Zarafa est réalisé par Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie, qui signent conjointement la mise en scène du projet pour le compte de la société Prima Linea Productions, à l’origine notamment de plusieurs productions d’animation européennes (Source : Wikipédia, 2012 ; 3.0 Studio, 2024). Le scénario est coécrit par Rémi Bezançon et Alexander Abela, ce dernier étant crédité comme coscénariste, avec une structure reposant sur un récit enchâssé raconté par un vieil homme à des enfants (Source : IMDb, 2012 ; FilmAffinity, 2023). La production est assurée par Prima Linea Productions et coproduite avec Pathé Production, France 3 Cinéma, Chaocorp et Scope Pictures, révélant un montage financier franco-belge classique pour l’animation de long métrage (Source : 3.0 Studio, 2024 ; AFCA, 2012). La musique originale est composée par Laurent Perez del Mar, qui accompagne les séquences de voyage et de transition avec une partition orchestrale d’inspiration à la fois africaine et européenne (Source : FilmAffinity, 2023). D’une durée d’environ 78 minutes, le film est mixé en Dolby Digital 5.1 et présenté au format 2,35:1, ce qui le situe dans les standards techniques de la production cinématographique d’animation de son époque (Source : 3.0 Studio, 2024).
Sur le plan de la distribution vocale, la version originale française met en avant plusieurs interprètes, avec notamment la participation de Simon Abkarian dans le rôle de Hassan et de comédien·ne·s offrant les voix des personnages principaux et secondaires (Source : IMDb, 2012 ; Wikipédia, 2012). La jeune girafe Zarafa est doublée, à l’âge adulte, par l’actrice Déborah François dans la version française, intégrée à un casting où figurent également des voix destinées aux différentes versions linguistiques, notamment anglaise (Source : IMDb, 2012). Le film existe en plusieurs doublages internationaux, ce qui a favorisé sa circulation sur divers marchés, notamment anglophones, où certains personnages sont interprétés par des comédiens distincts de ceux de la version originale (Source : IMDb, 2012). La direction de production est assurée par François Bernard, tandis que la production exécutive rassemble, entre autres, Christophe Jankovic, Valérie Schermann et Geneviève Lemal, impliqués dans le développement de la branche animation de Prima Linea (Source : AFCA, 2012). Cette configuration témoigne d’une organisation de production structurée autour d’un noyau de producteurs spécialisés dans l’animation auteuriste européenne (Source : AFCA, 2012 ; 3.0 Studio, 2024).
Intrigue et construction narrative
L’intrigue de Zarafa s’ouvre au Soudan, où Maki, un garçon d’une dizaine d’années, parvient à s’échapper d’un esclavagiste français nommé Moreno et se lie d’amitié avec une girafe orpheline, qu’il baptise Zarafa (Source : Wikipédia, 2012). Peu après, l’animal est capturée pour être offerte par Méhémet Ali, pacha d’Égypte, au roi de France Charles X, dans l’espoir de sceller une alliance face au siège d’Alexandrie par les troupes ottomanes (Source : Wikipédia, 2012 ; Friends of Hyde Park Picture House, 2016). Maki et Zarafa sont alors pris en charge par Hassan, un Bédouin chargé de la mission diplomatique, qui embarque avec eux à bord d’un ballon piloté par l’aéronaute Malaterre, afin de rejoindre l’Europe par les airs (Source : Wikipédia, 2012 ; IMDb, 2012). Le récit suit ce périple jalonné de rencontres avec des pirates, de traversées désertiques et maritimes, et de passages par des villes portuaires qui soulignent les réseaux commerciaux et politiques de la période (Source : Friends of Hyde Park Picture House, 2016). Parallèlement, la voix du conteur sous le baobab encadre l’ensemble, rappelant l’ancrage du film dans une tradition orale de transmission d’histoires (Source : FilmAffinity, 2023).
Une fois Zarafa arrivée à Paris, la girafe est conduite au jardin des Plantes, où l’animal devient un objet de curiosité pour le public, phénomène que des sources historiques ont qualifié de « giraffomania » lors de la venue de la véritable girafe en France au XIXe siècle (Source : Wikipédia, 2012). Le film transpose ce contexte en représentant l’engouement des habitants pour l’animal exotique, tandis que Maki tente de tenir sa promesse de la ramener en Afrique, ce qui structure la seconde partie du récit (Source : Wikipédia, 2012). Le personnage de Moreno, marchand d’esclaves, réapparaît et contraint Maki, ce qui réinscrit le motif de la captivité humaine et animale au cœur de l’histoire (Source : IMDb, 2012 ; Wikipédia, 2012). Au fil des années qui passent dans la diégèse, Zarafa grandit au zoo et l’amitié entre la girafe et le garçon demeure un fil conducteur du récit, même si la mise en scène reste orientée vers un public jeunesse (Source : Wikipédia, 2012 ; Friends of Hyde Park Picture House, 2016). L’ensemble repose sur une adaptation libre d’un épisode historique, sans prétention à la reconstitution exacte, mais avec un cadre temporel identifiable, celui de la monarchie de Charles X et des relations entre la France et l’Égypte de Méhémet Ali (Source : Wikipédia, 2012).
Contexte historique et inspirations
Zarafa s’inspire de la véritable girafe offerte en 1826 par Méhémet Ali, vice-roi d’Égypte, au roi de France Charles X, une histoire documentée par les historiens et reprise dans différentes publications consacrées à cette première girafe arrivée en France (Source : Wikipédia, 2012). L’animal, qui a effectivement séjourné au jardin des Plantes à Paris, avait suscité une forte curiosité populaire et un engouement médiatique, témoignant de l’intérêt de l’époque pour les animaux exotiques et les échanges diplomatiques symboliques (Source : Wikipédia, 2012). Le film transpose cet épisode en replaçant l’animal au centre d’un récit de voyage qui associe l’Afrique subsaharienne, l’Égypte et la France, tout en intégrant des éléments de fiction comme la figure du jeune Maki ou certaines péripéties d’aventure (Source : Wikipédia, 2012 ; Friends of Hyde Park Picture House, 2016). Le contexte colonial et la question de l’esclavage sont abordés par touches, principalement à travers le personnage du marchand d’esclaves et la situation initiale de Maki, sans entrer dans un traitement historique détaillé (Source : Friends of Hyde Park Picture House, 2016). La représentation de l’Europe et des autorités françaises, notamment le roi, s’inscrit dans une perspective critique modérée, où certains comportements sont montrés de manière peu flatteuse, selon des analyses de la presse spécialisée (Source : Friends of Hyde Park Picture House, 2016).
Le dispositif du conteur africain au pied du baobab permet au film de se situer à l’articulation entre récit traditionnel et relecture contemporaine d’un épisode diplomatique du XIXe siècle (Source : FilmAffinity, 2023 ; Wikipédia, 2012). Cette construction offre un cadre qui autorise une distance par rapport aux événements historiques, en assumant la part de légende et d’exagération propre à la tradition orale (Source : FilmAffinity, 2023). Par ailleurs, le choix de l’animation permet d’aborder des thématiques potentiellement sensibles – esclavage, violence coloniale, captivité – dans un registre visuel stylisé, sans reproduire un réalisme cru (Source : Friends of Hyde Park Picture House, 2016). Les décors dessinés traversent plusieurs paysages emblématiques – désert, mer, ville portuaire, capitale européenne – qui contribuent à situer les espaces de circulation entre Sud et Nord à l’époque moderne (Source : Wikipédia, 2012). Le film se distingue ainsi par une approche qui conjugue récit d’initiation pour enfants et référence explicite à un épisode diplomatique largement documenté dans l’histoire des relations franco-égyptiennes (Source : Wikipédia, 2012 ; Unifrance, 2015).
Production, distribution et accueil
Produit par Prima Linea Productions et coproduit par Pathé Production, France 3 Cinéma, Chaocorp et Scope Pictures, Zarafa s’inscrit dans le mouvement de structuration d’une filière européenne de l’animation de long métrage visant un public international (Source : 3.0 Studio, 2024 ; AFCA, 2012). Le film est finalisé en 2010 selon la fiche Unifrance, puis bénéficie d’une sortie en salles en France le 8 février 2012, distribuée à l’échelle nationale (Source : Unifrance, 2015 ; Wikipédia, 2012). Sur le plan de l’exploitation en salles, il dépasse le million d’entrées en France après un mois, avec plus d’un million cent mille entrées cumulées à l’issue des quatre premières semaines, ce qui en fait un succès notable pour une production d’animation indépendante (Source : Wikipédia, 2012). Le film est également distribué en Belgique et sur plusieurs territoires étrangers, notamment via des versions doublées en anglais, comme l’indiquent les différentes fiches de bases de données cinématographiques (Source : IMDb, 2012 ; Unifrance, 2015). Cette circulation internationale est renforcée par une sélection dans plusieurs festivals majeurs dédiés à l’animation ou au cinéma jeunesse (Source : IMDb, 2012).
Zarafa totalise cinq nominations dans des compétitions internationales, parmi lesquelles une sélection officielle au Festival international du film d’animation d’Annecy 2012, où il concourt pour le Cristal du long métrage (Source : IMDb, 2012 ; Wikipédia, 2012). Le film est également en lice pour l’Ours de cristal dans la section Generation Kplus de la Berlinale 2012, ce qui souligne sa dimension de cinéma destiné au jeune public (Source : IMDb, 2012). En France, il obtient une nomination au César du meilleur film d’animation en 2013, récompense attribuée par l’Académie des arts et techniques du cinéma, sans toutefois remporter le prix (Source : IMDb, 2012). Aux États-Unis, le film figure parmi les nommés aux Annie Awards 2013 dans la catégorie réalisation d’un long métrage d’animation, ce qui témoigne d’une reconnaissance de son travail de mise en scène au sein de la profession (Source : IMDb, 2012). Par ailleurs, il est aussi sélectionné au Chicago International Children’s Film Festival, où il reçoit une nomination au Children's Jury Award dans la catégorie long métrage d’animation, confirmant sa présence dans les circuits spécialisés du cinéma jeunesse (Source : IMDb, 2012).
Réception critique et positionnement
La réception critique de Zarafa se caractérise par des analyses qui soulignent la dimension d’aventure et le traitement visuel du film, tout en pointant sa manière d’aborder le contexte colonial (Source : Friends of Hyde Park Picture House, 2016). Sur les bases de données de spectateurs, le film obtient une note moyenne d’environ 6,6 à 6,9 sur 10, selon les plateformes, ce qui indique un accueil globalement favorable, sans constituer un phénomène unanimement salué (Source : IMDb, 2012 ; FilmAffinity, 2023). Plusieurs commentaires critiques mettent en avant la qualité du dessin et la construction du récit comme un conte classique, orienté vers les enfants mais traversé par des enjeux historiques implicites (Source : Friends of Hyde Park Picture House, 2016 ; IMDb, 2012). Cette même année et les suivantes, le film s’inscrit dans un paysage de l’animation française où coexistent de grandes productions de studios et des œuvres plus auteuristes, ce qui lui permet d’occuper une place intermédiaire entre divertissement familial et cinéma de patrimoine (Source : Unifrance, 2015). Le positionnement du film comme relecture romancée d’un épisode diplomatique du XIXe siècle contribue à sa singularité au sein des récits animés pour la jeunesse (Source : Wikipédia, 2012 ; Friends of Hyde Park Picture House, 2016).
À l’international, la diffusion dans des festivals consacrés au jeune public et à l’animation confère à Zarafa une visibilité auprès des programmateurs et des éducateurs, qui y voient un support possible pour aborder des questions d’histoire, de géographie et de représentation de l’Afrique et de l’Europe (Source : IMDb, 2012 ; Friends of Hyde Park Picture House, 2016). Les analyses spécialisées notent également que le film propose une vision critique modérée des puissances européennes, tout en restant lisible par un public d’enfants, ce qui participe à son intérêt dans le champ du cinéma d’animation engagé de manière accessible (Source : Friends of Hyde Park Picture House, 2016). En parallèle, la mise en avant d’un protagoniste noir africain dans un récit grand public d’animation est soulignée comme un élément notable dans un paysage où ce type de personnage principal reste relativement peu fréquent au moment de la sortie du film (Source : Friends of Hyde Park Picture House, 2016 ; Wikipédia, 2012). Ce positionnement permet à l’œuvre d’être mobilisée dans des contextes pédagogiques et culturels, notamment autour de la question des représentations et de l’histoire coloniale (Source : Friends of Hyde Park Picture House, 2016). Ainsi, Zarafa s’inscrit dans une dynamique de cinéma d’animation européen qui conjugue récit d’aventures, ancrage historique et réflexion sur les circulations entre continents (Source : Unifrance, 2015 ; Wikipédia, 2012).
Critique sur Zarafa
Où regarder en streaming Zarafa
Zarafa est disponible en streaming par abonnement sur SFR Play et Sooner, à la location sur Amazon Video, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Zarafa figurent Maki (voice), interprété par Max Renaudin, Hassan (voice), interprété par Simon Abkarian et Le vieux sage (voice), interprété par Vernon Dobtcheff. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.






























