Walter Chiari: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Walter Chiari en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
116
œuvres recensées
111 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1947
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1951, Luchino Visconti retient Walter Chiari pour « Bellissima », où il apparaît aux côtés d’Anna Magnani. Le nom de Walter Chiari circule déjà dans le cinéma italien depuis quelques années, et cette présence chez Visconti installe un visage que le public français retrouvera ensuite dans plusieurs coproductions. Né à Vérone en 1924, mort à Milan en 1991, l’acteur est aussi identifié sous les noms de Walter Annichiarico et W. Chiari.
Walter Chiari, de Vérone à Milan
Walter Michele Armando Annicchiarico naît le 8 mars 1924 à Vérone. La ville du Veneto reste la seule donnée de naissance conservée ici, mais elle suffit à situer une arrivée au monde dans l’Italie d’avant-guerre. Il meurt le 20 décembre 1991 à Milan, à 67 ans.
L’activité de Walter Chiari est signalée à partir de 1946. La liste de ses fonctions mentionne aussi l’animation télévisée, l’humour, l’écriture de scénario, la réalisation et la musique. Ce faisceau de métiers dessine un profil large, sans qu’il soit nécessaire d’aller au-delà de ce que ses crédits attestent.
Le nom de Walter Annichiarico apparaît dans plusieurs sources sous la forme abrégée W. Chiari. Cette identité scénique accompagne une présence durable dans le cinéma italien d’après-guerre, puis dans des productions françaises ou anglo-saxonnes où il tient parfois des seconds rôles, parfois des rôles plus exposés.
Les années 1950, des comédies italiennes aux coproductions
En 1948, Walter Chiari figure au générique de « Che tempi! » de Giorgio Bianchi et de « Totò au Tour d’Italie » de Mario Mattoli. Dès ces premiers titres, il croise un cinéma de comédie très lié aux rythmes populaires italiens. La même période le voit passer chez Mario Mattoli à plusieurs reprises, dans « L'inafferrabile 12 » en 1950 puis « Era lui... sì! sì! » en 1951.
L’année 1951 l’amène aussi vers « Bellissima » de Luchino Visconti, puis vers « Arrivano i nostri ». En 1952, il joue dans « Il Sogno di Zorro » de Mario Soldati, dans « Vendetta... sarda », et dans « Viva il cinema! ». Il apparaît la même année dans « La Minute de vérité » de Jean Delannoy, où il figure simplement parmi les clients d’un cabaret.
Cette décennie le mène vers d’autres cinéastes français et américains installés en Europe. Il est de « Le Village magique » de Jean-Paul Le Chanois en 1955, de « Nana » de Christian-Jaque la même année, puis de « Je suis un sentimental » de John Berry. En 1957, Mark Robson lui donne « The Little Hut »; l’année suivante, Otto Preminger le choisit pour « Bonjour tristesse », où il interprète Pablo. Il revient en 1959 dans « Les Surprises de l'amour » de Luigi Comencini.
Années 1960, entre Italie, France et cinéma international
Au début des années 1960, Walter Chiari rejoint « Ces sacrées Romaines » de Giorgio Simonelli, où il joue Cassio, puis « Un mandarino per Teo ». En 1962, il figure dans « Due contro tutti » d’Alberto De Martino et Antonio Momplet, et dans « Copacabana Palace » de Steno, où il tient le rôle d’Ugo.
L’année 1963 concentre plusieurs apparitions. Il est de « L'attico » de Gianni Puccini, de « Le Jour le plus court » de Sergio Corbucci, où il joue l’avocat de la défense, de « La rimpatriata » de Damiano Damiani et de « Obiettivo ragazze » de Mario Mattoli. Il figure encore dans « Gli onorevoli », toujours chez Corbucci. Cette même année, il rejoint « Les Motorisées ».
En 1965, Orson Welles le distribue dans « Falstaff », où il prend le nom de Monsieur Silence. Walter Chiari se retrouve aussi dans « A l'italienne », segment « 1 'Usi e costumi', episode 3 », puis dans « Le Corniaud », sans crédit au générique. En 1966, Alessandro Blasetti lui confie « Moi, moi, moi et les autres », et Michael Powell le choisit pour « They're a Weird Mob », où il interprète Nino Culotta. Deux ans plus tard, il est Paolo dans « Caprice à l'italienne ».
Derniers films et prolongements
La fin des années 1960 et le début de la décennie suivante le voient rester présent dans des productions très différentes. En 1969, il joue Angelo Pincelli dans « Gonflés à bloc » de Ken Annakin. En 1972, Terence Young le distribue dans « Cosa Nostra », où il incarne Dominick Petrilli, dit « Gap ». Deux ans plus tard, il apparaît dans « Zig-Zig » de László Szabó, sous le nom de Walter, le clochard, puis dans « Amore mio non farmi male » de Vittorio Sindoni, où il joue Paolo De Simone.
Un film biographique réalisé par Enzo Monteleone, « Walter Chiari - Fino all'ultima risata », est annoncé en 2012. Le titre seul rappelle combien le nom de Walter Chiari reste attaché à une certaine mémoire du cinéma italien, depuis les comédies des années 1940 jusqu’aux productions internationales des décennies suivantes.
Walter Chiari est enterré au Cimetière monumental de Milan. Sa filmographie mentionne des apparitions chez Mario Mattoli, Luchino Visconti, Otto Preminger, Sergio Corbucci, Orson Welles et Michael Powell, une série de noms qui suffit à mesurer la circulation d’un acteur italien dans plusieurs cinémas européens du XXe siècle.
Films et séries avec Walter Chiari
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Personnalités en relation
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