Guy Rétoré: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Guy Rétoré en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
3
œuvres recensées
3 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1974
- Dernière année recensée
- 1983
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Guy Rétoré naît le 7 avril 1924 à Paris, dans le 20e arrondissement, où il grandit dans le quartier de Ménilmontant (Source : Le Monde, 2018). Dès l’après-guerre, il s’oriente vers le théâtre et s’inscrit dans le mouvement naissant de la décentralisation dramatique, qui cherche à sortir l’art dramatique des seuls cénacles parisiens traditionnels (Source : Maitron, 2018). En 1951, il fonde dans son quartier la compagnie amateur la Guilde, qui devient rapidement un outil de structuration d’un travail théâtral régulier, ancré dans un territoire populaire (Source : Wikipedia, 2018). La Guilde se fait remarquer en 1957 en remportant le premier prix du Concours des Jeunes Compagnies, concours créé par la Direction des Arts et Lettres pour accompagner la décentralisation, ce qui marque une étape dans sa reconnaissance institutionnelle (Source : Maitron, 2018). Cette distinction favorise son entrée dans le paysage théâtral subventionné, dans un contexte où l’État commence à soutenir durablement des troupes permanentes en dehors des grandes institutions historiques (Source : Maitron, 2018).
Création du Théâtre de Ménilmontant et ancrage à l’Est parisien
À la suite du succès de la Guilde, la compagnie s’installe dans une salle de patronage située rue du Retrait, dans le 20e arrondissement, que Guy Rétoré transforme en un espace dédié à la représentation théâtrale (Source : Wikipedia, 2018). En 1958, il donne à ce lieu le nom de Théâtre de Ménilmontant, affirmant ainsi une identité de quartier et une implantation durable dans l’Est de la capitale (Source : Maitron, 2018). Le théâtre devient, pendant trois ans, le centre de ses activités de metteur en scène et de directeur, avec une programmation qui associe répertoire et auteurs contemporains (Source : Wikipedia, 2018). En 1960, le ministère de la Culture commence à subventionner la Guilde en tant que troupe permanente, reconnaissant la continuité de son travail et consolidant ses moyens de production (Source : ANRAT, 2021). Cet ancrage institutionnel prépare le transfert de la compagnie vers un équipement plus important, dans la perspective de créer une maison de culture à l’intérieur même de Paris (Source : Maitron, 2018).
Fondation et direction du Théâtre de l’Est parisien
En 1963, l’État attribue à la troupe de Guy Rétoré un ancien cinéma, Le Zénith, situé 15, rue Malte-Brun, à proximité de la place Gambetta, pour y installer un nouveau théâtre (Source : Maitron, 2018). L’année suivante, le lieu est inauguré sous le nom de Théâtre de l’Est parisien (TEP) en présence d’André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, marquant officiellement la naissance de cette structure comme première Maison de la culture à Paris (Source : Maitron, 2018). Guy Rétoré en assure la direction, poursuivant le projet d’une « maison ouverte » destinée à un public de quartier, dans un arrondissement alors considéré comme excentré et peu doté en institutions culturelles (Source : Le Monde, 2018). Il s’attache à inscrire le TEP dans le mouvement de la décentralisation théâtrale, mais à l’intérieur même de la capitale, en développant un rapport de proximité avec un public populaire (Source : Le Monde, 2018). Dans ce cadre, il met en place une troupe permanente et une programmation qui conjugue grands textes du répertoire et écritures contemporaines, en s’inscrivant dans la politique culturelle d’expansion du théâtre public (Source : Maitron, 2018).
Travail de metteur en scène et choix de répertoire
Le travail de mise en scène de Guy Rétoré s’inscrit dans une esthétique de « régie », privilégiant une lecture linéaire des pièces et la clarté du propos dramatique (Source : Le Monde, 2018). Dès les années 1960, il met en scène des œuvres majeures du répertoire classique et moderne, notamment au TEP, où il signe des productions comme « La locandiera » de Carlo Goldoni en 1965 (Source : Wikipedia, 2018). La même année, il monte « Monsieur Alexandre » de Jean Cosmos, témoignant d’un intérêt pour les écritures contemporaines françaises (Source : Wikipedia, 2018). En 1966, il aborde Shakespeare avec « Mesure pour mesure », confirmant son goût pour les grandes machines dramatiques qui permettent un travail approfondi sur la direction d’acteurs et la construction des situations (Source : Wikipedia, 2018). Par ailleurs, il se tourne vers des dramaturgies politiques et épique, en particulier à travers la fréquentation de Brecht et d’auteurs comme Peter Hacks ou John Arden (Source : Le Monde, 2018).
Relation au théâtre brechtien et auteurs contemporains
À partir du milieu des années 1960, Guy Rétoré contribue à la diffusion en France de certaines œuvres de Peter Hacks, en faisant connaître au public parisien « La Bataille de Lobositz » en 1965, montée au Théâtre de l’Est parisien (Source : Sceneweb, 2018). Il explore de manière régulière le théâtre de Bertolt Brecht, souvent considéré comme un pivot de sa programmation au TEP (Source : Sceneweb, 2018). En 1969, il met en scène « L’Opéra de quat’sous », ouvrant un cycle de travail sur l’auteur allemand qui s’étendra sur plusieurs décennies (Source : Sceneweb, 2018). En 1972, il signe une production de « Sainte Jeanne des abattoirs », qui reçoit le prix du Syndicat de la critique dramatique ainsi que le prix Dominique de la mise en scène, reconnaissance professionnelle de son travail (Source : Sceneweb, 2018). Il poursuit ce compagnonnage avec Brecht en montant « Maître Puntila et son valet Matti » en 1978 puis « La Résistible Ascension d’Arturo Ui » en 1988, inscrivant durablement son théâtre dans une tradition de théâtre politique et de répertoire international (Source : Sceneweb, 2018).
Travaux pour le cinéma et la télévision
En parallèle de son activité de metteur en scène et de directeur de théâtre, Guy Rétoré apparaît dans des œuvres pour le cinéma et la télévision, essentiellement dans des seconds rôles (Source : Wikipedia, 2018). Il joue notamment dans le film « Section spéciale » de Costa-Gavras, long métrage sorti en 1975 qui revient sur la création des tribunaux d’exception sous le régime de Vichy (Source : Wikipedia, 2018). Cette participation l’inscrit dans un cinéma d’auteur engagé, en cohérence avec l’orientation politique d’une partie du répertoire qu’il défend au TEP (Source : Wikipedia, 2018). Pour la télévision, il figure au générique de « Mourir pour Copernic », téléfilm réalisé par Bernard Sobel, qui s’inscrit dans une tradition de fictions historiques et intellectuelles produites pour le petit écran (Source : Wikipedia, 2018). Ces incursions à l’écran complètent un parcours dominé par le travail de plateau et d’institution théâtrale, sans toutefois modifier le centre de gravité de sa carrière (Source : Wikipedia, 2018).
Évolutions institutionnelles et fin de mandat au TEP
À la fin des années 1970, Pierre Dux, administrateur de la Comédie-Française, invite Guy Rétoré à présenter son travail au sein de la maison, signe de la reconnaissance acquise dans le paysage théâtral public (Source : Le Monde, 2018). Dans les années 1980, le ministère de la Culture décide de créer une nouvelle grande salle à Paris, le Théâtre national de la Colline, sur l’emplacement même du Théâtre de l’Est parisien, qui est démoli (Source : Le Monde, 2018). Guy Rétoré se considère comme un candidat légitime à la direction de cette nouvelle institution, mais la tutelle choisit d’en confier la responsabilité à Jorge Lavelli, tandis que les anciens locaux de répétition du TEP, au 159, avenue Gambetta, sont aménagés en théâtre (Source : Le Monde, 2018). Il poursuit malgré tout son activité dans ces nouveaux espaces au cours des années 1990, dans un contexte de baisse des subventions et d’évolution des esthétiques théâtrales (Source : Le Monde, 2018). En 2000, l’État décide de ne pas renouveler son contrat et de confier la direction du Théâtre de l’Est parisien à Catherine Anne, nomination à laquelle Guy Rétoré s’oppose publiquement avant de quitter finalement la direction en 2001 (Source : Wikipedia, 2018).
Rôle dans la décentralisation et héritage artistique
Films et séries avec Guy Rétoré
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Rôles de Guy Rétoré
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