Auguste Le Breton: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Auguste Le Breton en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
15
œuvres recensées
15 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1955
- Dernière année recensée
- 1982
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Auguste Le Breton, né Auguste Montfort le 18 février 1913 à Lesneven dans le Finistère, s’impose d’abord comme romancier de polars avant de devenir une figure centrale du cinéma policier français d’après-guerre (Source : Wikipédia, 2006). Ses premiers romans, ancrés dans l’univers du milieu, s’attachent à décrire les réseaux criminels, les codes de l’argot et les logiques de survie propres au petit banditisme (Source : Polars Pourpres, 2023). Dès le début des années 1950, ses textes retiennent l’attention des producteurs et réalisateurs qui identifient dans sa prose une matière immédiatement transposable à l’écran, tant par la structure narrative que par la précision des atmosphères (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020). Cette convergence entre écriture romanesque et potentiel cinématographique ouvre à l’auteur un nouveau champ d’activité, celui de l’adaptation et du travail de scénariste-dialoguiste (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020). En parallèle, il poursuit une œuvre littéraire marquée par une exploration systématique de la langue populaire et des marges urbaines, ce qui renforce sa position de spécialiste du polar français contemporain (Source : La Mare aux Diables, s.d.).
Passage au cinéma et premières adaptations
Entre 1953 et 1958, plusieurs romans d’Auguste Le Breton sont rapidement portés à l’écran, inaugurant une période où l’auteur devient un interlocuteur régulier des producteurs et des metteurs en scène (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020). La sortie en 1955 de « Du rififi chez les hommes », réalisé par Jules Dassin et adapté de son roman, marque un tournant : le film s’impose comme un jalon du film noir français et assoit durablement la réputation de son univers narratif auprès du public et des professionnels (Source : Wikipédia, 2013). La même année, « Razzia sur la chnouf » d’Henri Decoin, également tiré d’un roman de Le Breton, confirme cette dynamique et installe durablement le lien entre son écriture et le polar cinématographique (Source : Wikipédia, 2006). Pour « Razzia sur la chnouf », il participe à l’adaptation, signe les dialogues et effectue une brève apparition à l’image, même si le jeu d’acteur ne figure pas au centre de ses préoccupations (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020). Cette période voit ainsi l’installation progressive d’un système dans lequel ses livres alimentent les scénarios, tandis que sa participation aux dialogues accentue la fidélité du ton et du vocabulaire de la rue (Source : Wikipédia, 2013).
Travail de scénariste et collaborations majeures
Au milieu des années 1950, Auguste Le Breton élargit son rôle, passant de simple auteur adapté à celui de scénariste et dialoguiste à part entière (Source : Wikipédia, 2013). En 1956, il écrit les dialogues du film « Bob le flambeur » réalisé par Jean-Pierre Melville, collaboration qui associe sa connaissance du milieu du jeu et de la pègre au regard formel du cinéaste sur le film noir urbain (Source : Wikipédia, 2013). Le Breton relate lui-même avoir été sollicité par Melville pour concevoir l’histoire d’un joueur compulsif, construisant le personnage de Bob et façonnant une figure de truand marqué par la passion du jeu (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020). Cette coopération s’inscrit dans une série de rencontres importantes : Le Breton souligne le style méticuleux de Jacques Becker, avec lequel il envisagea de travailler après la parution de son dictionnaire d’argot « Langue verte et noirs desseins », même si le projet commun n’aboutira pas en raison de la disparition du cinéaste (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020). Par ailleurs, il collabore avec Marcel Carné autour du scénario « Les Fauves », écrit en trois mois avec René Wheeler, projet qui restera cependant à l’état de scénario non réalisé malgré un travail poussé sur les dialogues et la construction (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020).
Filmographie marquante et polar français
La filmographie liée à Auguste Le Breton s’articule autour de plusieurs titres qui s’imposent dans l’histoire du polar français des années 1950 et 1960 (Source : Wikipédia, 2013). « Razzia sur la chnouf » (1955) d’Henri Decoin, « Rififi » ou « Du rififi chez les hommes » (1955) de Jules Dassin, ainsi que « La Loi des rues » (1956) de Ralph Habib, participent à la constitution d’un cycle de films centrés sur les organisations criminelles, la drogue et les braquages (Source : Wikipédia, 2013). « Le rouge est mis » (1957), mis en scène par Gilles Grangier avec Jean Gabin, prolonge cette veine en combinant récit de braqueurs et observation d’un quotidien double, entre façade respectable et activité délictueuse (Source : AlloCiné, s.d.). Quelques années plus tard, « Du rififi à Tokyo » (1963) réalisé par Jacques Deray illustre la volonté de déplacer les codes du film de casse dans un contexte international, Le Breton étant à l’origine du scénario avant que José Giovanni n’intervienne pour le remaniement final (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020). En 1966, « Brigade antigangs » de Bernard Borderie, coadapté par Le Breton, témoigne de son ancrage dans un cinéma qui met en scène l’affrontement entre groupes criminels et forces de l’ordre, au sein d’un dispositif narratif qui reste fidèle à ses thématiques récurrentes (Source : Wikipédia, 2013).
- « Razzia sur la chnouf » (Henri Decoin, 1955), adaptation du roman éponyme d’Auguste Le Breton (Source : Wikipédia, 2006).
- « Du rififi chez les hommes / Rififi » (Jules Dassin, 1955), adapté de son roman (Source : Wikipédia, 2013).
- « La Loi des rues » (Ralph Habib, 1956), tiré de son œuvre (Source : Wikipédia, 2013).
- « Le rouge est mis » (Gilles Grangier, 1957), film policier avec Jean Gabin (Source : AlloCiné, s.d.).
- « Du rififi chez les femmes » (Alex Joffé, 1959), inscrit dans la continuité de l’univers « Rififi » (Source : Wikipédia, 2013).
- « Rififi à Tokyo » (Jacques Deray, 1963), scénario initial de Le Breton (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020).
- « Brigade antigangs » (Bernard Borderie, 1966), coadaptation et dialogues d’Auguste Le Breton (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020).
- « Le clan des siciliens » (Henri Verneuil, 1969), issu de son roman et compté parmi ses adaptations majeures (Source : Wikipédia, 2013).
Écriture, argot et contribution aux dialogues
Au-delà des intrigues, la contribution d’Auguste Le Breton se distingue par un travail approfondi sur la langue, en particulier l’argot et les tournures issues du milieu (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020). La publication de « Langue verte et noirs desseins », dictionnaire d’argot, témoigne de cette volonté de fixer et d’ordonner un vocabulaire circulant dans les sphères populaires et criminelles, que l’auteur mobilise ensuite dans ses romans comme dans ses dialogues de films (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020). Dans les années 1950 et 1960, il devient ainsi un dialoguiste recherché, capable de produire des répliques qui s’intègrent au réalisme recherché par les cinéastes du polar français (Source : Wikipédia, 2013). Ses collaborations avec Jean-Pierre Melville sur « Bob le flambeur » illustrent l’importance de ce travail de langage, l’écriture des scènes de jeu et des échanges entre truands s’appuyant sur un lexique précis et un rythme oral maîtrisé (Source : Wikipédia, 2013). Cette dimension linguistique se poursuit plus tard dans des projets de scénarios originaux ou d’adaptations, y compris ceux qui ne parviennent pas au stade du tournage, comme « Les Fauves », confirmant la place centrale de la parole et de l’argot dans sa contribution au cinéma (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020).
Projets ultérieurs, prolongements et postérité
Après l’intense période d’adaptations des années 1950 et 1960, Auguste Le Breton continue d’alimenter le cinéma par ses romans, qui restent une source régulière pour des projets de films (Source : Wikipédia, 2013). Son œuvre « Le clan des siciliens » donnera lieu en 1969 au film éponyme d’Henri Verneuil, réunissant notamment des figures majeures du cinéma français, ce qui contribue à inscrire durablement son nom dans la mémoire du polar hexagonal (Source : Wikipédia, 2013). Par la suite, certains de ses récits sont remis à l’honneur, comme « Les Hauts murs », roman dont l’adaptation cinématographique sort en 2008 sous la direction de Christian Faure, près d’une décennie après la disparition de l’écrivain (Source : Wikipédia, 2013). Le Breton a aussi un temps envisagé de mettre lui-même en scène ses romans, préparant des synopsis et des adaptations, avant de laisser ces projets en suspens pour se consacrer à de nouvelles histoires (Source : Site officiel Auguste Le Breton, 2020). Sa trajectoire, qui relie étroitement pratique romanesque, écriture de scénarios et élaboration de dialogues, le place aujourd’hui parmi les auteurs dont l’empreinte sur le polar français se mesure autant en librairie que dans l’histoire du cinéma (Source : Wikipédia, 2013).
Films et séries écrits par Auguste Le Breton
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Galerie photos de Auguste Le Breton
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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