Philippe Morier-Genoud: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Philippe Morier-Genoud en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
55
œuvres recensées
50 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1981
- Dernière année recensée
- 2024
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Philippe Morier-Genoud naît le 2 mars 1944 à Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, et s’oriente vers le métier de comédien au sein du théâtre public français, où il construit l’essentiel de sa carrière scénique (Source : Wikipédia, 2004). Il travaille d’abord à Grenoble au Centre dramatique national des Alpes, structure emblématique de la décentralisation théâtrale, où il s’inscrit dans un répertoire contemporain et classique sous la direction de metteurs en scène engagés dans ce mouvement (Source : Wikipédia, 2004). Par la suite, il rejoint Lyon et le Théâtre National Populaire, dirigé alors par Roger Planchon, dont il devient l’un des interprètes réguliers dans une troupe qui fait dialoguer grands textes du répertoire et écritures plus récentes (Source : Festival Lumière, 2015). Cette étape lyonnaise marque une consolidation de sa place dans le paysage du théâtre subventionné, au contact d’équipes artistiques qui occupent une position centrale dans la vie culturelle française de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Festival Lumière, 2015). En 1995, il intègre l’Odéon-Théâtre de l’Europe comme acteur permanent au sein de la troupe de Georges Lavaudant, avec laquelle il travaille pendant une décennie, participant à une ligne artistique qui privilégie des mises en scène ambitieuses de textes européens, classiques et contemporains (Source : Wikipédia, 2004).
Activité au théâtre et collaborations scéniques
Au fil de son parcours, Philippe Morier-Genoud s’inscrit durablement dans des compagnies et institutions qui occupent une place structurante dans le réseau des scènes nationales et des théâtres publics (Source : Festival Lumière, 2015). À Grenoble, il participe à l’essor du Centre dramatique national des Alpes, qui sert de laboratoire pour une approche renouvelée de la mise en scène et du jeu d’ensemble (Source : Festival Lumière, 2015). Son passage au TNP de Lyon, sous la direction de Roger Planchon, l’associe à un metteur en scène identifié pour son travail sur le répertoire politique et historique, ce qui l’amène à défendre des rôles dans des productions qui circulent largement en France et à l’étranger (Source : Festival Lumière, 2015). À l’Odéon-Théâtre de l’Europe, il collabore avec Georges Lavaudant et une troupe stable, ce qui lui permet de s’inscrire dans un travail au long cours sur des écritures très diverses, au croisement de traditions théâtrales européennes (Source : Wikipédia, 2004). Cette continuité dans les grandes maisons de théâtre s’accompagne d’une activité régulière de comédien, qui fait de lui une figure familière des plateaux institutionnels, tout en lui offrant une visibilité accrue auprès des metteurs en scène et des publics spécialisés (Source : Festival Lumière, 2015).
Débuts et ancrage au cinéma
Parallèlement à sa carrière scénique, Philippe Morier-Genoud s’impose progressivement au cinéma à partir des années 1980, en s’orientant vers des collaborations avec des cinéastes reconnus du cinéma d’auteur français et européen (Source : Unifrance, 2023). Il apparaît en 1981 dans « La Femme d’à côté » de François Truffaut, où il interprète le rôle du médecin, s’inscrivant d’emblée dans un univers où la direction d’acteurs repose sur la sobriété et la précision des nuances psychologiques (Source : AlloCiné, 2023). En 1982, il participe à « Vivement dimanche ! », dernier long métrage de Truffaut, dans lequel il tient le rôle de Santelli, confirmant un lien avec un réalisateur central de la Nouvelle Vague (Source : AlloCiné, 2023). Au milieu des années 1980, il joue Joseph dans « Hurlevent » de Jacques Rivette, variation libre autour du roman d’Emily Brontë, ce qui l’inscrit davantage dans un cinéma d’exploration formelle et de relecture des classiques (Source : AlloCiné, 2023). Ces productions situent son image d’acteur dans un registre où le second rôle occupe une fonction dramatique précise, contribuant à la densité des récits sans se confondre avec les figures de premier plan (Source : Unifrance, 2023).
Rôles marquants des années 1980 et 1990
En 1987, Philippe Morier-Genoud interprète le père Jean dans « Au revoir les enfants » de Louis Malle, film qui obtient notamment le Lion d’or à la Mostra de Venise et une forte reconnaissance internationale, et où son personnage occupe une place centrale dans la dramaturgie du récit scolaire et historique (Source : AlloCiné, 2023). La même période le voit apparaître dans « Radio corbeau » de Yves Boisset en 1988, où il joue Flamant, et dans « La Salle de bain » de John Lvoff la même année, dans le rôle de « l’homme français », confirmant sa présence régulière au sein d’un cinéma français de genre et de chronique sociale (Source : AlloCiné, 2023). En 1989, il interprète Destoop dans « Bunker Palace Hôtel » d’Enki Bilal et Camillo dans « Le Conte d’hiver » d’Éric Rohmer, deux réalisations qui appartiennent à des univers esthétiques très distincts, entre science-fiction politique et adaptation shakespeareienne épurée (Source : AlloCiné, 2023). En 1990, il tient le rôle de Le Bret dans « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau, aux côtés de Gérard Depardieu, dans une adaptation à grand budget du texte d’Edmond Rostand, largement diffusée en salles et portée par une forte visibilité internationale (Source : AlloCiné, 2023). Au début des années 1990, il poursuit cette trajectoire en apparaissant notamment dans « J’entends plus la guitare » de Philippe Garrel et « Homo Faber » de Volker Schlöndorff, se déplaçant entre cinéma français et productions européennes (Source : AlloCiné, 2023).
Cinéma d’auteur et adaptations littéraires
Au cours des années 1990, Philippe Morier-Genoud consolide sa présence dans des films où l’adaptation littéraire et la réflexion sur la mémoire occupent une place importante (Source : Unifrance, 2023). En 1993 et 1994, il apparaît dans « Trois couleurs : Bleu » et « Trois couleurs : Blanc » de Krzysztof Kieslowski, deux volets de la trilogie consacrée aux couleurs du drapeau français, inscrite dans une coproduction européenne de grande ampleur, où il tient de petits rôles mais participe à un ensemble choral très structuré (Source : AlloCiné, 2023). En 1994, il incarne Philippe le Bon dans « Jeanne la Pucelle II – Les prisons » de Jacques Rivette, qui propose une approche détaillée de l’épisode carcéral de Jeanne d’Arc, et joue également M. Clarke dans « L’Histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse » de Philippe Harel, centrée sur la vie sentimentale d’un jeune homme à Paris (Source : AlloCiné, 2023). En 1999, il interprète le docteur Cottard dans « Le Temps retrouvé » de Raoul Ruiz, adaptation de Marcel Proust qui rassemble un important casting et revisite la fin de « À la recherche du temps perdu » (Source : AlloCiné, 2023). Cette même année, il participe à « Les Enfants du siècle » de Diane Kurys, où il joue Latouche, dans une fresque consacrée à la relation entre George Sand et Alfred de Musset, confirmant son ancrage dans des récits historiques et littéraires (Source : AlloCiné, 2023).
Travaux pour la télévision
En parallèle de ses engagements au cinéma et au théâtre, Philippe Morier-Genoud développe une activité régulière pour la télévision, en rejoignant des téléfilms et séries qui bénéficient de larges diffusions (Source : AlloCiné, 2023). Il apparaît notamment dans la série « Maigret » à plusieurs reprises, tenant par exemple les rôles de Théo puis de Victor Lamotte dans des épisodes diffusés au début des années 1990 et au début des années 2000, ce qui l’inscrit dans une fiction policière populaire fortement associée au paysage télévisuel français (Source : AlloCiné, 2023). On le retrouve aussi dans « Une femme d’honneur », où il interprète Éric Trobert dans un épisode de 1998, ainsi que dans « Alice Nevers, le juge est une femme », où il joue Guimont-Villiers dans un épisode de la première saison, confirmant sa présence dans des séries judiciaires et policières à large audience (Source : AlloCiné, 2023). En 2002, il incarne Maurice Tourneur dans « Laissez-passer » de Bertrand Tavernier, film diffusé en salles mais lié à une réflexion sur le milieu du cinéma français durant l’Occupation, et apparaît également dans « Jean Moulin » et dans la série « La Crim’ », qui explorent des thématiques historiques et criminelles (Source : AlloCiné, 2023). Dans les années 2000, il intervient encore dans « Avocats & associés » et dans divers téléfilms, consolidant une image de comédien familier des formats télévisuels de prime time (Source : AlloCiné, 2023).
Années 2000 et diversification des rôles
Les années 2000 marquent pour Philippe Morier-Genoud une diversification des registres et des supports, entre cinéma d’auteur, fiction télévisée et premières incursions plus marquées dans le doublage et les voix de films d’animation (Source : Unifrance, 2023). En 2001, il apparaît dans « Une affaire privée » de Guillaume Nicloux, où il interprète Henri Dalvetec, dans un polar sombre porté par la figure d’un détective privé (Source : AlloCiné, 2023). En 2002, il tient le rôle du réalisateur Maurice Tourneur dans « Laissez-passer » de Bertrand Tavernier, qui retrace l’activité des studios français sous l’Occupation à travers la trajectoire de Jean Devaivre et de Tourneur lui-même (Source : AlloCiné, 2023). En 2004, il joue M. Gelin dans « La Maison de Nina » de Richard Dembo, film qui suit le destin d’enfants rescapés de la Shoah accueillis dans une maison en France à la fin de la guerre (Source : AlloCiné, 2023). Quelques années plus tard, il participe à des projets tels que « Streamfield, les carnets noirs » ou « Un chat un chat », confirmant une présence régulière dans des productions qui alternent entre drames intimistes et récits plus expérimentaux (Source : AlloCiné, 2023).
Voix, animation et collaborations récentes
À partir de la fin des années 2000, Philippe Morier-Genoud développe une activité notable de voix dans le cinéma d’animation et la fiction radiophonique, tout en poursuivant sa carrière d’acteur de composition (Source : Unifrance, 2023). Il prête notamment sa voix au personnage de Bohort de Gaunes dans la saison 6 de « Kaamelott », série d’Alexandre Astier qui mélange comédie et relecture de la légende arthurienne, diffusée en 2009 (Source : AlloCiné, 2023). En 2012, il prête sa voix à Saint-Hilaire dans le film d’animation « Zarafa » de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie, qui retrace le voyage d’une girafe offerte au roi de France au XIXe siècle (Source : AlloCiné, 2023). En 2014, il incarne Jean Cocteau dans « Yves Saint Laurent » de Jalil Lespert, biopic consacré au couturier, où son personnage apparaît comme figure du milieu artistique parisien (Source : AlloCiné, 2023). La même année, il prête sa voix à César dans « Astérix – Le Domaine des dieux », rôle qu’il retrouve en 2018 dans « Astérix – Le Secret de la potion magique », inscrivant sa contribution dans une franchise d’animation grand public adaptée de la bande dessinée de René Goscinny et Albert Uderzo (Source : AlloCiné, 2023).
Projets des années 2010 et 2020
Dans les années 2010, Philippe Morier-Genoud poursuit une activité régulière au cinéma et à la télévision, tout en maintenant une présence dans les productions d’animation (Source : Unifrance, 2023). En 2011, il interprète le professeur Causanel dans « Le Jour de la grenouille » de Béatrice Pollet, un drame psychologique qui s’inscrit dans un registre intimiste (Source : AlloCiné, 2023). En 2014, en plus de son rôle dans « Yves Saint Laurent », il renforce sa visibilité auprès d’un public familial grâce à « Astérix – Le Domaine des dieux », doublage qui l’ancre dans le paysage des voix françaises de la franchise (Source : AlloCiné, 2023). En 2015, il apparaît dans « Les Naufragés » de David Charhon, où il incarne Joël, participant à une comédie d’aventures portée par un casting populaire (Source : AlloCiné, 2023). Plus récemment, il figure au générique du film d’action « Le Dernier Mercenaire » réalisé par David Charhon, tourné notamment en Ukraine et mis en avant pour la présence de Jean-Claude Van Damme, où il interprète le commandant Hugo, confirmant la continuité de sa carrière au-delà des décennies 1980 et 1990 (Source : Agences Artistiques, 2021).
Films et séries avec Philippe Morier-Genoud
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