eiji Okada l’architecte japonais. Bernard Fresson apparaît comme le soldat allemand, Stella Dassas en mère, Pierre Barbaud en père. Première au écran pour Fresson, qui recollaborera avec Resnais. (Source : IMDb, 2025)
Montage par Henri Colpi, Anne Sarraute et Jasmine Chasney. Musique de Georges Delerue et Giovanni Fusco. Décors par Mayo, Esaka et Petri ; costumes par Gérard Collery. (Source : Wikipédia, 2026)
- Réalisation : Alain Resnais
- Scénario : Marguerite Duras
- Photographie : Sacha Vierny, Michio Takahashi
- Production déléguée : Anatole Dauman, Samy Halfon
Réception critique et festivals
Présenté hors compétition au Festival de Cannes 1959, malgré l’opposition du Quai d’Orsay craignant de froisser les États-Unis. André Malraux, ministre de la Culture, le salue comme un des plus beaux films vus. Jean-Luc Godard avoue en avoir été jaloux, Claude Chabrol le qualifie de plus beau film depuis 500 ans. (Source : Festival de Cannes, 2013)
Prix FIPRESCI à Cannes, Grand Prix de l’Union de la critique en 1960, Prix Méliès 1959. 95% de critiques positives sur Rotten Tomatoes, note 8/10 sur IMDb. Les Cahiers du cinéma saluent sa modernité, préfigurant la Nouvelle Vague tout en s’en distinguant. (Source : Wikipédia, 2026)
- Sélection officielle Cannes 1959 (hors compétition)
- Prix de la Fédération internationale de la presse cinématographique
- Victoire 1959 des professionnels (Le Figaro, Cinémonde)
255 000 entrées en France. Restauré en 4K en 2013 par Argos Films et la Cineteca di Bologna, reprojeté à Cannes Classics. (Source : AlloCiné, 2023)
Héritage et contexte culturel
Hiroshima mon amour révolutionne la narration par son montage alterné et ses voix off incantatoires, influençant le cinéma moderne. Thèmes de mémoire et oubli traversent l’œuvre de Resnais et Duras, échos à L’Année dernière à Marienbad. Contexte post-guerre froide, alerte sur le nucléaire persistant. (Source : Wikipédia, 2026)
Le film pose l’intime contre l’historique : tonte à Nevers symbolise épuration sauvage, bombardements d’Hiroshima la terreur atomique. Référence à Casablanca dans la scène finale au café éponyme. Inspirations comme H Story de Nobuhiro Suwa en 2001. (Source : Festival de Cannes, 2013)
Sorti en pleine décolonisation et Guerre froide, il appelle à la réconciliation entre peuples. Duras insiste : pas de parti pris patriotique, mais peinture des conditions extrêmes de l’amour. Persiste comme devoir de mémoire universel. (Source : IMDb, 2025)
Critique sur Hiroshima mon amour
Où regarder en streaming Hiroshima mon amour
Hiroshima mon amour est disponible en streaming par abonnement sur MUBI, MUBI Amazon Channel, INA madelen Amazon Channel et INA madelen, à la location sur LaCinetek, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Apple TV Store, LaCinetek, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Hiroshima mon amour figurent Elle, interprété par Emmanuelle Riva, Lui, interprété par Okada Eiji et Mother, interprété par Stella Dassas. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

















