Eduard von Winterstein: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Eduard von Winterstein en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
174
œuvres recensées
174 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1910
- Dernière année recensée
- 1960
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1913, Eduard von Winterstein entre dans le cinéma muet après une première partie de vie passée sur scène. Né à Vienne le 1 août 1871, mort à Berlin le 22 juillet 1961, il traverse plus d’un demi-siècle de représentation allemande, du théâtre de prestige aux plateaux des studios. Son nom apparaît très tôt dans des productions qui lui confient juges, officiers, directeurs ou médecins, des rôles de maintien qui cadrent avec son profil d’interprète.
Des scènes berlinoises au cinéma muet
Eduard Clemens Franz von Wangenheim, devenu Eduard von Winterstein, fait ses débuts en 1889. À partir de 1895, il joue sur des scènes berlinoises comme le Deutsches Theater et le Théâtre Schiller. Cette présence au théâtre s’inscrit avant son passage à l’écran, ouvert en 1913. Le cinéma muet l’emploie vite dans des productions de premier plan, parmi lesquelles « Märtyrerin der Liebe » de Rudolf Biebrach en 1915, puis « Nerven » et « Opium » de Robert Reinert en 1919.
Cette même année, il apparaît dans « Passion » d’Ernst Lubitsch. L’année suivante, « Der Reigen » de Richard Oswald l’installe dans un cinéma d’adaptation littéraire. En 1921, il joue dans « Hamlet » de Svend Gade et Heinz Schall, puis dans « Danton » de Dimitri Buchowetzki. La même saison, Fritz Lang lui confie le calife dans « Les Trois Lumières », tourné sous le titre allemand « Der müde Tod ».
À cette époque, il enchaîne avec « Fridericus Rex » d’Arzén von Cserépy, « La Terre qui flambe » de Friedrich Wilhelm Murnau en 1922, puis « Guillaume Tell » en 1923 et « Garragan » en 1924. Ces titres le placent dans une production allemande encore marquée par les grandes fresques historiques et les adaptations de répertoire.
Les années 1920, entre drame et autorité
En 1926, Eduard von Winterstein joue dans « Die Gesunkenen » en tant qu’Untersuchungsrichter, puis dans « La Bonne Réputation ». L’année suivante, « Maquillage » de Felix Basch prolonge cette série de participations à des films où il occupe des fonctions d’autorité ou de représentation sociale. En 1929, Lupu Pick le distribue dans « Sainte-Hélène », sous le titre original « Napoleon auf St. Helena ».
Le tournant du parlant le retrouve dans « L'Ange bleu » de Josef von Sternberg en 1930, où il tient le rôle du directeur du lycée. La même année, Robert Wiene le dirige dans « L’Autre », titre de sortie en France de « Der Andere », d’après une pièce de Paul Lindau. Il figure encore dans « Das Lied vom Leben » d’Alexis Granowsky en 1931, puis dans « Nous les mères » de Fritz Wendhausen en 1932.
Sur cette période, « Trenck - Der Roman einer großen Liebe » en 1932 le confie au rôle de Freiherr von der Goltz. En 1933, Vernon Sewell et Gustav Ucicky le placent dans « Morgenrot », où il joue le capitaine Kolch. Le registre continue avec « Les Cent Jours de Napoléon », « La Fille des marais » de Douglas Sirk et « Le Haut Commandement » de Gerhard Lamprecht en 1935.
Les années 1930 et 1940, une présence régulière
En 1937, Eduard von Winterstein joue le Richter dans « On a arrêté Sherlock Holmes ». La même année, il apparaît dans « Madame Bovary » de Gerhard Lamprecht. En 1938, il participe à « Napoleon ist an allem schuld », puis à « Preußische Liebgeschichte » de Paul Martin, où il incarne le général von Gneisenau. Hans Steinhoff le retrouve en 1939 pour « La Lutte héroïque », tandis que Veit Harlan le dirige dans « Die Reise nach Tilsit ».
En 1940, Carl Froelich lui confie une place dans « Marie Stuart », titré « Das Herz der Königin », puis Wolfgang Liebeneiner le distribue dans « Bismarck » en général von Manstein. L’année suivante, il figure dans « Annelie » de Josef von Báky et dans « Le Président Krüger », où il joue le commandant Crojne. En 1942, Hans Steinhoff le reprend pour « Rembrandt », où il tient le rôle de van Straaten.
Quelques mois plus tard, Josef von Báky le fait entrer dans « Les Aventures fantastiques du baron Münchhausen » en tant que père du baron. En 1944, il joue le président dans « La parole est à la défense », titré « Der Verteidiger hat das Wort », puis le médecin dans « Philharmoniker ». À la fin de la décennie, il demeure visible dans un cinéma allemand qui recourt à son maintien et à sa diction pour des rôles de responsabilité.
La reconnaissance en Allemagne de l’Est
En 1950, Eduard von Winterstein reçoit le Prix national de la République démocratique allemande, IIIe classe. L’année suivante, il paraît dans « Le Sujet de l’Empereur », adaptation de Wolfgang Staudte d’après le roman d’Heinrich Mann, où il incarne Buck sen. Cette même année, le Festival international du film de Karlovy Vary lui décerne le Prix d’interprétation masculine pour Die Sonnenbrucks.
En 1952, il reçoit le Prix national de la République démocratique allemande, IIe classe. Le titre suivant repéré dans cette dernière période est « Gefährliche Fracht » en 1954. Deux ans plus tard, il joue le Professor Beheim dans « Genesung », puis Martin Hellberg le dirige dans « Emilia Galotti » en 1958. En 1955, il reçoit le Prix Goethe de la ville de Berlin.
Sa dernière période visible à l’écran s’étend jusqu’à la fin des années 1950. Il meurt à Berlin le 22 juillet 1961. Son activité dans le théâtre, sa longue présence dans le cinéma allemand et les distinctions reçues en République démocratique allemande dessinent une carrière tenue par une continuité rare, des scènes de Berlin aux productions de l’après-guerre.
- 1913: « Märtyrerin der Liebe » de Rudolf Biebrach
- 1919: « Nerven » et « Opium » de Robert Reinert
- 1921: « Les Trois Lumières » de Fritz Lang, rôle du calife
- 1930: « L'Ange bleu » de Josef von Sternberg, directeur du lycée
- 1937: « On a arrêté Sherlock Holmes », rôle du Richter
- 1951: « Le Sujet de l'Empereur » de Wolfgang Staudte, rôle de Buck sen.
- 1956: « Genesung », rôle du Professor Beheim
- 1950: Prix national de la République démocratique allemande, IIIe classe
- 1951: Prix d’interprétation masculine au Festival international du film de Karlovy Vary pour Die Sonnenbrucks
- 1952: Prix national de la République démocratique allemande, IIe classe
- 1955: Prix Goethe de la ville de Berlin
Films et séries avec Eduard von Winterstein
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