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Isabelle Corey - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
18
Né
29/05/1939
Décédé
06/02/2011 (71 ans)

Isabelle Corey: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Isabelle Cornet

Repères de carrière

La carrière de Isabelle Corey en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

17

œuvres recensées

17 films · 0 séries

Première année recensée
1956
Dernière année recensée
1966

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Isabelle Corey naît le 29 mai 1939 à Metz et s’impose d’abord comme mannequin avant de se tourner vers le cinéma, travaillant à Paris pour des titres de la presse féminine tels que Jardin des Modes, Elle et Madame Figaro en tant que jeune modèle dans les années 1950 (Source : IMDb, 2011 ; Wikipedia, 2008). Découverte alors qu’elle vit dans le Quartier latin par le réalisateur Jean-Pierre Melville, elle se voit proposer le rôle principal féminin de son film noir Bob le flambeur, tourné au milieu des années 1950 (Source : IMDb, 2011 ; Wikipedia, 2008). Cette entrée directement par un premier rôle dans un long métrage de fiction l’inscrit d’emblée dans un univers de cinéma d’auteur, à la charnière entre le polar classique et les prémices esthétiques de la Nouvelle Vague française (Source : Wikipedia, 2008). Parallèlement à ce passage du mannequinat à l’écran, elle s’oriente rapidement vers une carrière presque exclusivement cinématographique, sans activité théâtrale ou télévisuelle documentée dans les principales bases de données professionnelles (Source : Unifrance, 2011 ; IMDb, 2011). Au tournant de la décennie, elle commence à travailler de plus en plus fréquemment en Italie, choisissant de développer sa carrière dans l’industrie transalpine au sein de productions commerciales et d’auteurs, dans des genres variés comme le mélodrame, la comédie ou le péplum (Source : IMDb, 2011 ; MUBI, 2024).

Révélation avec “Bob le flambeur”

Le film Bob le flambeur, réalisé par Jean-Pierre Melville et sorti en 1956, constitue le point de départ de la carrière d’Isabelle Corey au cinéma, où elle interprète le personnage d’Anne aux côtés de Roger Duchesne dans un récit centré sur le milieu du jeu et du banditisme parisien (Source : Wikipedia, 2008 ; IMDb, 2011). Tourné en décors naturels à Montmartre et dans les rues de Paris, le film est souvent cité comme un jalon important du film noir français, annonçant par certains aspects formels la liberté de ton de la Nouvelle Vague (Source : Wikipedia, 2008). La présence de Corey dans ce rôle de jeune femme entraînée dans un projet de casse lui permet de se démarquer par une silhouette de personnage associée à une certaine modernité urbaine et à un registre de séduction, ce qui orientera plusieurs des propositions qui lui seront faites par la suite dans des productions françaises et italiennes (Source : European Film Star Postcards, 2019 ; IMDb, 2011). Cette même période l’installe dans un réseau de collaborations avec des cinéastes intéressés par de nouveaux visages, à l’image de Melville qui cherche alors à renouveler l’iconographie féminine de ses films (Source : European Film Star Postcards, 2019). Bob le flambeur reste rétrospectivement l’un de ses titres les plus cités et le film auquel son nom demeure le plus durablement associé dans les rééditions, programmations de cinémathèques et rétrospectives consacrées au film noir français d’après-guerre (Source : Rotten Tomatoes, 2015 ; MUBI, 2024).

Collaboration avec Roger Vadim et cinéma français des années 1950

En 1956, Isabelle Corey apparaît dans Et Dieu… créa la femme, réalisé par Roger Vadim, où elle tient le rôle de Lucienne aux côtés de Brigitte Bardot dans un drame tourné à Saint-Tropez qui marque fortement le paysage cinématographique français de la fin de la décennie (Source : IMDb, 2011 ; Rotten Tomatoes, 2015). Le film, produit dans le contexte d’un cinéma populaire en quête de nouveaux modèles de féminité, bénéficie d’une large diffusion internationale et contribue à accroître la visibilité de l’ensemble des interprètes du casting, dont Corey au sein d’un second rôle féminin marquant (Source : Rotten Tomatoes, 2015 ; Wikipedia, 2008). La même année, sa participation à ce projet de Vadim, en parallèle de son rôle principal chez Melville, souligne l’ancrage de sa trajectoire dans un cinéma français en transition, entre productions de genre et récits plus centrés sur les rapports de désir et de pouvoir (Source : Wikipedia, 2008 ; IMDb, 2011). Ces collaborations successives avec deux cinéastes aux approches très différentes illustrent la diversité des univers dans lesquels elle s’inscrit dès ses débuts, du film noir au drame sensuel situé dans une petite ville du littoral méditerranéen (Source : European Film Star Postcards, 2019). Elles configurent également l’image professionnelle qui lui sera associée par la suite, l’amenant à être sollicitée pour des rôles de jeunes femmes en marge ou en rupture dans divers contextes narratifs (Source : IMDb, 2011 ; Unifrance, 2011).

Installation en Italie et carrière transalpine

Après ses premiers films français, Isabelle Corey oriente rapidement sa carrière vers l’Italie et s’y installe à Rome, intégrant un système de production très actif où elle tourne de manière régulière à la fin des années 1950 et au début des années 1960 (Source : IMDb, 2011 ; European Film Star Postcards, 2019). Elle travaille alors pour des producteurs et réalisateurs italiens de premier plan et se retrouve distribuée dans des films aux genres variés allant du mélodrame au film historique, en passant par la comédie sentimentale et le péplum, dans un contexte de coproductions fréquentes entre l’Italie, la France et d’autres pays européens (Source : IMDb, 2011 ; MUBI, 2024). Cette installation romaine lui permet de collaborer avec des personnalités majeures du cinéma italien, parmi lesquelles Mauro Bolognini, Vittorio De Sica, Marcello Mastroianni, Alberto Sordi, Dino De Laurentiis, Roberto Rossellini et Martine Carol, ces noms apparaissant dans sa filmographie en lien avec les productions auxquelles elle prend part (Source : IMDb, 2011). En parallèle de ces collaborations, elle occupe des rôles souvent secondaires mais bien identifiés, inscrits dans un tissu de personnages féminins entourant les protagonistes masculins principaux, ce qui correspond à une structure fréquente dans les films de cette période (Source : IMDb, 2011 ; MUBI, 2024). Sa carrière italienne se déploie ainsi sur une durée resserrée, concentrée sur la seconde moitié des années 1950 et le tout début des années 1960, avant qu’elle ne se retire progressivement des plateaux de tournage (Source : European Film Star Postcards, 2019 ; Unifrance, 2011).

Films marquants et rôles notables

Au fil de sa filmographie, plusieurs titres se détachent par leur visibilité critique ou leur diffusion internationale, constituant un ensemble de films régulièrement cités dans les bases de données spécialisées (Source : IMDb, 2011 ; Rotten Tomatoes, 2015). Outre Bob le flambeur et Et Dieu… créa la femme, elle apparaît dans le film italien Souvenirs d’Italie / It Happened in Rome en 1957, où elle interprète Josette dans un récit situé entre comédie romantique et chronique de voyage (Source : IMDb, 2011 ; Rotten Tomatoes, 2015). Elle joue également dans La ragazza della salina / Sand, Love and Salt (1957), sous la direction de František Čáp, dans le rôle de Marina, au sein d’un film mêlant mélodrame et décor maritime (Source : Wikipedia, 2008 ; IMDb, 2011). À la fin de la décennie, elle figure dans L’amico del giaguaro / The Friend of the Jaguar (1959) dans le rôle de Marisa, puis dans Judith et Holopherne / Head of a Tyrant (1959), où elle incarne Giuditta dans un contexte de relecture historique et biblique (Source : IMDb, 2011). Elle tourne enfin dans plusieurs productions de 1960 et 1961, notamment Vacanze in Argentina, From a Roman Balcony, Le dernier des Vikings / The Last of the Vikings, Le gladiateur invincible / The Invincible Gladiator, ainsi que Vanina Vanini / The Betrayer, où son nom apparaît au générique dans des emplois souvent associés à des personnages féminins de l’entourage dramatique principal (Source : IMDb, 2011 ; MUBI, 2024).

  • Bob le flambeur, rôle d’Anne, réalisation Jean-Pierre Melville, France, 1956 (Source : IMDb, 2011 ; Wikipedia, 2008)
  • Et Dieu… créa la femme, rôle de Lucienne, réalisation Roger Vadim, France, 1956 (Source : IMDb, 2011 ; Rotten Tomatoes, 2015)
  • Souvenirs d’Italie / It Happened in Rome, rôle de Josette, Italie, 1957 (Source : IMDb, 2011)
  • La ragazza della salina / Sand, Love and Salt, rôle de Marina, Italie, 1957 (Source : IMDb, 2011 ; Wikipedia, 2008)
  • L’amico del giaguaro / The Friend of the Jaguar, rôle de Marisa, Italie, 1959 (Source : IMDb, 2011)
  • Judith et Holopherne / Head of a Tyrant, rôle de Giuditta, Italie, 1959 (Source : IMDb, 2011)
  • Le dernier des Vikings / The Last of the Vikings, rôle de Hilde, Italie, 1961 (Source : IMDb, 2011)
  • Le gladiateur invincible / The Invincible Gladiator, rôle de Sira, Italie/Espagne, 1961 (Source : IMDb, 2011)
  • Vanina Vanini / The Betrayer, rôle de Clelia, réalisation Roberto Rossellini, Italie, 1961 (Source : IMDb, 2011 ; European Film Star Postcards, 2019)

Collaborations et position dans le paysage cinématographique

La trajectoire d’Isabelle Corey se caractérise par une série de collaborations avec des réalisateurs et des acteurs installés au cœur des industries française et italienne des années 1950 et 1960 (Source : IMDb, 2011 ; MUBI, 2024). En France, la rencontre avec Jean-Pierre Melville puis la participation au film de Roger Vadim l’inscrivent dans une génération d’interprètes associée à des cinéastes qui renouvellent les formes du récit criminel et du mélodrame érotisé (Source : Wikipedia, 2008 ; European Film Star Postcards, 2019). En Italie, sa présence au casting de films produits ou interprétés par des figures comme Dino De Laurentiis, Vittorio De Sica, Marcello Mastroianni, Alberto Sordi ou Martine Carol situe sa carrière dans un réseau de collaborations où se croisent cinéma d’auteur et cinéma de divertissement (Source : IMDb, 2011). Cette position lui confère un profil d’actrice circulant entre plusieurs registres de jeu et plusieurs modèles nationaux de production, dans un moment d’intense circulation des talents entre la France et l’Italie (Source : MUBI, 2024 ; Unifrance, 2011). Sa filmographie, concentrée sur une dizaine d’années, reste fréquemment invoquée dans les études et réévaluations du cinéma européen de l’après-guerre, en particulier lorsqu’il est question des figures féminines associées aux genres du film noir, du mélodrame italien et du péplum (Source : European Film Star Postcards, 2019 ; Rotten Tomatoes, 2015).

Fin de carrière et postérité filmographique

Les principales bases de données cinématographiques situent la fin de l’activité d’Isabelle Corey au début des années 1960, son dernier film étant généralement identifié comme Vanina Vanini / The Betrayer, réalisé par Roberto Rossellini et sorti en 1961 (Source : European Film Star Postcards, 2019 ; IMDb, 2011). À partir de cette date, aucune nouvelle participation à des longs métrages de fiction n’est répertoriée, ce qui inscrit sa carrière dans une temporalité brève mais suffisamment dense pour marquer l’histoire du cinéma français et italien de la période (Source : IMDb, 2011 ; Unifrance, 2011). Ses films continuent de circuler au fil des restaurations, éditions vidéo et programmations de festivals, Bob le flambeur et Et Dieu… créa la femme apparaissant régulièrement dans les sélections de classiques du cinéma européen des années 1950 (Source : Rotten Tomatoes, 2015 ; MUBI, 2024). L’actrice disparaît le 6 février 2011 à Crozon, en France, selon les notices biographiques publiées dans les bases de données internationales, ce qui donne lieu à quelques rappels de son parcours dans les espaces spécialisés consacrés au cinéma de patrimoine (Source : IMDb, 2011 ; Wikidata, 2011). Sa postérité professionnelle se mesure aujourd’hui principalement à travers la redécouverte de ses rôles dans les films de Melville et de Vadim, ainsi qu’à travers son inscription dans les filmographies italiennes de la fin des années 1950 et du début des années 1960 (Source : European Film Star Postcards, 2019 ; MUBI, 2024).

Films et séries avec Isabelle Corey

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Bob le flambeur (1956) - Affiche
7.3 / 10
Bob le flambeur
Anne
Les Jeunes Maris (1958) - Affiche
6.1 / 10
Les Jeunes Maris
Laura
L'Esclave d'Orient (1958) - Affiche
7.4 / 10
L'Esclave d'Orient
Lerna
Adorabili e bugiarde (1958) - Affiche
6 / 10
Adorabili e bugiarde
Anna Pelti
Souvenir d'Italie (1957) - Affiche
5.8 / 10
Souvenir d'Italie
Josette

Galerie photos de Isabelle Corey

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Vacanze in Argentina (1966) - Affiche
Anna Ripamonti
1966
Vanina Vanini (1961) - Affiche
1961
Adorabili e bugiarde (1958) - Affiche
1958
Vacanze a Ischia (1957) - Affiche
Caterina Lisotto
1957

Cinépanorama (1956) - Affiche
Elle-même
1956

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Vittorio De Sica - Photo
Vittorio De Sica
1901–1974
Walter Chiari - Photo
Walter Chiari
1924–1991
Paolo Stoppa - Photo
Paolo Stoppa
1906–1988
Enrico Glori - Photo
Enrico Glori
1901–1966