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Carlos Saura - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
147
Né
04/01/1932
Lieu de naissance
Huesca, Aragón, Spain
Décédé
10/02/2023 (91 ans)

Carlos Saura: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Carlos Saura en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

65

œuvres recensées

64 films · 1 série

Première année recensée
1955
Dernière année recensée
2023

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Carlos Saura Atarés naît le 4 janvier 1932 à Huesca, en Aragon, et s’impose progressivement comme l’une des figures centrales du cinéma espagnol de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Wikipedia, 2023). Dès le milieu des années 1950, il débute par des courts métrages documentaires, amorçant un travail de mise en scène marqué par une attention constante aux réalités sociales (Source : Wikipedia, 2023). Parallèlement, il enseigne à l’École officielle de cinématographie de Madrid entre 1957 et 1963, ce qui l’inscrit au cœur de la formation d’une nouvelle génération de cinéastes espagnols (Source : Britannica, 1998). En 1960, son premier long métrage, « Los golfos », est présenté au Festival de Cannes et attire l’attention par son traitement de la délinquance juvénile dans les quartiers défavorisés de Madrid (Source : Wikipedia, 2023). Il s’oriente d’abord vers un registre proche du néoréalisme, avant de recourir de plus en plus à la métaphore et au symbolisme pour contourner la censure franquiste et aborder indirectement la réalité politique de l’Espagne (Source : Wikipedia, 2023; Britannica, 1998).

La reconnaissance internationale arrive en 1966 avec « La caza » (« The Hunt »), présenté au Festival de Berlin, qui lui vaut l’Ours d’argent du meilleur réalisateur et contribue à installer sa réputation de cinéaste attentif aux tensions latentes de la société espagnole (Source : Wikipedia, 2023; IMDb, 2025). À partir de la fin des années 1960 et durant les années 1970, il enchaîne des œuvres où la critique sociale se mêle à une exploration de la mémoire et du traumatisme, notamment dans un dialogue implicite avec la guerre civile et la dictature (Source : Britannica, 1998). Après la mort de Franco en 1975, son travail évolue vers des constructions plus allégoriques, tout en conservant un intérêt pour l’histoire et l’identité espagnoles (Source : Britannica, 1998). Sa carrière s’étend sur plus d’un demi-siècle, durant lequel il alterne fictions dramatiques, films historiques et essais musicaux centrés sur la danse et la musique ibériques (Source : Wikipedia, 2023; Pantheon, 2023). Jusqu’à la fin de sa vie, il demeure associé à une œuvre dense, régulièrement sélectionnée dans les grands festivals internationaux (Source : Wikipedia, 2023; Britannica, 1998).

Évolution cinématographique et thématiques

Les premiers longs métrages de Carlos Saura s’inscrivent dans une veine réaliste, mais se distinguent rapidement par un recours stratégique à l’ellipse, au rêve et au symbolisme, destiné à contourner les contraintes de la censure franquiste (Source : Wikipedia, 2023; Britannica, 1998). « La caza » (1966) marque un tournant, en proposant un récit resserré autour d’une partie de chasse qui fonctionne comme une métaphore des traumatismes de la guerre civile et des tensions enfouies dans la société espagnole (Source : Britannica, 1998). Au début des années 1970, des films comme « El jardín de las delicias » (1970) accentuent cette dimension allégorique, au point de subir des interventions des censeurs, notamment des coupes et retards de sortie (Source : Britannica, 1998; Wikipedia, 2023). « Cría cuervos » (1976), présenté après la fin de la dictature, poursuivra cette exploration de la mémoire familiale et collective, par un jeu constant entre enfance, fantasme et remémoration (Source : Le Monde, 2023; Wikipedia, 2023).

À partir des années 1980, Saura réoriente une partie de son travail vers le film musical et chorégraphique, tout en conservant ses préoccupations pour l’identité culturelle et les mythes fondateurs (Source : Britannica, 1998; Revista Atalante, 2016). Cette inflexion se manifeste d’abord dans la trilogie dite « flamenca », où la danse devient un langage dramatique central et où les dispositifs de répétition, de mise en abyme et de studio de répétition remplacent les cadres strictement naturalistes (Source : Britannica, 1998; Le Monde, 2023). Par la suite, Saura étend ce dispositif musical à d’autres traditions ibériques et latino-américaines, comme le flamenco, le tango ou le fado, proposant une approche quasi documentaire des formes musicales tout en structurant ses films comme des spectacles mis en scène (Source : Wikipedia, 2023; Revista Atalante, 2016). Cette orientation permet à son œuvre de dialoguer avec des publics variés, entre cinéphilie, amateurs de danse et programmateurs de festivals internationaux (Source : Wikipedia, 2023; Britannica, 1998).

Filmographie marquante et collaborations

Dès les années 1960, plusieurs titres installent Carlos Saura dans le paysage du cinéma d’auteur international, à commencer par « Los golfos » (1960), qui aborde la marginalité et la jeunesse urbaine à Madrid (Source : Wikipedia, 2023). « La caza » (1966) lui vaut l’Ours d’argent du meilleur réalisateur à Berlin et s’impose comme un film clé de la représentation de la violence post-guerre civile (Source : Wikipedia, 2023; IMDb, 2025). Dans la décennie suivante, il réalise notamment « Peppermint Frappé » (1967), « El jardín de las delicias » (1970), « La prima Angélica » (1974) et « Cría cuervos » (1976), autant d’œuvres souvent distinguées par la critique européenne et inscrites dans les sélections de festivals (Source : Wikipedia, 2023; Le Monde, 2023). « Deprisa, deprisa » (1981) reçoit l’Ours d’or à Berlin, confirmant la place du cinéaste dans le circuit des grands festivals internationaux (Source : Wikipedia, 2023).

Les années 1980 sont dominées par la trilogie flamenca : « Bodas de sangre » (1981), « Carmen » (1983) et « El amor brujo » (1986), conçus en étroite collaboration avec le chorégraphe et danseur Antonio Gades et sa compagnie (Source : Britannica, 1998; Le Monde, 2023). « Carmen », inspiré de la nouvelle de Prosper Mérimée et mobilisant également la musique de l’opéra de Georges Bizet, obtient une nomination à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère et une sélection en compétition officielle à Cannes en 1983 (Source : Wikipedia, 2023; Britannica, 1998). Parallèlement, il réalise « El Dorado » (1988), fresque historique présentée en compétition à Cannes, qui prolonge son intérêt pour les récits liés à l’histoire espagnole (Source : Wikipedia, 2023). Plus tard, il signe « Tango » (1998), centré sur la tradition musicale argentine et nommé à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, ainsi que « Fados » (2007), consacré au fado portugais et nommé aux European Film Awards dans la catégorie documentaire (Source : Wikipedia, 2023; European Film Awards, 2008).

  • « Los golfos » (1960), présenté à Cannes, exploration de la délinquance juvénile madrilène (Source : Wikipedia, 2023).
  • « La caza » (1966), Ours d’argent du meilleur réalisateur à Berlin, métaphore des traumatismes de la guerre civile (Source : Wikipedia, 2023; IMDb, 2025).
  • « Cría cuervos » (1976), primé par le Prix Léon Moussinac de la critique française en 1977 (Source : Wikipedia, 2023; Le Monde, 2023).
  • « Deprisa, deprisa » (1981), Ours d’or au Festival de Berlin (Source : Wikipedia, 2023).
  • « Carmen » (1983), trilogie flamenca, nomination à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère (Source : Wikipedia, 2023; Britannica, 1998).
  • « El Dorado » (1988), en compétition pour la Palme d’or à Cannes (Source : Wikipedia, 2023).
  • « Tango » (1998), nomination à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère (Source : Wikipedia, 2023).
  • « Fados » (2007), nomination aux European Film Awards, catégorie documentaire (Source : European Film Awards, 2008; Wikipedia, 2023).

Travaux musicaux, chorégraphiques et dispositifs scéniques

À partir des années 1980, l’une des contributions majeures de Carlos Saura au cinéma tient à la mise au point d’un dispositif hybride entre captation scénique, fiction et essai musical (Source : Revista Atalante, 2016). Dans « Bodas de sangre », « Carmen » et « El amor brujo », il construit des films où le studio de répétition, les coulisses et le plateau deviennent des espaces dramatiques, abolissant la frontière entre préparation du spectacle et représentation (Source : Britannica, 1998; Le Monde, 2023). La collaboration avec Antonio Gades et sa troupe place la chorégraphie au centre de la narration, les dialogues étant souvent réduits au profit de séquences dansées prolongées (Source : Britannica, 1998). Cet intérêt pour les formes scéniques se prolongera dans des œuvres ultérieures comme « Flamenco » (1995), « Tango » (1998) ou « Salomé » (2002), où la caméra s’attache à la répétition, au corps au travail et à la construction progressive d’un spectacle (Source : Wikipedia, 2023; Revista Atalante, 2016).

Dans ces films, Saura privilégie des espaces dépouillés, des jeux de lumière et de miroirs, ainsi qu’une mise en scène qui souligne la matérialité du plateau et la présence des techniciens, musiciens et danseurs (Source : Revista Atalante, 2016; Wikipedia, 2023). Cette approche, souvent qualifiée de ciné-théâtrale, permet d’articuler récit et performance sans recourir à un découpage classique fondé sur la continuité narrative (Source : Britannica, 1998). En outre, les projets consacrés au tango argentin et au fado portugais ouvrent son œuvre à une dimension transnationale, en faisant dialoguer la tradition espagnole avec d’autres cultures ibéro-américaines (Source : Wikipedia, 2023; Revista Atalante, 2016). Ces films musicaux et chorégraphiques occupent une place importante dans la réception internationale de Saura, en particulier dans les festivals et cinémathèques qui programment régulièrement ces titres comme exemples de cinéma musical d’auteur (Source : Revista Atalante, 2016; Wikipedia, 2023).

Distinctions professionnelles et reconnaissance institutionnelle

La filmographie de Carlos Saura est accompagnée d’un ensemble conséquent de récompenses et de distinctions dans les principaux festivals internationaux (Source : Wikipedia, 2023; IMDb, 2025). Dès 1966, « La caza » lui vaut l’Ours d’argent du meilleur réalisateur à la Berlinale, installant une relation durable avec le festival (Source : Wikipedia, 2023). En 1981, « Deprisa, deprisa » obtient l’Ours d’or, distinction qui marque l’un des sommets de sa reconnaissance critique à l’échelle européenne (Source : Wikipedia, 2023). Saura reçoit également plusieurs Sant Jordi du meilleur film pour « La caza » (1967), « Peppermint Frappé » (1968), « El jardín de las delicias » (1972), « La prima Angélica » (1975) et « Goya en Burdeos » (2000), témoignant de la régularité de l’accueil favorable de la critique espagnole (Source : Wikipedia, 2023).

Sur le plan international, « Carmen » remporte le prix du meilleur film européen aux Bodil Awards en 1984 et le Guild Film Award – Silver du meilleur film étranger décerné par l’association allemande des cinémas d’art et essai en 1985 (Source : Wikipedia, 2023). Le film reçoit également une nomination à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, tout comme « Tango » en 1998, ce qui contribue à la visibilité de Saura auprès de l’Académie américaine (Source : Wikipedia, 2023; Britannica, 1998). En Espagne, « ¡Ay, Carmela! » lui vaut en 1991 le Goya du meilleur réalisateur et, avec Rafael Azcona, celui du meilleur scénario adapté, s’ajoutant à d’autres distinctions nationales (Source : Wikipedia, 2023). En 2004, les European Film Awards lui attribuent un prix pour l’ensemble de sa carrière, reconnaissant la place durable de son œuvre dans le cinéma européen (Source : European Film Awards, 2004; Wikipedia, 2023).

  • Ours d’argent du meilleur réalisateur, Berlin, pour « La caza » (1966) (Source : Wikipedia, 2023).
  • Ours d’or, Berlin, pour « Deprisa, deprisa » (1981) (Source : Wikipedia, 2023).
  • Prix Léon Moussinac de la critique française pour « Cría cuervos » (1977) (Source : Wikipedia, 2023).
  • Goya du meilleur réalisateur et du meilleur scénario adapté pour « ¡Ay, Carmela! » (1991) (Source : Wikipedia, 2023).
  • Prix pour l’ensemble de la carrière aux European Film Awards (2004) (Source : European Film Awards, 2004).
  • Nomination à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère pour « Carmen » (1983) et « Tango » (1998) (Source : Wikipedia, 2023; Britannica, 1998).

Films et séries réalisés par Carlos Saura

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Cría cuervos (1976) - Affiche
7.5 / 10
Cría cuervos
director
¡Ay, Carmela! (1990) - Affiche
6.7 / 10
¡Ay, Carmela!
director
Carmen (1983) - Affiche
6.6 / 10
Carmen
director
Vivre vite (1981) - Affiche
6.4 / 10
Vivre vite
director
La Chasse (1966) - Affiche
7 / 10
La Chasse
director
Noces de sang (1981) - Affiche
6.6 / 10
Noces de sang
director

Galerie photos de Carlos Saura

5 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Las paredes hablan (2023) - Affiche
2023
Le roi du monde (2021) - Affiche
2021
Goya 3 de mayo (2021) - Affiche
2021
Beyond Flamenco (2016) - Affiche
2016
Argentina (2015) - Affiche
director
2015
Flamenco Flamenco (2010) - Affiche
2010
Fados (2007) - Affiche
director
2007
Iberia (2005) - Affiche
director
2005
Le 7ème jour (2004) - Affiche
2004
Salomé (2002) - Affiche
director
2002

Le roi du monde (2021) - Affiche
screenplay
2021
Beyond Flamenco (2016) - Affiche
2016
Argentina (2015) - Affiche
writer
2015
Fados (2007) - Affiche
writer
2007
Salomé (2002) - Affiche
writer
2002
Goya en Burdeos (1999) - Affiche
1999

Lo + plus (1995) - Affiche
Inconnu
- Épisode 151 (1996)
•
S01E151
•
Lui-même – invité
- Épisode 150 (1996)
•
S01E150
•
Lui-même – invité
- Épisode 149 (1996)
•
S01E149
•
Lui-même – invité
- Épisode 148 (1996)
•
S01E148
•
Lui-même – invité
- Épisode 147 (1996)
•
S01E147
•
Lui-même – invité
1995
Ciné regards (1978) - Affiche
Inconnu
•
S01E103
•
Lui-même
1978
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Inconnu
- Épisode 20 (1978)
•
S04E20
•
Lui-même
1975
L'Appartement (1959) - Affiche
(non crédité)
1959
El proceso (1955) - Affiche
Inconnu
1955

Fados (2007) - Affiche
production design
2007
Salomé (2002) - Affiche
set designer
2002

Carmen (1983) - Affiche
choreographer
1983
Cuenca (1958) - Affiche
cinematography
1958

director of photography
1955
Carta de Sanabria (1955) - Affiche
assistant camera
1955

Las paredes hablan (2023) - Affiche
2023
L'Ombre de Goya (2022) - Affiche
2022
Goyasaurio (2021) - Affiche
Lui-même
2021
À la recherche d'Ingmar Bergman (2018) - Affiche
2018
Navajeros, censores y nuevos realizadores (2018) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2018
Saura(s) (2017) - Affiche
Lui-même
2017
Aragón rodado (2014) - Affiche
2014
Rafael Azcona (2010) - Affiche
Lui-même
2010
Crítico (2008) - Affiche
Lui-même
2008

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.