« À nous deux » est écrit et réalisé par Claude Lelouch, qui signe à la fois la mise en scène et le scénario, prolongeant une démarche d’auteur déjà affirmée dans son œuvre précédente (Source : Wikipédia, 2004 ; IMDb, 2025). Le film met en vedette Catherine Deneuve et Jacques Dutronc, dont les rôles principaux structurent le récit autour du duo en cavale, tandis que Jacques Villeret figure parmi les seconds rôles marquants (Source : Wikipédia, 2004 ; IMDb, 2025). La production est assurée par Les Films 13, société fondée par Lelouch, en coproduction avec Cinévidéo, ce qui inscrit le projet dans un cadre de production à la fois indépendant et solidement identifié dans le paysage français (Source : Wikipédia, 2004). La durée du film est de 112 minutes, pour une sortie initiale en France en 1979, au format long métrage de fiction destiné à l’exploitation en salles (Source : Wikipédia, 2004 ; SensCritique, 2025). Le film est classé dans le registre du drame, tout en intégrant des éléments de film policier et de road movie, ce croisement de genres étant régulièrement souligné par les notices spécialisées (Source : Wikipédia, 2004 ; SensCritique, 2025).
Le tournage se déploie entre la France et le Canada, avec plusieurs lieux identifiés : Paris, Nice, Marseille, Le Havre et Québec figurent notamment parmi les décors naturels utilisés pour donner au récit une dimension à la fois nationale et transatlantique (Source : IMDb lieux de tournage, 2025). Cette géographie contribue à inscrire les personnages dans un mouvement constant, visible à l’écran par la diversité des paysages urbains et routiers traversés (Source : IMDb lieux de tournage, 2025). La photographie et la mise en scène privilégient, selon les sources disponibles, une approche réaliste des espaces, en s’appuyant sur des lieux existants plutôt que sur des studios, ce qui correspond aux pratiques de Lelouch à cette période (Source : Wikipédia, 2004). Sur le plan institutionnel, « À nous deux » fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 1979, où il est présenté hors compétition, ce qui lui offre une visibilité importante dans le circuit des festivals internationaux sans pour autant concourir pour la Palme d’or (Source : Wikipédia, 2004). Cette même année, le film s’inscrit dans une saison cinématographique française marquée par la présence d’œuvres fortes comme « Série noire » d’Alain Corneau et « Buffet froid » de Bertrand Blier, régulièrement citées dans les bilans critiques de 1979 (Source : Wikipédia, 2004).
Synopsis détaillé et thématiques
Le récit s’ouvre sur la figure de Françoise, présentée comme une jeune femme impliquée dans des extorsions de fonds visant des hommes mariés pris dans des situations compromettantes, ce qui la place rapidement dans le viseur de la police (Source : SensCritique, 2025). En parallèle, Simon, petit délinquant, parvient à s’évader de prison en se dissimulant dans un piano, un procédé évoqué dans plusieurs résumés comme point de départ de la cavale qui va ensuite structurer le film (Source : SensCritique, 2025). Leur rencontre survient alors que tous deux se retrouvent en fuite, contraints de partager leur destinée pour échapper aux forces de l’ordre, ce qui crée progressivement un lien affectif entre eux, au-delà de la simple alliance de circonstance (Source : SensCritique, 2025 ; IMDb, 2025). Au fil du récit, le duo traverse différentes régions françaises avant de gagner l’Amérique du Nord, notamment le Canada, où la cavale se poursuit face aux autorités locales, renforçant la dimension transnationale du parcours (Source : IMDb, 2025 ; IMDb lieux de tournage, 2025). Le film, sans détailler explicitement tous les épisodes dans les sources disponibles, met en scène cette trajectoire comme un enchaînement de situations où les personnages oscillent entre espoir de recommencer leur vie et retour possible à la contrainte policière (Source : Wikipédia, 2004 ; SensCritique, 2025).
Les thématiques qui émergent des résumés et notices concernent d’abord la marginalité et la fuite comme mode d’existence, les deux protagonistes étant définis par leur position en dehors de la loi mais aussi en marge des structures sociales traditionnelles (Source : SensCritique, 2025 ; Wikipédia, 2004). Le motif de la cavale permet d’aborder la question de la liberté, non seulement au sens physique d’échapper à la détention, mais également comme tentative de se défaire de destins préécrits, qu’ils soient liés au milieu social, aux trajectoires familiales ou aux rapports de genre (Source : Wikipédia, 2004). Le film articule aussi la dimension sentimentale, puisque la relation entre Françoise et Simon se transforme progressivement en histoire d’amour, tout en restant conditionnée par la menace constante de l’arrestation, ce qui inscrit l’œuvre dans la tradition des couples criminels en fuite au cinéma (Source : SensCritique, 2025 ; IMDb, 2025). Par ailleurs, la circulation entre plusieurs pays et contextes donne au film une dimension de chronique de voyage, où les villes et les routes ne sont pas seulement des décors mais aussi des vecteurs de transformation pour les personnages (Source : IMDb lieux de tournage, 2025). Enfin, la présence de Catherine Deneuve dans un rôle de femme impliquée dans des activités illégales et de Jacques Dutronc en fugitif contribue à inscrire « À nous deux » dans une réflexion plus large sur l’image des stars françaises confrontées à des personnages de marginaux à la fin des années 1970 (Source : Wikipédia, 2004 ; IMDb, 2025).
Distribution principale et filmographies croisées
Le rôle féminin principal est tenu par Catherine Deneuve, actrice majeure du cinéma français, dont la participation est mise en avant dans l’ensemble des fiches du film (Source : Wikipédia, 2004 ; IMDb, 2025). Au moment de la sortie de « À nous deux », Deneuve s’est déjà imposée avec des films comme « Les Parapluies de Cherbourg » de Jacques Demy (1964), « Belle de jour » de Luis Buñuel (1967) ou encore « Le Dernier Métro » sortira l’année suivante, consolidant un statut central dans le paysage cinématographique européen (Source : Wikipédia Catherine Deneuve, 2024). Face à elle, Jacques Dutronc incarne Simon ; chanteur et acteur, il s’est illustré auparavant notamment dans « Antoine et Sébastien » (1974) et apparaîtra plus tard dans des films comme « Van Gogh » de Maurice Pialat, pour lequel il recevra un César du meilleur acteur en 1992 (Source : Wikipédia Jacques Dutronc, 2024). Jacques Villeret figure également au générique ; sa carrière se développera fortement dans les années 1980 et 1990, jusqu’à son César du meilleur acteur pour « Le Dîner de cons » en 1999, ce qui rétrospectivement confère un relief particulier à sa présence dans la distribution de « À nous deux » (Source : Wikipédia Jacques Villeret, 2024). D’autres interprètes, indiqués dans la distribution complète, complètent ce casting, mais les sources consultées mettent surtout l’accent sur ce trio mis en avant dans les supports promotionnels et les bases de données (Source : IMDb, 2025 ; Wikipédia, 2004).
- Catherine Deneuve : filmographie marquante avant et autour de « À nous deux » – « Les Parapluies de Cherbourg » (1964), « Répulsion » (1965), « Belle de jour » (1967), « Tristana » (1970), « Le Dernier Métro » (1980) (Source : Wikipédia Catherine Deneuve, 2024).
- Jacques Dutronc : « Antoine et Sébastien » (1974), « Mado » (1976), « Van Gogh » (1991), César du meilleur acteur 1992 (Source : Wikipédia Jacques Dutronc, 2024).
- Jacques Villeret : rôles au cinéma et à la télévision dans les années 1970, puis « La Soupe aux choux » (1981), « Papy fait de la résistance » (1983), « Le Dîner de cons » (1998) (Source : Wikipédia Jacques Villeret, 2024).
La présence conjointe de Deneuve et Dutronc contribue à positionner le film comme une production de premier plan dans la filmographie de Claude Lelouch à la fin des années 1970 (Source : Wikipédia, 2004). Le choix de ces interprètes, déjà bien identifiés du grand public, s’inscrit dans une stratégie de distribution qui associe des figures issues à la fois du cinéma d’auteur et de la chanson populaire (Source : Wikipédia Catherine Deneuve, 2024 ; Wikipédia Jacques Dutronc, 2024). Dans la carrière de Lelouch, « À nous deux » arrive après des titres comme « Un homme et une femme » (Palme d’or 1966) et « L’Aventure, c’est l’aventure » (1972), ce qui en fait un jalon supplémentaire d’une collaboration récurrente avec des vedettes du cinéma français (Source : Wikipédia Claude Lelouch, 2024). En parallèle, Jacques Villeret, encore au début de sa trajectoire, apporte un contrepoint comique ou décalé que plusieurs notices signalent comme l’une des composantes du ton du film, même si les matériaux consultés demeurent descriptifs et ne détaillent pas précisément ses scènes (Source : Wikipédia Jacques Villeret, 2024 ; IMDb, 2025). L’ensemble de la distribution, tel qu’il apparaît dans les fiches techniques, reflète un équilibre entre acteurs confirmés et seconds rôles en cours d’affirmation dans la production française de cette période (Source : IMDb, 2025 ; Wikipédia, 2004).
Contexte de production et ancrage historique
« À nous deux » s’inscrit dans la filmographie de Claude Lelouch à un moment où le réalisateur explore de manière récurrente les histoires de couples confrontés aux aléas de l’histoire et de la société, tout en naviguant entre cinéma populaire et reconnaissance festivalière (Source : Wikipédia Claude Lelouch, 2024). Après le succès international de « Un homme et une femme » (1966), qui lui a valu la Palme d’or à Cannes, Lelouch alterne au cours des années 1970 des œuvres aux tonalités diverses, comme « Le Voyou » (1970), « Smic, smac, smoc » (1971) ou « L’Aventure, c’est l’aventure » (1972), avant de revenir avec « À nous deux » à un mélange de drame et de polar sentimental (Source : Wikipédia Claude Lelouch, 2024). La coproduction France–Canada et le tournage entre les deux pays reflètent un mouvement plus large d’internationalisation du cinéma français à la fin des années 1970, facilité par les accords de coproduction et par la recherche de nouveaux marchés (Source : Wikipédia, 2004 ; IMDb lieux de tournage, 2025). Cette même année 1979, la sélection officielle cannoise met en lumière plusieurs œuvres françaises marquantes, ce qui place « À nous deux », présenté hors compétition, dans un environnement où la production hexagonale bénéficie d’une forte visibilité internationale (Source : Wikipédia, 2004). L’inscription du film à Cannes, même sans candidature à la Palme, constitue en soi un indicateur de la place de Lelouch dans le paysage cinématographique de l’époque, en tant que cinéaste régulièrement invité sur la Croisette (Source : Wikipédia Claude Lelouch, 2024).
Sur le plan thématique, le film reflète également certaines préoccupations présentes dans le cinéma de la fin des années 1970 : interrogation sur les marges, sur les figures de l’anti-héros et sur les transformations sociales dans un contexte de crise économique et de mutation des modèles familiaux en France (Source : Wikipédia, 2004 ; SensCritique, 2025). Les figures de la femme impliquée dans des activités illégales et de l’homme en cavale renvoient à un questionnement sur l’autorité, la loi et la possibilité de réinvention individuelle, qui traverse plusieurs films de cette période, en France comme à l’étranger (Source : SensCritique, 2025). Dans la filmographie de Deneuve, ce rôle s’inscrit au croisement de personnages plus classiques de bourgeoises ou de femmes mystérieuses et de figures plus ambiguës, participant à la diversité de son image d’actrice à la charnière des années 1970 et 1980 (Source : Wikipédia Catherine Deneuve, 2024). Pour Dutronc, « À nous deux » vient nourrir une trajectoire d’acteur où se croisent comédies, drames et films d’auteur, avant des collaborations ultérieures avec des cinéastes comme Maurice Pialat (Source : Wikipédia Jacques Dutronc, 2024). Enfin, la structure de cavale, qui mène les protagonistes de la France au Canada, s’inscrit dans une tradition de récits de fuite transfrontaliers qui, à cette époque, trouvent un écho particulier dans un cinéma européen en dialogue avec les modèles américains du road movie (Source : IMDb lieux de tournage, 2025 ; Wikipédia, 2004).
Accueil critique, diffusion et postérité
Les sources disponibles indiquent que « À nous deux » n’a pas bénéficié, lors de sa sortie, d’un accueil critique aussi marqué que certains autres films français de la même année, comme « Série noire » d’Alain Corneau ou « Buffet froid » de Bertrand Blier, souvent cités comme références majeures de 1979 (Source : Wikipédia, 2004). La mention d’un accueil « moins enthousiaste » dans certaines synthèses souligne un positionnement intermédiaire, où le film suscite de l’intérêt sans s’imposer comme un titre dominant dans les bilans critiques de fin d’année (Source : Wikipédia, 2004). Sur les bases de données contemporaines, la note d’IMDb s’établit à 6,3/10 pour plusieurs centaines de votes, tandis que SensCritique indique une moyenne de 5,8/10, ce qui reflète une réception modérément favorable du public cinéphile et des utilisateurs de ces plateformes (Source : IMDb, 2025 ; SensCritique, 2025). Le film reste cependant régulièrement programmé dans des cycles consacrés à Claude Lelouch ou à Catherine Deneuve, que ce soit en salles de répertoire ou dans des ciné-clubs, comme en témoigne par exemple l’annonce de projections ponctuelles accompagnées de présentations publiques (Source : QFQ, 2018). Cette présence continue dans les réseaux de diffusion alternatifs et patrimoniaux contribue à maintenir « À nous deux » dans la mémoire du cinéma français de la période, même s’il ne figure pas parmi les titres les plus souvent cités de la filmographie de Lelouch (Source : Wikipédia, 2004 ; QFQ, 2018).
En termes de distinctions, les sources consultées ne mentionnent pas de prix majeurs attribués spécifiquement à « À nous deux », ni en France ni à l’international, au-delà de sa présentation à Cannes hors compétition (Source : Wikipédia, 2004). Le film n’apparaît pas dans les palmarès des César pour l’année correspondant à sa sortie, ce qui confirme une reconnaissance institutionnelle limitée comparée à d’autres œuvres portées par Deneuve ou par Lelouch à la même période (Source : Wikipédia César du cinéma, 2024). Toutefois, son intérêt pour les historiens et critiques tient à sa capacité à illustrer une facette de la production française de la fin des années 1970, marquée par la coexistence de films très commentés et d’œuvres davantage de transition dans la carrière de certains auteurs (Source : Wikipédia, 2004). La présence de Catherine Deneuve et de Jacques Dutronc, tous deux appelés à poursuivre des trajectoires importantes dans les décennies suivantes, confère au film une valeur documentaire sur l’évolution de leurs choix de rôles et de leurs collaborations (Source : Wikipédia Catherine Deneuve, 2024 ; Wikipédia Jacques Dutronc, 2024). Par ailleurs, sa ressortie ponctuelle en projection spéciale ou en copie restaurée lors de cycles thématiques témoigne de la manière dont il continue d’être réinscrit dans des narrations plus larges autour du cinéma de Lelouch et du cinéma français de cette époque (Source : QFQ, 2018 ; Wikipédia, 2004).
Critique sur À nous deux
Où regarder en streaming À nous deux
À nous deux est disponible à la location sur VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de À nous deux figurent Françoise, interprété par Catherine Deneuve, Simon Lacassaigne, interprété par Jacques Dutronc et Tonton Musique, interprété par Jacques Villeret. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.





















