George A. Romero: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de George A. Romero en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
71
œuvres recensées
67 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1962
- Dernière année recensée
- 2017
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1968, « La Nuit des morts-vivants » passe sur les écrans et fait entrer George A. Romero dans une zone qu’il ne quittera plus vraiment. Le film, écrit avec John A. Russo, est produit par Image Ten Productions, la société qu’il fonde avec des amis à la fin des années 1960, après des courts métrages et des publicités tournés à Pittsburgh.
George A. Romero et l’ombre des morts-vivants
George Andrew Romero naît le 4 février 1940 à New York. Il grandit dans la ville, tourne ses premiers films à 14 ans, puis rejoint l’université Carnegie-Mellon à Pittsburgh. Ce passage par la Pennsylvanie compte dans son cinéma, qui revient sans cesse vers cette ville et ses alentours.
Avec « La Nuit des morts-vivants », Romero construit un film à petit budget devenu une pièce maîtresse du fantastique américain. Le succès financier suit un chemin inattendu, le film rapportant entre 4 et 5 millions de dollars. L’image du mort-vivant y devient un outil narratif que le cinéaste reprendra, sous des formes différentes, pendant des décennies.
La suite immédiate reste plus discrète. « There's Always Vanilla » en 1971, « Season of the Witch » en 1972, « La Nuit des fous vivants » en 1973 et « Martin » en 1976 prolongent une même manière de faire circuler la peur dans un décor proche du quotidien. Ces films portent déjà un commentaire social, souvent glissé dans la terreur.
Du Bronx à Pittsburgh, une méthode de travail
La naissance dans le Bronx, l’enfance new-yorkaise et les études à Pittsburgh composent un axe précis. Romero filme d’abord à hauteur de moyens, avec des équipes réduites, puis revient fréquemment à Pittsburgh pour ses tournages. Ce cadre concret façonne une manière de travailler qui refuse le vernis spectaculaire au profit d’un dispositif plus immédiat.
Ses premiers films s’éloignent des codes d’un récit d’horreur purement démonstratif. « La Nuit des fous vivants » et « Martin » gardent cette tension entre inquiétude et regard social, tandis que « The Amusement Park », tourné en 1975, s’inscrit dans le même territoire de malaise. Le cinéaste avance par blocs plutôt que par série régulière, avec des projets qui prennent forme selon des contextes de production changeants.
À la fin des années 1960, l’existence d’Image Ten Productions donne à « La Nuit des morts-vivants » une base artisanale. Le groupe réunit 114 000 dollars, dont 60 000 venus de leurs poches. Cette économie légère reste visible dans le film lui-même, dont la force repose moins sur les moyens que sur l’organisation du regard.
Zombie, la politique par le genre
En 1978, Romero revient au film de zombies avec « Zombie », sorti aux États-Unis sous le titre « Dawn of the Dead ». Le film, remonté par Dario Argento pour sa sortie européenne, dispose d’un budget de 1,5 million de dollars et en rapporte 40 millions. Entertainment Weekly l’inscrit en 2003 dans sa liste des plus grands films culte.
Le titre cristallise une manière de filmer la société de consommation sans quitter le terrain du fantastique. Romero y poursuit sa série de morts-vivants, mais le motif devient aussi un instrument de lecture du monde. Le cinéma d’horreur sert alors de caisse de résonance à des mécanismes très concrets, visibles dans les lieux clos, les déplacements de groupe et la circulation des corps.
La période suivante garde ce cap. « Knightriders » en 1981 ouvre un autre espace, puis « Creepshow » en 1982 naît d’une collaboration avec Stephen King. Romero avait été pressenti pour « Les Vampires de Salem », puis il construit avec l’écrivain le projet du film à sketches. Le lien entre les deux hommes se prolonge dans « La Part des ténèbres » en 1992, après un passage par « Simetierre », qu’il quitte quand la fin est modifiée.
Les retours réguliers à la saga
En 1985, « Le Jour des morts-vivants » reprend la série des zombies. Puis viennent « Le Territoire des morts » en 2005, « Chronique des morts-vivants » en 2008 et « Le Vestige des morts-vivants » en 2010. Ces films s’étalent sur plus de 20 ans et gardent le même point d’appui, tout en déplaçant l’action vers d’autres formes de crise.
Romero travaille aussi sur des projets latéraux qui prolongent cet imaginaire. En 1999, il quitte le film « Resident Evil » après des divergences artistiques avec la production. Il réalise toutefois deux spots télévisés au Japon pour la publicité de « Resident Evil 2 ». En 2014, « Empire of the Dead » paraît en bande dessinée et installe pour la première fois des vampires dans cette série.
La mise en scène ne s’arrête pas à l’horreur strictement cinématographique. Du 11 au 18 septembre 2011, Romero préside le festival européen du film fantastique de Strasbourg. Cette présence publique intervient après des années de circulation entre cinéma de genre, adaptation littéraire et extensions en images fixes.
Voix, télévision et apparitions
En 1984, « Histoires de l’autre monde » le voit au générique comme créateur, scénariste et producteur exécutif. L’année 2007 le place dans « Phinéas et Ferb », où il prête sa voix à Don Adaded. Ces crédits déplacent son nom vers des formats plus courts, sans rompre avec l’univers de l’étrange.
Romero apparaît aussi dans des rôles non crédités ou très brefs, comme dans « La Nuit des morts-vivants » en 1968, « Zombie » en 1978 ou « Le Silence des agneaux » en 1991. Ces interventions n’occupent pas le centre de son travail, mais elles dessinent une présence régulière autour des œuvres qu’il signe ou traverse.
Sa filmographie comprend encore « Incidents de parcours » en 1988, « Deux yeux maléfiques » en 1990 et « Bruiser » en 2000. Le 16 juillet 2017, il meurt à Toronto à 77 ans. Sa fin referme une œuvre qui aura fait du mort-vivant un motif de critique sociale autant qu’un ressort de fiction.
Films et séries réalisés par George A. Romero
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Galerie photos de George A. Romero
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.













































































