Rafael Azcona: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Rafael Azcona en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
117
œuvres recensées
115 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1959
- Dernière année recensée
- 2008
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 24 octobre 1926, Rafael Azcona naît à Logroño, en La Rioja. Il s’installe à Madrid à l’automne 1951, à la veille de ses 25 ans, après avoir commencé à écrire dans sa ville natale, où paraissent ses poèmes et ses récits de jeunesse dans des revues de province. Il entre d’abord par la littérature et l’humour de presse.
De Logroño à Madrid
À Madrid, Rafael Azcona publie dans La Codorniz et collabore à Pueblo. Il y écrit Los muertos no se tocan nene et Vida del repelente niño Vicente, deux titres qui le placent dans un territoire mêlant satire et invention verbale. Il publie aussi des romans humoristiques, dont Los ilusos en 1958, Los europeos en 1960 et El anacoreta en 1976, réunis dans le volume El estafalario.
Cette entrée par l’écriture imprime ensuite sa méthode de scénariste. Il passe en 1959 à l’audiovisuel avec « El Pisito », adapté de son propre roman pour Marco Ferreri. Le lien avec le cinéaste italien devient durable, et d’autres noms s’installent dans sa signature, parmi lesquels Luis García Berlanga et Carlos Saura. La censure franquiste surveille alors de près les œuvres qu’il cosigne.
Ferreri, Berlanga, Saura
« Le Mari de la femme à barbe », en 1964, le retrouve auprès de Marco Ferreri. L’année précédente, il a déjà écrit « Le Bourreau » pour Luis García Berlanga, film qui compte parmi ses associations les plus nettes avec le cinéaste espagnol. En 1960, « La Petite Voiture » marque aussi sa présence dans le cinéma italien de Ferreri, avant « La Grande Bouffe » en 1973 et « La Dernière Femme » en 1976.
Rafael Azcona travaille avec Carlos Saura sur « Peppermint frappé » en 1967, « La Madriguera » en 1969, « Le Jardin des délices » en 1970, « Anna et les Loups » en 1973 et « La Cousine Angélique » en 1974. Ces films inscrivent son nom dans des collaborations régulières avec des réalisateurs qui cherchent, chacun à leur manière, à contourner le récit officiel de l’Espagne de l’époque.
Avec Berlanga, il revient à « Plácido » en 1961, puis à « Les Quatre Vérités » en 1962, « Le Bourreau » en 1963, « La Boutique » en 1967 et « Vivent les nouveaux mariés! » en 1970. L’écriture de ces films le place au centre d’une comédie espagnole qui observe la société avec un sens aigu du frottement entre grotesque et quotidien.
Les années 1970 et l’écriture pour d’autres cinéastes
Au début des années 1970, Rafael Azcona élargit ses collaborations au-delà du trio Ferreri-Berlanga-Saura. Il signe « Mafioso » d’Alberto Lattuada en 1962, « Mes femmes américaines » en 1965, « Le Harem » en 1967, puis « Touche pas à la femme blanche! » en 1974. Son nom apparaît aussi sur « La Cera virgen » en 1972 et « La Revolución matrimonial » en 1974.
Il travaille encore sur « La Carabine nationale » en 1978, « Patrimonio nacional » en 1981 et « Nacional III » en 1982. Ces titres prolongent son entente avec Berlanga et maintiennent un même goût pour les récits de groupe, les institutions et les rapports de classe. La décennie suivante l’amène vers « El año de las luces » en 1986, puis « ¡Ay, Carmela! » en 1990 et « Chechu y familia » en 1992, où il signe à la fois le scénario et l’histoire.
Du scénario au dialogue
En 1983, Rafael Azcona est créateur et auteur de « Los desastres de la guerra », feuilleton télévisé. L’œuvre l’amène vers un autre format, sans rupture d’écriture, avec une attention portée à la continuité narrative. Quelques années plus tard, « La langue des papillons » en 1999 prolonge cette présence dans un cinéma espagnol plus tardif, sous la direction de José Luis Cuerda.
Il signe aussi le dialogue de « Madrid, 1987 » en 2012, au-delà de sa mort survenue le 23 mars 2008 à Madrid. Cette mention posthume confirme l’ampleur d’une activité où le mot juste, la réplique sèche et l’observation sociale restent décisifs. « Martes de Carnaval » figure encore dans ses crédits de 2008, avec le scénario.
Prix Goya et distinctions
Rafael Azcona reçoit 5 Prix Goya pour ses scénarios, puis un Goya d’honneur en 1997 pour l’ensemble de son activité. En 1994, il obtient la Médaille d’or du mérite des beaux-arts du ministère espagnol de l’Éducation, de la Culture et des Sports. En 2001, le Círculo de Bellas Artes lui remet sa Médaille d’Or.
Ces distinctions accompagnent une présence constante auprès de cinéastes qui ont fait appel à lui sur plusieurs décennies. Elles disent surtout la place occupée par son écriture dans le cinéma espagnol et européen, entre satire sociale, observation politique et sens du dialogue.
- 1959: « El Pisito » de Marco Ferreri
- 1963: « Le Bourreau » de Luis García Berlanga
- 1964: « Le Mari de la femme à barbe » de Marco Ferreri
- 1973: « La Grande Bouffe » de Marco Ferreri
- 1976: « La Dernière Femme » de Marco Ferreri
- 1983: « Los desastres de la guerra »
- 1986: « El año de las luces »
- 1990: « ¡Ay, Carmela! »
- 1999: « La langue des papillons »
- 2008: « Martes de Carnaval »
- 2012: « Madrid, 1987 »
Films et séries écrits par Rafael Azcona
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Galerie photos de Rafael Azcona
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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