Georges Nivat: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Georges Nivat en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
1
œuvre recensée
1 film · 0 séries
- Première année recensée
- 1975
- Dernière année recensée
- 1975
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Après des études secondaires au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, Georges Nivat est reçu à l’École normale supérieure, puis obtient à la Sorbonne une licence de russe et une licence d’anglais (Source : Wikipédia, 2010). Stagiaire à l’université Lomonossov de Moscou en 1956-1957, il séjourne ensuite au St Antony’s College d’Oxford en 1957-1958, avant de réussir l’agrégation de russe en 1959 (Source : Wikipédia, 2010). Il effectue ensuite son service militaire, en Algérie puis en France, avant de revenir à la vie académique et d’entamer une carrière d’enseignant-chercheur (Source : Wikipédia, 2010). Nommé assistant à l’université de Toulouse puis à l’université de Lille, il devient ensuite maître de conférences à l’université Paris X, où il consolide son profil de spécialiste de littérature russe et d’histoire des idées (Source : Étonnants Voyageurs, 2017). En 1974, il est nommé professeur ordinaire à l’université de Genève, puis professeur honoraire, et dirige l’Institut européen de cette université entre 1997 et 2000, tout en effectuant des séjours de recherche au Russian Research Center de Harvard et au Hoover Institute de Stanford (Source : Wikipédia, 2010).
Travaux sur la Russie et activité de traducteur
Georges Nivat se distingue très tôt par un intérêt soutenu pour la littérature russe du XXe siècle et pour les écrivains de la résistance morale à l’URSS, généralement regroupés sous le terme de « dissidence » (Source : Les Libraires, 2023). Il se consacre en particulier à l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne, à laquelle il consacre plusieurs ouvrages majeurs, dont un Cahier de l’Herne paru en 1970, Sur Soljénitsyne publié à L’Âge d’Homme en 1974 et Soljénitsyne paru au Seuil en 1980, volumes qui connaissent ensuite des traductions et rééditions en russe dans les années 1980 et 1990 (Source : Les Libraires, 2023). Parallèlement, il développe une réflexion de long cours sur la relation entre la Russie et l’Europe, notamment à travers une trilogie composée de Vers la fin du mythe russe (1982), Russie-Europe, la fin du schisme (1993) et Vivre en russe (2007), tous trois publiés chez L’Âge d’Homme (Source : Les Libraires, 2023). Dans ces ouvrages, il interroge les représentations croisées de la Russie et de l’Occident, ainsi que les enjeux de mémoire, de culture et d’identité dans l’espace russe contemporain (Source : Les Libraires, 2023). En parallèle de son travail de théoricien, il exerce une activité continue de traducteur littéraire, étant notamment l’un des traducteurs de Soljenitsyne en langue française (Source : Éditions des Syrtes, 2015).
Engagement éditorial et projets collectifs
En marge de ses fonctions universitaires, Georges Nivat mène un travail soutenu avec plusieurs maisons d’édition, qui contribue à structurer le champ des études russes en Europe francophone (Source : Étonnants Voyageurs, 2017). Il collabore longuement avec L’Âge d’Homme, où il dirige la collection Slavica consacrée à la littérature russe et à la littérature d’Europe orientale, participant à la diffusion de nombreux auteurs contemporains (Source : Étonnants Voyageurs, 2017). Il travaille également avec les éditions Fayard, pour lesquelles il publie et dirige une série d’ouvrages consacrés à la prose russe et à la mémoire culturelle (Source : Étonnants Voyageurs, 2017). Il co-dirige ainsi, avec Efim Etkind, Vittorio Strada et Ilya Serman, la monumentale Histoire de la littérature russe, dont six volumes paraissent chez Fayard, le dernier en 2005, et prépare la publication du septième tome (Source : Les Libraires, 2023). Par ailleurs, il lance et dirige aux mêmes éditions Fayard le projet Les Sites de la mémoire russe, dont le premier volume, Géographie de la mémoire russe, paraît en 2007 et s’inscrit dans une démarche de cartographie des lieux et figures de la culture russe (Source : Les Libraires, 2023).
Présence au cinéma et dans l’audiovisuel
La présence de Georges Nivat dans le champ du cinéma et des arts visuels s’effectue principalement sous la forme de portraits documentaires et d’interventions filmées en tant que témoin et commentateur (Source : Cinémathèque suisse, s.d.). En 2011, la fondation Plans-Fixes lui consacre un film intitulé Georges Nivat, rêver en russe, tourné en noir et blanc à Ésery, en France, sous la direction d’une équipe menée par Gilles Vuissoz et Alexandre Mejenski (Source : Plans-Fixes, 2011). Ce portrait, d’une durée d’environ 61 minutes, revient sur sa découverte de la langue russe, son séjour à Moscou en 1956 au moment de la déstalinisation et ses rencontres avec des figures majeures de la littérature russe, ainsi que sur ses liens avec la dissidence des années 1970 (Source : Plans-Fixes, 2011). Le film est également répertorié au catalogue de la Cinémathèque suisse, au sein d’une collection de portraits consacrés à des personnalités de la culture (Source : Cinémathèque suisse, s.d.). Plus récemment, il apparaît encore dans des formats audiovisuels de type conférence filmée, comme l’entretien « Ma Russie de 17 à 90 ans », enregistré en 2025, où il retrace son rapport à la Russie et à la culture russe sur plusieurs décennies (Source : YouTube, 2025).
Conférences, institutions et reconnaissance
Outre ses publications, Georges Nivat intervient régulièrement dans le cadre de conférences, de débats publics et de manifestations littéraires, où il est invité en tant que spécialiste de la culture russe (Source : Lethica, Université de Strasbourg, 2023). En 2023, il est ainsi accueilli à la bibliothèque des langues du Portique et à l’ITI Lethica à Strasbourg pour une conférence organisée à l’occasion du cinquantenaire de la publication de L’Archipel du Goulag, événement qui souligne la place de ses travaux dans l’étude de la dissidence soviétique (Source : Lethica, Université de Strasbourg, 2023). Il préside par ailleurs les Rencontres internationales de Genève, où il a succédé à Jean Starobinski, contribuant à animer un espace de réflexion sur les enjeux intellectuels et culturels contemporains (Source : Les Libraires, 2023). Son nom figure également parmi les membres du « Forum des 100 » en 2012, dispositif distinguant des personnalités influentes dans la vie publique suisse (Source : Wikipédia, 2010). Cette reconnaissance institutionnelle s’ajoute à celle acquise dans le monde éditorial et universitaire, où ses ouvrages et directions de collection occupent une place durable dans le champ des études russes (Source : Éditions des Syrtes, 2015).
Galerie photos de Georges Nivat
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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