Emmanuelle Riva: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Emmanuelle Riva en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
75
œuvres recensées
72 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1956
- Dernière année recensée
- 2017
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Emmanuelle Riva débute sa carrière sur les planches au milieu des années 1950, après avoir commencé par le théâtre avant de se tourner vers l’écran. En 1954, elle fait ses débuts professionnels dans une mise en scène de la pièce « Arms and the Man » de George Bernard Shaw, ce qui l’inscrit d’emblée dans un répertoire exigeant (Source : Hello! Magazine, 2013 ). Quelques années plus tard, elle apparaît pour la première fois à la télévision dans la série « Énigmes de l’histoire » en 1957, marquant son entrée dans l’audiovisuel (Source : Hello! Magazine, 2013 ). Cette double expérience, théâtrale et télévisuelle, prépare ses premiers rôles au cinéma à la fin des années 1950, période durant laquelle elle est rapidement identifiée par plusieurs réalisateurs français. Dès cette époque, elle oriente sa carrière vers des projets d’auteurs, en collaborant avec des cinéastes qui privilégient l’exploration psychologique et la dimension politique du récit (Source : Fandango, 2017 ).
Percée et ancrage dans le cinéma des années 1950-1960
La carrière cinématographique d’Emmanuelle Riva prend une dimension internationale en 1959 avec « Hiroshima mon amour » de Alain Resnais, dans lequel elle incarne une actrice française confrontée à un passé traumatique, un rôle qui fait d’elle l’un des visages associés à l’émergence du cinéma moderne en France (Source : Fandango, 2017 ). La même année, elle joue dans « Les Grandes familles » de Denys de La Patellière, où elle interprète une secrétaire, confirmant sa présence au sein de productions françaises de premier plan (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). En 1959 également, elle tient le rôle de Terese dans « Kapò » de Gillo Pontecorvo, drame se déroulant dans un camp de concentration, qui s’inscrit dans une veine historique marquante (Source : Fandango, 2017 ). Au début des années 1960, elle enchaîne plusieurs premiers rôles, notamment dans « Léon Morin, prêtre » de Jean-Pierre Melville (1961), où elle interprète Barny, puis dans « Thérèse Desqueyroux » de Georges Franju (1962), rôle qui sera distingué dans les grands festivals (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). Ces choix de films, souvent adaptant des œuvres littéraires importantes, contribuent à l’installer durablement dans un cinéma d’auteur exigeant (Source : Fandango, 2017 ).
Rôles marquants au cinéma
Tout au long des années 1960, Emmanuelle Riva alterne productions françaises et européennes, en interprétant des personnages aux registres variés. En 1960, elle apparaît dans « Recours en grâce » de László Benedek et dans « Adua et ses compagnes » d’Antonio Pietrangeli, où elle joue Marilina aux côtés de Simone Signoret (Source : IMDB, filmographie, 2017 ). En 1962, elle tient le rôle principal dans « Thérèse Desqueyroux », adaptation du roman de François Mauriac, et y incarne une femme prise dans un mariage étouffant, performance saluée dans le circuit des festivals (Source : Fandango, 2017 ). Elle tourne ensuite « Climats » (1962), « Les heures de l’amour » (1963), puis « Le Gros Coup » (1964), confirmant sa présence dans le cinéma européen de la décennie (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). En 1967, elle joue dans « Les Risques du métier » d’André Cayatte, où elle interprète Suzanne Doucet, personnage inscrit dans un drame social contemporain (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). Cette période s’achève sur une filmographie dense, marquée par une attention particulière aux contextes historiques ou sociaux des récits dans lesquels elle s’engage (Source : Fandango, 2017 ).
Évolution dans les années 1970 et 1980
Dans les années 1970, Emmanuelle Riva poursuit son parcours en se tournant vers des cinéastes qui explorent des formes plus singulières. En 1970, elle joue Henriette dans « La Modification », adapté du roman de Michel Butor, ce qui prolonge son lien avec la littérature contemporaine (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). Elle apparaît ensuite dans « J’irai comme un cheval fou » (1973) de Fernando Arrabal, où elle incarne Madame Rey, s’inscrivant dans un univers surréaliste et expérimental (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). En 1974, elle tient le rôle de Pasiphaé dans « Ariane », puis participe à « Le diable au cœur » (1976) et à la série « Les jeunes filles » (1977), où elle joue Andrée Hacquebaut (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). Au début des années 1980, elle collabore avec Marco Bellocchio sur « Les Yeux, la bouche » (1982), où elle interprète la mère, et avec Philippe Garrel sur « Liberté, la nuit » (1983), films qui confirment son intérêt pour des œuvres à la tonalité introspective et politique (Source : SensCritique, liste de films, 2012 ). Cette même période la voit se tourner vers des personnages plus souvent maternels, tout en conservant un ancrage dans un cinéma d’auteur européen (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
Travaux à la télévision et au théâtre
Parallèlement à son activité au cinéma, Emmanuelle Riva mène une carrière régulière à la télévision française. En 1977, elle participe à la série « Les jeunes filles », adaptation d’un roman de Monique Wittig, où elle tient le rôle d’Andrée Hacquebaut (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). Elle apparaît également dans des téléfilms et séries comme « Madame Ex » (1977) et « La mort de l’utopie » (1975), confirmant une présence soutenue sur le petit écran (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). Dans les années 1990, elle poursuit cette voie avec des productions télévisuelles telles que « L’homme aux semelles de vent » (1995), où elle incarne la mère de Rimbaud, et « A che punto è la notte » (1995), dans lequel elle interprète la professeure Chaldiny (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). Ses engagements scéniques, amorcés dans les années 1950, nourrissent son travail d’actrice, et plusieurs de ses rôles audiovisuels prolongent un rapport étroit à des textes littéraires ou historiques (Source : Hello! Magazine, 2013 ). Cette alternance entre théâtre, télévision et cinéma structure l’ensemble de sa trajectoire professionnelle (Source : Fandango, 2017 ).
Retour en lumière et carrière tardive
À partir de la fin des années 1990, Emmanuelle Riva apparaît dans des films qui rencontrent une nouvelle génération de spectateurs. En 1999, elle joue Tante Lyda dans « Vénus beauté (institut) » de Tonie Marshall, film qui s’impose dans le paysage du cinéma français de l’époque (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). Au cours des années 2000, elle tient des seconds rôles dans « C’est la vie » (2001), « Eros Thérapie » (2002) et « Mon fils à moi » (2005), où elle interprète la grand-mère (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). Elle apparaît aussi dans « Un homme et son chien » (2008) puis dans « Le Skylab » (2011) de Julie Delpy, dans lequel elle incarne Mme Prévost, dite « Mémé » (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ). En 2011, elle est distribuée dans « Tu honoreras ta mère et ta mère », et en 2012 elle retrouve un rôle principal dans « Amour » de Michael Haneke, où elle interprète Anne, une ancienne professeure de piano confrontée à la maladie (Source : Rotten Tomatoes, filmographie, 2024 ). Cette même décennie se clôt avec sa participation à « Marie et les naufragés » et « Paris pieds nus » en 2016, où elle incarne respectivement Suzanne et Martha (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
Distinctions et reconnaissance internationale
L’interprétation d’Emmanuelle Riva dans « Thérèse Desqueyroux » lui vaut en 1962 la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine à la Mostra de Venise, distinction qui consacre son travail au sein du cinéma européen (Source : AlloCiné, palmarès, 2016 ). Plusieurs décennies plus tard, son rôle dans « Amour » de Michael Haneke (2012) lui apporte une série de récompenses et de nominations internationales. En 2012, elle reçoit le prix de la meilleure actrice de la Los Angeles Film Critics Association pour ce film (Source : IMDB, awards, 2025 ). La même année, elle est distinguée aux European Film Awards, où elle obtient le prix de la meilleure actrice pour le même rôle (Source : AlloCiné, palmarès, 2016 ). En 2013, elle remporte le César de la meilleure actrice pour « Amour » lors de la 38e cérémonie des César (Source : AlloCiné, palmarès, 2016 ). Elle se voit également décerner un BAFTA Award de la meilleure actrice lors de la 66e édition des British Academy Film Awards pour cette interprétation (Source : AlloCiné, palmarès, 2016 ). La même année, elle est lauréate d’un Lumière Award de la meilleure comédienne en France pour ce rôle (Source : IMDB, awards, 2025 ).
Filmographie sélectionnée
- « Hiroshima mon amour » d’Alain Resnais (1959), rôle : Elle (Source : Fandango, 2017 ).
- « Kapò » de Gillo Pontecorvo (1959), rôle : Terese (Source : IMDB, biographie, 2017 ).
- « Léon Morin, prêtre » de Jean-Pierre Melville (1961), rôle : Barny (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
- « Thérèse Desqueyroux » de Georges Franju (1962), rôle : Thérèse Desqueyroux (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
- « Les Risques du métier » d’André Cayatte (1967), rôle : Suzanne Doucet (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
- « Les Yeux, la bouche » de Marco Bellocchio (1982), rôle : la mère (Source : SensCritique, 2012 ).
- « Liberté, la nuit » de Philippe Garrel (1983), rôle : Mouche (Source : SensCritique, 2012 ).
- « La Passion de Bernadette » (1990), rôle : Mère Marie-Thérèse Vauzou (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
- « Trois couleurs : Bleu » de Krzysztof Kieślowski (1993), rôle : la mère (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
- « Vénus beauté (institut) » de Tonie Marshall (1999), rôle : Tante Lyda (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
- « Mon fils à moi » de Martial Fougeron (2005), rôle : la grand-mère (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
- « Le Skylab » de Julie Delpy (2011), rôle : Mme Prévost – Mémé (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
- « Amour » de Michael Haneke (2012), rôle : Anne (Source : Rotten Tomatoes, 2024 ).
- « Marie et les naufragés » de Sébastien Betbeder (2016), rôle : Suzanne (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
- « Paris pieds nus » de Dominique Abel et Fiona Gordon (2016), rôle : Martha (Source : AlloCiné, filmographie, 2016 ).
Films et séries avec Emmanuelle Riva
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