Mariko Okada: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mariko Okada en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
125
œuvres recensées
123 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1951
- Dernière année recensée
- 2004
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1951, Mariko Okada apparaît dans « La Danseuse », de Mikio Naruse. Elle a 18 ans et le cinéma japonais lui ouvre alors un espace qui va très vite se remplir de rôles, d’auteurs et de reprises de collaboration. Née à Tokyo le 11 janvier 1933, elle entre dans les années 1950 avec une présence déjà liée à plusieurs noms décisifs du cinéma nippon.
Des débuts chez Naruse et Inagaki
Un premier repère s’impose très tôt avec « Un couple » en 1953, toujours chez Mikio Naruse. La même période la voit passer chez Hiroshi Inagaki, qui la dirige dans « La Légende de Musashi » en 1954, puis dans « Duel à Ichijôji » en 1955 et « La Voie de la lumière » en 1956. Le personnage d’Akemi revient dans cette série, au point de donner à Okada une continuité de présence rare à cet âge.
En parallèle, Mikio Naruse lui confie « Nuages flottants » en 1955, puis « Au gré du courant » en 1956. Elle circule déjà entre des cinéastes d’une même génération, sans se laisser enfermer dans un seul cadre de production. Cette fidélité à plusieurs signatures se retrouve plus tard chez Noboru Nakamura avec « L’Averse » en 1957, puis dans « La Saison des mauvaises femmes » en 1958, film pour lequel elle reçoit le prix Mainichi de la meilleure actrice dans un second rôle en 1959.
À cette époque, la variété des ateliers compte autant que la liste des titres. Okada travaille avec des cinéastes qui façonnent le cinéma japonais d’après-guerre, et sa présence au sein de ces films suffit à dessiner un premier noyau de reconnaissance. La récompense Mainichi vient saluer cette phase sans changer brutalement sa direction.
Ozu, Kinoshita, Yoshida
L’année 1960 la place chez Yasujirō Ozu dans « Fin d’automne », où elle joue Yuriko Sasaki. Deux ans plus tard, Ozu la retrouve pour « Le Goût du saké », où elle interprète Akiko. Entre ces deux films, elle travaille avec Keisuke Kinoshita dans « Rêves de printemps » en 1960, puis dans « L’Amour de l’année » en 1962. Ce sont des rencontres de méthode, plus que des tournants spectaculaires.
La même année 1962 concentre plusieurs titres pour Okada. Elle joue dans « La Source thermale d’Akitsu » de Yoshishige Yoshida, où elle tient le rôle de Shinko, et cette collaboration ouvre une longue série avec ce cinéaste. Le tandem se retrouve dans « Histoire écrite sur l’eau » en 1965, « Le Lac des femmes » en 1966, « Passion ardente » et « Flamme et femme » en 1967, puis « Amours dans la neige », « Adieu clarté d’été » et « Eros + Massacre » en 1968 et 1969.
Cette suite de films dessine un rapport durable à Yoshida. Okada y traverse des figures nommées avec précision, de Shizuka Matsutani à Noe Ito, sans que son travail se réduise à une seule période de sa filmographie. La décennie suivante prolonge encore ce lien avec « Purgatoire Eroïca » en 1970 et « Aveux, Théorie, Actrices » en 1972, tous deux signés Yoshishige Yoshida.
Une présence prolongée chez Yoshida
En 1967, Okada apparaît aussi dans « Deux épouses » de Yasuzō Masumura, où elle joue Junko Amamiya. Le film compte dans une période où elle passe d’un grand nom à l’autre sans pause visible dans les titres repérés. Yoshida reste pourtant l’axe le plus durable de cette période, avec une série de collaborations qui s’étend sur plus d’une décennie.
Le point le plus net de cet ensemble arrive avec « Eros + Massacre », où elle interprète Noe Ito. Le film occupe une place centrale dans la série de titres signés Yoshida, parce qu’il condense la confiance installée entre réalisateur et actrice. Okada y revient encore avec « Purgatoire Eroïca » en 1970, puis « Aveux, Théorie, Actrices » en 1972, avant de retrouver Kon Ichikawa dans « Je suis un chat » en 1975.
En 1977, elle joue Kyoko Yasugi dans « La Preuve d’un homme ». Le film arrive après une séquence déjà dense de collaborations avec des cinéastes très différents, de Naruse à Itami. Okada passe ainsi d’un cinéma d’observation des gestes à des œuvres plus marquées par le dispositif, sans que sa présence devienne monotone.
Des années 1970 à Tampopo
En 1978, elle figure dans « Last of the Ako Clan » sous le nom de Riku Ohishi. Puis vient « 古谷一行の名探偵・金田一耕助シリーズ » en 1983, où elle est créditée pour deux rôles, Teruko Momiji et Kazuko Izawa. Cette double mention montre une activité qui ne se limite pas à un seul type de production, tout en restant attachée au jeu et aux rôles identifiés par leur nom.
L’année 1985 la remet au centre d’une comédie très connue de Jūzō Itami avec « Tampopo ». Elle y joue la Spaghetti Teacher, personnage repérable dans un film qui a largement circulé hors du Japon. Le choix d’Okada y dit quelque chose de sa capacité à passer d’un cinéma d’auteur classique à un registre plus ouvert, sans rupture artificielle dans son identité d’interprète.
Deux ans plus tard, Itami la retrouve pour « L’Inspectrice des impôts », où elle interprète Mitsuko Sugino. En 1999, elle apparaît dans « La Maison des geishas » de Kinji Fukasaku, puis en 2002 dans « Femmes en miroir » de Yoshishige Yoshida, dans le rôle d’Ai Kawase. La continuité avec Yoshida se prolonge jusqu’en 2005 avec « My God, My God, Why Hast Thou Forsaken Me? » de Shinji Aoyama, où elle joue Navi.
Récompenses et repères
Le palmarès d’Okada retient d’abord 1959 avec le prix Mainichi de la meilleure actrice dans un second rôle pour « La Saison des mauvaises femmes ». Quatre ans plus tard, elle obtient le prix Kinema Junpō de la meilleure actrice pour « L’Amour de l’année » et « Kiriko no unmei ». La même année, elle reçoit aussi le prix Mainichi de la meilleure actrice pour « La Source thermale d’Akitsu » et « L’Amour de l’année ».
Ces distinctions cadrent avec une activité commencée tôt et poursuivie sur plusieurs décennies. Elles s’attachent à des films précis plutôt qu’à une image générale, ce qui convient bien à une actrice dont la filmographie relie Naruse, Ozu, Kinoshita, Yoshida, Itami, Fukasaku et Aoyama. La naissance à Tokyo en 1933, puis l’entrée au cinéma en 1951, donnent un axe chronologique simple autour duquel s’ordonnent les œuvres retenues.
Films et séries avec Mariko Okada
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Galerie photos de Mariko Okada
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