Réalisé par Steve Rash, Under the Rainbow sort en salles aux États-Unis le 31 juillet 1981, distribué par Warner Bros., après un développement amorcé à la fin des années 1970 (Source : IMDb, 2024 ; Box Office Mojo, 2024). Le projet réunit le producteur Fred Bauer, le réalisateur Steve Rash et le scénariste-producteur Ed Cohen, déjà associés sur The Buddy Holly Story, biopic musical sorti en 1978, ce qui inscrit le film dans la continuité d’une collaboration ayant déjà trouvé sa place à Hollywood (Source : Wikipedia, 2024). Annoncé dès novembre 1979 par Orion Pictures, avec Chevy Chase attaché au rôle principal, le tournage est retardé en raison d’une grève des acteurs qui plane alors sur l’industrie, illustrant les tensions syndicales de l’époque et leur impact sur la planification des productions (Source : Wikipedia, 2024). Le budget du film est estimé à 20 millions de dollars, un niveau significatif pour une comédie grand public du début des années 1980, ce qui reflète à la fois l’importance des décors de studio, la reconstitution d’époque et le recours à un large casting, notamment de comédiens de petite taille (Source : IMDb, 2024 ; Wikipedia, 2024). En dépit de ces moyens, l’exploitation en salles se solde par un box-office domestique de 18,8 millions de dollars, inférieur au budget estimé, ce qui conduit plusieurs sources à le qualifier de contre-performance commerciale ou de déception pour le studio (Source : Box Office Mojo, 2024 ; Wikipedia, 2024).
Intrigue, personnages et enjeux comiques
L’action de Under the Rainbow se déroule quasi exclusivement dans un hôtel fictif de Los Angeles, rebaptisé Hotel Rainbow, où convergent à la fois des comédiens de petite taille venus de tout le pays, un photographe mandaté par un grand studio, une attachée de presse ainsi qu’un couple de nobles européens en transit (Source : Wikipedia, 2024). Chevy Chase interprète Bruce Thorpe, photographe de studio chargé de superviser une séance avec les figurants, tandis que Carrie Fisher incarne Annie Clark, employée du studio qui accompagne les auditions et navigue entre obligations professionnelles et chaos ambiant (Source : IMDb, 2024 ; SensCritique, 2024). Eve Arden et Joseph Maher jouent respectivement la Duchesse et le Duc, des aristocrates européens dont la présence renvoie aux tensions politiques de la fin des années 1930, alors que Robert Donner incarne un assassin impliqué dans une intrigue d’espionnage qui se superpose aux situations comiques (Source : IMDb, 2024 ; Wikipedia, 2024). Billy Barty, figure connue parmi les acteurs de petite taille à Hollywood, interprète Otto Kriegling, chef de file du groupe de comédiens, personnage central dans les séquences de couloir et les gags liés à la logistique de l’hôtel (Source : IMDb, 2024 ; Wikipedia, 2024). Le scénario tisse ainsi un ensemble de quiproquos reposant sur les identités confondues, les malentendus linguistiques et la cohabitation forcée de ces différents groupes, tout en intégrant, sur un mode parodique, la paranoïa d’espionnage propre aux récits se déroulant à la veille de la Seconde Guerre mondiale (Source : Wikipedia, 2024 ; Forgotten Films, 2011).
Genèse, inspirations et rapport à “The Wizard of Oz”
La genèse de Under the Rainbow s’appuie sur la légende tenace, largement relayée par la presse et des témoignages, selon laquelle les interprètes des Munchkins de The Wizard of Oz auraient mené une vie nocturne tapageuse dans un hôtel de Culver City durant le tournage du film de 1939 (Source : Forgotten Films, 2011 ; Wikipedia, 2024). Judy Garland elle-même a contribué à populariser ces récits dans des interviews et émissions télévisées, même si plusieurs acteurs de petite taille ayant participé au tournage ont contesté la véracité de ces histoires, ce qui situe d’emblée le film dans une zone intermédiaire entre mythe et réalité (Source : Forgotten Films, 2011). Les producteurs Fred Bauer et Ed Cohen indiquent avoir « pris quelque chose qui s’est réellement produit et l’avoir transformé en divertissement », tout en insistant sur l’idée que le cœur du film repose sur la notion selon laquelle aucun rêve n’est trop grand ou trop petit dans l’Amérique de l’époque (Source : Wikipedia, 2024). En transposant cette légende dans une comédie de studio, le film exploite ainsi l’iconographie de The Wizard of Oz et la fascination durable pour ses coulisses, sans chercher à documenter précisément la production du classique de Victor Fleming (Source : Wikipedia, 2024). Par ailleurs, le choix de situer l’action en 1938, à la frontière entre insouciance hollywoodienne et montée des tensions internationales, permet de superposer divertissement, pastiche historique et évocation lointaine du contexte politique pré-Seconde Guerre mondiale (Source : Wikipedia, 2024).
Distribution et trajectoires des principaux interprètes
Le film repose en grande partie sur la notoriété de Chevy Chase, alors connu pour ses performances comiques à la télévision et au cinéma, notamment après ses passages à Saturday Night Live et ses rôles dans des comédies populaires de la fin des années 1970 (Source : IMDb, 2024 ; Wikipedia, 2024). Carrie Fisher, révélée au grand public par la trilogie originale Star Wars, poursuit avec Under the Rainbow une carrière où elle alterne films de genre, comédies et projets de studio, consolidant sa présence dans le paysage hollywoodien du début des années 1980 (Source : IMDb, 2024 ; AlloCiné, 2024). Eve Arden, actrice expérimentée de cinéma et de télévision, apparaît ici dans l’un de ses derniers rôles au cinéma, tandis que Joseph Maher ajoute à sa filmographie une nouvelle composition dans un registre mêlant comédie et satire sociale (Source : IMDb, 2024). La distribution réunit également un grand nombre de comédiens de petite taille, parmi lesquels Billy Barty, Michael Lee Gogin et « Little Pat » Bilon, dont la participation illustre la manière dont Hollywood, à cette période, attribue massivement à ces interprètes des rôles liés à des stéréotypes de fantasy ou de comédie (Source : IMDb, 2024 ; Wikipedia, 2024). En arrière-plan, la présence de nombreux seconds rôles et techniciens crédités, recensés en détail par les bases de données spécialisées, témoigne d’un tournage de studio classique, mobilisant des équipes importantes pour les décors, les effets visuels et la figuration de masse (Source : IMDb, 2024).
Accueil critique, controverse et postérité
À sa sortie en 1981, Under the Rainbow reçoit un accueil critique largement défavorable, plusieurs commentateurs dénonçant la faiblesse des gags, le recours répétitif à des situations burlesques et l’exploitation jugée problématique des personnages de petite taille (Source : Wikipedia, 2024 ; Rotten Tomatoes, 2024). Sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, le film affiche un taux d’avis positifs de 0% chez les critiques professionnels, un indicateur souvent cité pour illustrer sa réception difficile au sein de la presse spécialisée anglophone (Source : Rotten Tomatoes, 2024 ; Wikipedia, 2024). Le film est par ailleurs nommé aux Razzie Awards, dans les catégories pire musique (pour Joe Renzetti) et pire acteur dans un second rôle (pour Billy Barty), ce qui contribue à l’inscrire dans la mémoire critique comme un exemple de comédie ratée des années 1980 (Source : Wikipedia, 2024 ; Golden Raspberry Awards, 1982). Sur le plan commercial, malgré un total de 18,8 millions de dollars au box-office domestique, son budget estimé à 20 millions de dollars amène plusieurs publications spécialisées à le classer parmi les échecs ou semi-échecs de l’année 1981, au sein d’une industrie alors marquée par quelques revers spectaculaires (Source : Box Office Mojo, 2024 ; YouTube – documentaire 2025). En parallèle, des analyses rétrospectives publiées en ligne, notamment sur des blogs cinéphiles, soulignent que le film a entretenu et amplifié des rumeurs déjà contestées par certains témoins de The Wizard of Oz, participant ainsi à une mémoire populaire davantage nourrie par la légende que par les sources historiques disponibles (Source : Forgotten Films, 2011 ; Almost Cult Classics, 2025).
Place dans l’histoire des représentations et mémoire du film
Au fil des décennies, Under the Rainbow est régulièrement cité comme un cas d’étude dans les débats sur la représentation des personnes de petite taille à l’écran, en particulier en raison de l’ampleur de son casting et du traitement comique qui leur est réservé (Source : Wikipedia, 2024 ; Almost Cult Classics, 2025). De nombreuses critiques contemporaines et rétrospectives soulignent que la plupart des situations comiques reposent sur des gags visuels liés à la taille des personnages, ce qui alimente des discussions sur le regard porté par Hollywood sur ces interprètes au tournant des années 1980 (Source : Wikipedia, 2024 ; Rotten Tomatoes, 2024). Dans le même temps, le film reste un jalon dans la manière dont l’industrie réinvestit ses propres mythes, en transformant la fabrication d’un classique comme The Wizard of Oz en matériau pour une comédie de plateau qui privilégie la fiction à la documentation (Source : Wikipedia, 2024 ; Forgotten Films, 2011). Même si le long métrage n’a pas acquis de véritable statut de film culte, il fait l’objet de revisites ponctuelles dans des émissions et vidéos consacrées aux “flops” ou aux curiosités du cinéma hollywoodien, où il est souvent replacé dans la production comique américaine du début de la décennie 1980 (Source : YouTube – Almost Cult Classics, 2025). Ainsi, la trajectoire de Under the Rainbow illustre la façon dont certains films, initialement conçus comme des divertissements de studio, demeurent surtout présents à travers la critique, les témoignages et les débats qu’ils suscitent sur la représentation et la fabrique des légendes hollywoodiennes (Source : Rotten Tomatoes, 2024 ; Forgotten Films, 2011).
Critique sur Under the Rainbow
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Under the Rainbow figurent Bruce Thorpe, interprété par Chevy Chase, Annie Clark, interprété par Carrie Fisher et The Duchess, interprété par Eve Arden. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.
















