Paolo Stoppa: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Paolo Stoppa en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
169
œuvres recensées
166 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1935
- Dernière année recensée
- 1982
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1934, Paolo Stoppa entre durablement dans le théâtre romain, après des débuts sur scène en 1927 et des premiers films tournés dès 1932. Né à Rome le 6 juin 1906, il traverse ensuite le cinéma italien de l’après-guerre jusqu’aux années 1980, tout en prêtant aussi sa voix à des acteurs étrangers dans le doublage italien.
Théâtre romain et premiers rôles
En 1927, Paolo Stoppa débute comme acteur de théâtre dans un théâtre de Rome. À partir de 1934, il travaille dans des troupes qui le mènent jusqu’au Teatro Eliseo, où il joue de 1938 à 1940.
Ces années de scène le placent au contact de répertoires classiques et modernes. Il y interprète des personnages qui l’éloignent du simple emploi de composition et l’installent dans un travail régulier, nourri par le texte et la direction d’acteurs.
Le cinéma suit de près. Dès 1932, il commence à tourner, puis apparaît dans « Il re Burlone » d’Enrico Guazzoni en 1936, « La dama bianca » de Mario Mattoli en 1938, « Un mare di guai » de Carlo Ludovico Bragaglia la même année, et « Un'avventura di Salvator Rosa » d’Alessandro Blasetti en 1939.
Le tournant d’après-guerre
Après la Seconde Guerre mondiale, la rencontre avec Luchino Visconti change la place de Paolo Stoppa dans le paysage italien. Avec Rina Morelli, il forme un trio appelé à porter des adaptations de Tchekhov, Shakespeare et Goldoni.
Cette association passe par des œuvres de répertoire et fixe une méthode de travail fondée sur l’ensemble plutôt que sur l’éclat isolé. Elle s’appuie sur des mises en scène qui font dialoguer les écritures européennes avec une précision de troupe.
Sur l’écran, l’après-guerre ouvre une période plus dense. Il apparaît dans « Fumerie d'opium » de Raffaello Matarazzo en 1947, « Che tempi! » de Giorgio Bianchi en 1948, « Le Fils de d'Artagnan » de Riccardo Freda en 1949, puis « La Beauté du diable » de René Clair en 1950 et « Fra Diavolo » de Mario Soldati la même année.
Les années 1950, entre Italie et France
En 1951, Paolo Stoppa joue dans « Miracle à Milan » de Vittorio De Sica, puis dans « Le Petit Monde de don Camillo » de Julien Duvivier, où il tient le rôle de Marchetti. L’année suivante, il participe à « Le Retour de don Camillo », toujours pour Duvivier, à « Heureuse Époque » d’Alessandro Blasetti, à « Les Sept Péchés capitaux » dans le segment « L'Avarice et la colère » d’Eduardo De Filippo, à « Violence charnelle » de Leonardo Cortese, à « Les Belles de nuit » de René Clair et à « Une femme pour une nuit » de Mario Camerini.
La décennie suivante le retrouve dans des productions plus nombreuses, souvent liées à des cinéastes qui reviennent vers lui. En 1953, il apparaît dans « Les Héros du dimanche » de Mario Camerini, « Puccini » de Carmine Gallone, « Les Coupables » de Luigi Zampa, « L'Ennemi public n° 1 » d’Henri Verneuil, « Station Terminus » de Vittorio De Sica, « La Maison du silence » de Georg Wilhelm Pabst et « Il n'est jamais trop tard » de Filippo Walter Ratti.
En 1954, il joue dans « L'Or de Naples » de Vittorio De Sica, « Le Comte de Monte-Cristo » de Robert Vernay, « Au soir de la vie » de Piero Tellini et « La Maison du souvenir » de Carmine Gallone, où il incarne Giovanni Ricordi. L’année suivante, il est dans « La Belle de Rome » de Luigi Comencini, « Par-dessus les moulins » de Mario Camerini et « La Chasse aux maris » de Luigi Zampa.
Visconti, De Sica, Leone
L’année 1959 le place dans « La Loi » de Jules Dassin, sous les traits de Tonio. Trois ans plus tard, il retrouve un cinéma italien de premier plan avec « Rocco et ses frères » de Luchino Visconti, où il joue Cerri, puis « Boccace 70 » en 1962, dans le segment « Il lavoro », comme Lawyer Alcamo, rôle non crédité.
En 1963, il enchaîne « Le Guépard » de Visconti, dans le rôle de Don Calogero Sedara, et « Le Jour le plus court », où il est le père de Dino. L’année suivante, il joue le professeur Gaetano dans « Un monsieur de compagnie » de Philippe de Broca et le pape Alexandre III dans « Becket » de Peter Glenville.
La présence de Sergio Leone en 1968 lui offre « Il était une fois dans l'Ouest », où il interprète Sam. La même période le voit dans « Le renard s'évade à trois heures » en 1966, puis dans « Les bidasses s'en vont en guerre » de Claude Lelouch en 1974, comme Le Colonel.
Télévision, doublage et dernières années
En 1960, Paolo Stoppa fait ses débuts à la télévision dans la série dramatique Vita col padre e con la madre. Dans les années 1970, il atteint un plus large public italien grâce aux adaptations des romans policiers de Friedrich Dürrenmatt, Il giudice e il suo boia et Il sospetto, puis aux œuvres d’Augusto De Angelis.
Le doublage occupe aussi une place durable. Dans les années 1930, il commence cette activité comme voix italienne de Fred Astaire, puis double Richard Widmark, Kirk Douglas et Paul Muni. Ce travail parallèle accompagne l’ensemble de sa carrière d’acteur sans la détourner de la scène ni du cinéma.
Il joue encore dans « Tous mes amis, deuxième partie » en 1982, dernière date citée parmi ses rôles au cinéma. Paolo Stoppa meurt à Rome le 1er mai 1988, à l’âge de 81 ans, et est enterré au cimetière communal monumental de Campo Verano.
Films et séries avec Paolo Stoppa
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Galerie photos de Paolo Stoppa
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