María Isbert: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de María Isbert en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
132
œuvres recensées
128 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1944
- Dernière année recensée
- 2010
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1962, María Isbert apparaît dans « Viridiana » de Luis Buñuel, dans le rôle de la mendiante. Un an plus tard, elle figure au générique de « Escala en Hi-Fi », puis de « Lo que cuesta vivir » en 1967. Née à Madrid le 20 avril 1917, morte le 25 avril 2011 à l’âge de 94 ans, l’actrice espagnole traverse plusieurs décennies de cinéma avec des rôles souvent secondaires mais immédiatement identifiables dans des titres très différents.
Madrid, 1917
Le 20 avril 1917, Madrid voit naître María Isbert. L’état civil la rattache à une lignée où figure José Isbert, sans que le texte de ses crédits n’ouvre sur autre chose qu’une présence régulière dans les génériques du cinéma espagnol. Elle porte aussi plusieurs noms dans les archives publiques: Maruja Isbert, Maria Isbert, María Isberti, María Isbert Soriano, María Vicenta Ysbert Soriano, Mari Isbert.
L’actrice meurt le 25 avril 2011 à Villarrobledo. Cette donnée biographique encadre une activité longue, repérable dès 1945 dans « Un hombre de negocios » de Luis Lucia, puis dans « Mi calle » d’Edgar Neville en 1960. Les films cités la placent dans une Espagne de metteurs en scène très identifiés, où elle apparaît sans effet d’annonce, au fil de rôles qui comptent par leur netteté plus que par leur durée.
Chez Buñuel et Berlanga
« Viridiana », sorti en 1962, marque une étape nette dans sa filmographie. María Isbert y joue une mendiante sous la direction de Luis Buñuel, avant de revenir l’année suivante dans « Le Bourreau » de Luis García Berlanga. Ces deux titres la placent au contact de cinéastes dont le poids dans le cinéma espagnol du siècle dernier ne se discute pas, et elle y tient des emplois qui ne cherchent jamais l’esbroufe.
La même période la voit passer par des productions où son nom s’inscrit sans surcharge: « Le Chemin » d’Ana Mariscal en 1964, puis « Lo que cuesta vivir » en 1967, où elle joue Sra. Calixta. Plus tard, elle retrouve Luis Lucia Mingarro avec « La orilla » en 1971, dans le rôle de Madre Francisca. Cette continuité de présence dit une pratique du métier fondée sur la fidélité aux ensembles, aux seconds rôles et aux distributions solidement tenues.
Des années 1980 à la comédie populaire
En 1982, María Isbert apparaît dans « Cristóbal Colón, de oficio... descubridor » de Mariano Ozores, où elle joue une sorcière. Trois ans plus tard, elle est Doña Mercedes dans « A la pálida luz de la luna », puis figure en 1986 dans « Segunda Enseñanza ». La décennie s’ouvre donc sur une série de films où sa présence accompagne des récits de ton différent, sans que son nom perde sa lisibilité au milieu des distributions.
En 1989, elle tient le rôle d’Adelaida dans « L'Aube, c'est pas trop tôt » de José Luis Cuerda. Quelques années plus tard, elle retrouve le cinéma de ton comique ou populaire avec « Jara » en 2000, où elle est Tránsito, puis « La verdad de Laura » en 2002, où elle joue Doña María. En 2003, elle figure encore dans « Cásate conmigo, Maribel » sous le nom de Dña. Paula. Ces titres tardifs montrent une présence qui demeure active jusqu’aux années 2000, sans rupture affichée ni changement de registre annoncé par les films eux-mêmes.
Récompenses et traces durables
En 1986, María Isbert reçoit la Silver Medal of Merit in the Fine Arts. Vingt ans plus tard, en 2006, elle obtient la Médaille d'or du mérite au Travail. Ces distinctions publiques inscrivent son nom dans un cadre institutionnel précis, à distance des effets de mode et des classements provisoires.
Son nom reste lié à des films de réalisateurs tels que Luis Lucia, Edgar Neville, Luis Buñuel, Luis García Berlanga, Ana Mariscal, Juan de Orduña, José Luis Cuerda ou Javier Fesser. Une telle succession de collaborations dessine moins une stratégie de mise en avant qu’une manière d’occuper l’écran avec constance, des années 1940 aux années 2000. María Isbert appartient à cette génération d’interprètes dont la présence, discrète en apparence, soutient la mémoire du cinéma espagnol.
Films et séries avec María Isbert
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de María Isbert
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de María Isbert
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



























