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Louis Ducreux - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
14
Né
22/09/1911
Lieu de naissance
Marseille, Bouches-du-Rhône, France
Décédé
19/12/1992 (81 ans)

Louis Ducreux: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Louis Ducreux en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

11

œuvres recensées

10 films · 1 série

Première année recensée
1938
Dernière année recensée
1991

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Né le 22 septembre 1911 à Marseille sous le nom de Louis Raymond Bordat, Louis Ducreux se forme très tôt au piano et s’oriente d’abord vers la musique, qu’il pratique professionnellement avant de se tourner plus résolument vers le théâtre (Source : IMDb, 2018). Passionné de scène, il fonde à 20 ans la Compagnie du Rideau gris à Marseille, dont il devient l’animateur principal et le metteur en scène, développant un répertoire mêlant créations et adaptations (Source : Wikipédia, 2007). Cette compagnie d’amateurs structurée lui permet d’expérimenter la direction d’acteurs et la dramaturgie, dans un contexte où Marseille constitue alors un foyer actif de théâtre privé et d’initiatives locales (Source : Association de la Régie Théâtrale, s.d.). Dès le début des années 1940, il signe plusieurs pièces comme auteur, notamment « La Part du feu » en 1943 et « Un souvenir d’Italie » en 1946, qu’il met lui-même en scène, affirmant un profil d’auteur-metteur en scène déjà nettement identifié (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). En parallèle, il commence à travailler pour le cinéma à la fin des années 1930, apparaissant notamment dans « Heartbeat » en 1938 et dans « Le Schpountz » la même année, posant ainsi les bases d’une carrière à cheval entre plateau de théâtre et plateau de tournage (Source : Wikipédia, 2010) (Source : AlloCiné, 2023).

Activité théâtrale et mise en scène

Au théâtre, Louis Ducreux déploie une activité soutenue comme metteur en scène, auteur et adaptateur, tout en poursuivant ponctuellement le jeu d’acteur (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Il met en scène dès les années 1940 plusieurs de ses propres textes, parmi lesquels « La Part du feu » (1943), « Un souvenir d’Italie » (1946) et « Le Square du Pérou » (1948), construisant un ensemble d’œuvres où il assume simultanément écriture et direction (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Dans les années 1950, il signe la mise en scène de pièces d’André Roussin comme « Une grande fille toute simple » et « Le Mari, la Femme et la Mort », confirmant une collaboration appelée à marquer sa trajectoire (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Il étend ensuite son champ d’intervention à l’opéra, mettant en scène notamment « Carmen » de Bizet, « Lulu » d’Alban Berg ou encore des ouvrages de Jacques Offenbach, inscrivant son travail à la croisée du théâtre musical et de l’opéra contemporain comme du répertoire (Source : Wikipédia, 2007) (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). En parallèle, il intervient comme adaptateur et traducteur, par exemple pour « L’Héritière » d’après Ruth et Augustus Goetz ou pour des textes de Thornton Wilder et John Van Druten, ce qui renforce son rôle de passeur entre les dramaturgies anglo-saxonnes et la scène française (Source : Les Archives du Spectacle, 2024).

Direction d’institutions lyriques

La carrière de Louis Ducreux prend une dimension institutionnelle lorsque le ministre de la Culture André Malraux lui confie la direction artistique de l’Opéra de Marseille en 1961, fonction qu’il exerce de 1961 à 1965, puis de 1968 à 1971 (Source : Association de la Régie Théâtrale, s.d.) (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). À ce poste, il s’attache à diversifier le répertoire, en introduisant des œuvres de compositeurs comme Alban Berg, Benjamin Britten ou Francis Poulenc aux côtés des titres plus classiques du grand répertoire (Source : Wikipédia, 2007). Il est également nommé à la tête de l’Opéra de Monte-Carlo de 1965 à 1972, où il poursuit cette politique d’ouverture du répertoire, articulant opéras du XIXe siècle et créations ou œuvres du XXe siècle (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). À partir de 1973, il dirige le Grand Théâtre de Nancy jusqu’en 1977, prolongeant cette ligne artistique faite d’éclectisme maîtrisé et de valorisation des écritures contemporaines ou peu jouées dans les maisons d’opéra françaises (Source : Les Archives du Spectacle, 2024) (Source : Wikipédia, 2007). Ce parcours au sein de grandes institutions lyriques place Ducreux parmi les directeurs qui, dans les années 1960 et 1970, ont accompagné une modernisation progressive de la programmation en France (Source : Wikipédia, 2007).

Travail de librettiste, adaptateur et compositeur

En marge de son activité de metteur en scène et de directeur d’institutions, Louis Ducreux développe un travail régulier comme librettiste, adaptateur et compositeur pour la scène (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Il signe le livret de l’opéra « L’Héritière » sur une musique de Jean-Michel Damase, créé dans une mise en scène qui lui est attribuée en 1980, puis repris ultérieurement, ce qui illustre la continuité de son rapport à cette œuvre (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Comme adaptateur, il intervient sur « Lulu » d’Alban Berg ainsi que sur « L’Héritière » d’après Ruth et Augustus Goetz, participant à la circulation d’œuvres étrangères sur les scènes françaises et à leur relecture dans un contexte francophone (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Il compose également pour le théâtre, notamment pour « Le Barbier de Séville » de Beaumarchais dans une mise en scène d’André Barsacq en 1961, ainsi que pour « L’Amour en papier » ou « Folies douces » au début des années 1950, intégrant la musique comme un élément structurant de ses projets (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Cette pluralité d’interventions – auteur dramatique, librettiste, compositeur, adaptateur – contribue à inscrire son parcours dans une tradition d’hommes de théâtre polyvalents, actifs à plusieurs niveaux de la création (Source : Les Archives du Spectacle, 2024).

Carrière cinématographique

Au cinéma, Louis Ducreux entame sa carrière à la fin des années 1930 et apparaît dans des films français et internationaux, avec une trajectoire marquée par une forte présence dans les années 1980 et 1990 (Source : Wikipédia, 2010) (Source : AlloCiné, 2023). Il interprète notamment Henri dans « Le Désordre et la nuit » de Gilles Grangier en 1958, aux côtés de Jean Gabin, dans un polar qui s’inscrit dans la production policière française de l’époque (Source : AlloCiné, 2023). Sa filmographie se densifie à partir des années 1980, avec un rôle central dans « Un dimanche à la campagne » de Bertrand Tavernier, où il incarne Monsieur Ladmiral, un peintre âgé qui reçoit sa famille le temps d’une journée, rôle qui le place au premier plan d’un récit intimiste (Source : AlloCiné, 2023) (Source : Wikipédia, 2007). Il apparaît également dans « Zoo, l’appel de la nuit » en 1988, où il tient le rôle du vieux gardien, puis dans « 3615 Code Père Noël » en 1990 dans le rôle du grand-père, participant ainsi à des registres allant du drame à le film de genre (Source : AlloCiné, 2023). À la fin de sa carrière, il est distribué dans « Daddy Nostalgie » de Bertrand Tavernier en 1990, puis dans « La Double vie de Véronique » de Krzysztof Kieślowski en 1991 où il joue un professeur, avant de tenir le rôle du grand-père dans « Mensonge », sorti en 1993, considéré comme son dernier film (Source : Wikipédia, 2010) (Source : AlloCiné, 2023).

Filmographie sélectionnée

  • 1938 : « Heartbeat » – rôle non crédité (Source : Wikipédia, 2010).
  • 1938 : « Le Schpountz » – rôle non précisé (Source : AlloCiné, 2023).
  • 1947 : « Une grande fille toute simple » – rôle non précisé (Source : AlloCiné, 2023).
  • 1958 : « Le Désordre et la nuit » de Gilles Grangier – rôle : Henri (Source : AlloCiné, 2023).
  • 1984/1982 : « Un dimanche à la campagne » de Bertrand Tavernier – rôle : Monsieur Ladmiral (Source : Wikipedia, 2010) (Source : AlloCiné, 2023).
  • 1988 : « Zoo, l’appel de la nuit » – rôle : le vieux gardien (Source : AlloCiné, 2023).
  • 1988 : « Une affaire de femmes » de Claude Chabrol – rôle : Père Mourier, scènes coupées (Source : AlloCiné, 2023).
  • 1990 : « 3615 Code Père Noël » – rôle : le grand-père (Source : AlloCiné, 2023).
  • 1990 : « Daddy Nostalgie » de Bertrand Tavernier – rôle : Mr Métro (Source : AlloCiné, 2023).
  • 1991 : « La Double vie de Véronique » de Krzysztof Kieślowski – rôle : le professeur (Source : Wikipédia, 2010).
  • 1993 : « Mensonge » – rôle : le grand-père, dernier rôle au cinéma (Source : Wikipédia, 2010) (Source : AlloCiné, 2023).

Collaborations et engagements artistiques

Tout au long de sa carrière, Louis Ducreux collabore avec plusieurs metteurs en scène et auteurs majeurs de la scène française, à commencer par André Roussin, dont il met en scène plusieurs pièces et pour lequel il contribue à la diffusion des œuvres sur différents plateaux (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Ses liens avec les institutions lyriques de Marseille, Monte-Carlo et Nancy le placent aussi en interlocuteur privilégié de metteurs en scène, chefs d’orchestre et compositeurs impliqués dans le renouvellement des répertoires au cours des années 1960 et 1970 (Source : Wikipédia, 2007). Dans le champ cinématographique, il travaille notamment avec Bertrand Tavernier à plusieurs reprises, que ce soit dans « Un dimanche à la campagne » ou « Daddy Nostalgie », s’inscrivant dans une relation de confiance durable avec le cinéaste (Source : AlloCiné, 2023). Sa participation à « La Double vie de Véronique » le conduit par ailleurs à tourner sous la direction de Krzysztof Kieślowski, figure centrale du cinéma européen de la fin du XXe siècle, ce qui inscrit l’acteur dans une circulation internationale des talents (Source : Wikipédia, 2010). Par ces engagements multiples – théâtre, opéra, cinéma – Ducreux occupe une position transversale entre plusieurs milieux artistiques, relayant textes, œuvres et créateurs auprès de publics variés (Source : Les Archives du Spectacle, 2024).

Distinctions et fin de carrière

La reconnaissance institutionnelle de la carrière de Louis Ducreux se manifeste notamment en 1985, lorsqu’il est nommé au César du meilleur acteur pour son interprétation de Monsieur Ladmiral dans « Un dimanche à la campagne » de Bertrand Tavernier, lors de la 10e cérémonie des César (Source : Wikipédia, 2007) (Source : AlloCiné – Palmarès, 2023). Cette nomination souligne la place particulière de ce rôle dans sa filmographie, à la jonction entre son expérience de comédien de théâtre et sa présence à l’écran (Source : Wikipédia, 2007). Il poursuit son activité jusqu’au début des années 1990, enchaînant « Daddy Nostalgie », « 3615 Code Père Noël », « La Double vie de Véronique » et « Mensonge », ce dernier film étant considéré comme son ultime apparition au cinéma (Source : Wikipédia, 2010) (Source : AlloCiné, 2023). Louis Ducreux meurt le 19 décembre 1992 à Neuilly-sur-Seine, après plus de cinq décennies d’activité continue dans le théâtre, l’opéra et le cinéma (Source : IMDb, 2018). Son parcours, qui combine direction d’institutions, écriture dramatique, mise en scène, composition et jeu d’acteur, en fait une figure associée à une conception large des métiers du spectacle vivant au XXe siècle en France (Source : Les Archives du Spectacle, 2024). Cette multiplicité de fonctions a laissé des traces dans les archives théâtrales et cinématographiques, où son nom apparaît à la fois comme comédien, auteur, metteur en scène, librettiste et directeur (Source : Les Archives du Spectacle, 2024).

  • 1985 : Nomination au César du meilleur acteur pour « Un dimanche à la campagne » (Source : AlloCiné – Palmarès, 2023).

Films et séries avec Louis Ducreux

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Un dimanche à la campagne (1984) - Affiche
6.9 / 10
Un dimanche à la campagne
Monsieur Ladmiral
Daddy Nostalgie (1990) - Affiche
7.2 / 10
Daddy Nostalgie
Monsieur Métro
Le Désordre et la Nuit (1958) - Affiche
6.2 / 10
Le Désordre et la Nuit
Henri Marken
Le Schpountz (1938) - Affiche
6.9 / 10
Le Schpountz
(non crédité)

Galerie photos de Louis Ducreux

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Daddy Nostalgie (1990) - Affiche
Monsieur Métro
1990
Les Grandes Familles (1989) - Affiche
Jean de la Monnerie
1989
Les Grandes Familles (1989) - Affiche
Inconnu
- Épisode 4 (1989)
•
S01E04
•
Jean de la Monnerie
- Épisode 3 (1989)
•
S01E03
•
Jean de la Monnerie
- Épisode 2 (1989)
•
S01E02
•
Jean de la Monnerie
- Épisode 1 (1989)
•
S01E01
•
Jean de la Monnerie
1989
Un dimanche à la campagne (1984) - Affiche
1984
Inconnu
- Épisode 2 (1973)
•
S03E02
•
Lui-même
1971
Le Désordre et la Nuit (1958) - Affiche
1958
Le Schpountz (1938) - Affiche
(non crédité)
1938

Lui-même
1971
Europa di notte (1959) - Affiche
Lui-même - Narrator (French Version) (voix)
1959

Récompenses et Nominations

0Victoires
1Nomination
César
0 victoires•1 nomination

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Roger Hanin - Photo
Roger Hanin
1925–2015
Claude Dauphin - Photo
Claude Dauphin
1903–1978
Jane Birkin - Photo
Jane Birkin
1946–2023
Michel Piccoli - Photo
Michel Piccoli
1925–2020
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Jean Desailly
1920–2008