Ching Miao: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ching Miao en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
171
œuvres recensées
171 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 1985
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1963, les studios Shaw Brothers engagent Ching Miao après son arrivée à Hong Kong. L’acteur, né le 15 mars 1913 à Jinan, dans le Shandong, a déjà traversé plusieurs mondes avant de trouver là un terrain de jeu durable. Son nom apparaît aussi sous les formes 井淼, Cheng Miu, Jing Miao, Tsen Miao et Tseng Miao.
Des beaux-arts à la scène
En 1933, Ching Miao étudie les beaux-arts à Shanghai. Il retourne ensuite à Jinan, où il forme une troupe de théâtre qui joue des pièces patriotiques. Cette première activité lui donne un ancrage scénique avant les plateaux de cinéma.
En 1949, il se réfugie à Taïwan avec sa famille, dont sa fille Ching Li, qui deviendra elle aussi actrice. Il y prend part à plusieurs films et à des spectacles sur scène. L’installation à Taïwan précède de loin son entrée chez Shaw Brothers et fixe un axe géographique qui restera lié à sa fin de vie.
La période qui s’ouvre alors le voit passer d’un théâtre patriotique à des emplois d’écran plus réguliers. Dès lors, son nom circule dans des productions de langue chinoise où il tient souvent des rôles d’autorité, de père, de chef ou de dignitaire.
Chez Shaw Brothers, les pères, les maîtres, les chefs
En 1963, « The Love Eterne » le place dans le rôle du père de Ying-tai. L’année suivante, « The Story of Sue San » lui confie le ministre Wang Chiung. Deux emplois qui installent une présence immédiatement lisible dans des récits de studio très codés.
Dans « Sons of Good Earth » en 1965, il joue un officier japonais. « The Devil's Mirror », en 1968, le montre chef du clan du Lion d’Or. La décennie se poursuit avec « Killers Five » et « Dead End » en 1969, puis « Heads for Sale » en 1970.
La même période le retrouve dans « Duel aux poings » en 1971, où il est le père de Fan Ke, puis dans « La Légende du lac » en 1972 et « Frères de sang » en 1973, où il joue un juge. À cette époque, Ching Miao s’inscrit dans un cinéma de genres où les rôles d’encadrement et de commandement reviennent souvent à son nom.
Le temps des films de sabre
En 1974, il apparaît dans « La Brute, le Colt et le Karaté » d’Antonio Margheriti. L’année 1976 le ramène à des récits de clans avec « La Guerre des clans », où il est Hsien Lung, puis avec « Le Sabre infernal », dans le rôle du chef du clan Wutang. Cette même année, « The Web of Death » s’ajoute à une filmographie déjà très fournie.
En 1977, « Le Poignard volant » lui donne l’abbé de Shaolin, « Le Tigre de jade » le place dans un nouveau récit d’arts martiaux, et « Le Complot des clans » complète la série. La même saison, il est aussi le Keeper Shih Wang-Sun dans « Death Duel ».
L’année 1978 prolonge cet ensemble avec « La Mante religieuse », où il joue Wai Jing Yuan, père de Wai Fung, puis avec « La Fureur Shaolin », où il devient Master Zhu Ming. Il apparaît encore dans « Heaven Sword and Dragon Sabre », « Heaven Sword and Dragon Sabre 2 » et « Shaolin contre Ninja », où il est le père de Ho To.
La décennie 1980, entre maître de clan et patriarche
En 1979, « Jue dai shuang jiao » lui confie le docteur Wan Chuen Liu. Quatre ans plus tard, « Buddha's Palm » le montre patriarche de la famille Liu, tandis que « The Emperor and His Brother » le place dans un poste de gouverneur. Ces emplois prolongent une présence déjà installée dans des récits hiérarchisés.
En 1982, il apparaît aussi dans « L'Île de la bête » sous les traits du prêtre Tieshan, père de Zhi, puis dans « Human Lanterns » comme invité au banquet de Fu, sans crédit à l’écran. L’année suivante, « Descendant of the sun » le retrouve en père adoptif de Shue Sang.
La période s’achève avec « The Lady Assassin » en 1983 et « Les Disciples de la 36e chambre » en 1985. Ching Miao prend sa retraite en 1984, après plus de 200 films et une centaine pour Shaw Brothers.
Une présence régulière jusqu’à la retraite
Les années Hong Kong ont fixé chez lui une manière de tenir l’espace des récits sans effet de manche. Ses emplois reviennent souvent vers les mêmes fonctions dramatiques: père, juge, ministre, chef de clan, abbé, gouverneur. Cette répétition n’a rien d’un simple effet de série.
Elle dessine une carrière au long cours dans le cinéma de studio, où la stabilité d’un type de rôle compte autant que la variété des titres. Ching Miao meurt à Taïwan en 1989.
Films et séries avec Ching Miao
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Galerie photos de Ching Miao
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