Gulzar: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Gulzar en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
118
œuvres recensées
116 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1940
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1963, « Bandini » fait entendre pour la première fois son nom au générique des chansons. Gulzar, alors installé dans le cinéma hindi après avoir travaillé comme mécanicien, signe « Mora Gora Ang Layee Le » pour le film de Bimal Roy, puis accompagne l’année suivante « Kabuliwala », de Hemen Gupta, avec « Ganga aaye kahan se ». Le nom de Sampooran Singh Kalra circule alors déjà sous la forme brève qui deviendra la sienne.
Des débuts avec Bimal Roy et Hrishikesh Mukherjee
Le travail d’assistant auprès de Bimal Roy et Hrishikesh Mukherjee précède les premiers crédits visibles. Cette entrée par l’atelier, plutôt que par une apparition frontale, laisse déjà deviner une pratique nourrie par l’écriture et l’écoute des dialogues. Les premiers films associés à cette période prennent place dans les années 1960, quand Gulzar alterne chansons et participation plus large aux films.
Après « Bandini » et « Kabuliwala », il écrit pour « Sannata », « Biwi Aur Makan », « Do Dooni Chaar » et « Khamoshi ». Le nom du parolier s’installe dans un cinéma où la chanson porte souvent une part du récit. Gulzar travaille alors en hindi et en ourdou, avec une attention qui relie le mot chanté au mouvement du film.
À cette époque, la partition de l’Inde a déjà déplacé sa vie vers Delhi. Le passage du Pendjab occidental à la capitale indienne accompagne une installation durable dans l’écriture. Le garage, le compagnonnage avec les cinéastes et la chanson dessinent un cadre de travail qui se maintient ensuite, sans rupture spectaculaire ni changement de registre forcé.
Dialogues, chansons, mise en scène
En 1972, Gulzar reçoit le Filmfare Award des meilleurs dialogues pour « Anand ». Deux ans plus tard, le même prix revient pour « Namak Haraam ». Ces récompenses signalent une reconnaissance qui ne se limite plus à la chanson. Les dialogues deviennent un autre espace d’écriture, avec une même netteté de langue.
La réalisation arrive aussi avec « Mausam », qui lui vaut le Filmfare Award du meilleur réalisateur en 1977. Le film inscrit son nom dans une fonction plus ample, sans l’éloigner du travail littéraire. Dans la même décennie, il reste attaché à des films comme « Aandhi », « Khushboo », « Parichay », « Koshish » et « Guddi », qui dessinent un territoire d’écriture dense en rapports familiaux, en tensions intimes et en silences parlants.
La suite passe par « Khatta Meetha », « Griha Pravesh », « Kinara », « Ratnadeep », « Ghar », « Basera » et « Sitara ». Gulzar y signe des chansons, parfois des dialogues, parfois l’ensemble de l’écriture, sans réduire son travail à une seule fonction. Le cinéma d’Hrishikesh Mukherjee et celui de Shyam Benegal ou de plusieurs cinéastes de cette période lui offrent des formes variées, mais la langue garde son axe.
Les années 1980, du texte au film
En 1988, « Mirza Ghalib » lui apporte à la fois la fonction de writer et celle de director. La série trouve sa place dans sa manière d’écrire la mémoire littéraire par l’image et la parole. Le choix du sujet confirme une proximité durable avec les textes, les poètes et les formes du récit en vers comme en prose.
Avant cela, les années 1980 avaient déjà accumulé des titres décisifs dans son écriture de chansons. « Masoom », « Angoor », « Namkeen », « Naram Garam », « Khubsoorat », « Gharonda », « Jeeva » et « Tarang » montrent une présence continue dans des films très différents. L’écriture suit des films de ton léger, des drames domestiques et des récits plus rugueux, sans se laisser enfermer par le genre.
En 1988, il reçoit aussi le National Film Award for Best Lyrics pour « Mera Kuchh Saamaan ». Cette distinction s’ajoute à celles des années 1970 et dit une continuité rare entre dialogues, chansons et mise en scène. Gulzar ne sépare jamais complètement les fonctions: le mot chanté, le mot parlé et le mot écrit appartiennent chez lui à une même pratique.
La reconnaissance des chansons
En 1992, le Filmfare Award du meilleur parolier récompense « Yaara Seeli Seeli ». Le même prix lui revient pour « Kajra Re » en 2006 puis en 2011. Trois dates, trois chansons, trois moments d’une écriture qui passe sans heurt des films du début des années 1990 à ceux du début du XXIe siècle.
Le palmarès continue avec le Sahitya Akademi Award pour « Dhuan » en 2002, puis le Zee Cine Award for Best Lyricist pour « Saathiya » en 2003. La même période voit arriver le Padma Bhushan en 2004 et le Gangadhar National Award en 2005. Ces distinctions ne déplacent pas son travail vers une autre fonction, elles fixent un statut déjà acquis par l’ampleur de l’écriture.
En 2009, « Slumdog Millionaire » lui vaut l’Oscar de la meilleure chanson originale pour « Jai Ho », partagé avec A. R. Rahman. Le titre circule alors dans une langue musicale qui dépasse l’espace du film, tout en restant lié à la logique du refrain. L’année 2014 ajoute le Prix Dadasaheb Phalke, puis 2023 le Prix Jnanpith.
Des films récents aux chansons de 2025
Dans les années 2000 et 2010, Gulzar signe encore des chansons pour « Guru », « Drishyam », « CHHAPAAK » et « OK Jaanu ». Ce dernier film porte aussi sa signature au dialogue, preuve que la double écriture reste active. La liste s’étire vers « Sam Manekshaw » en 2023, puis vers « Ul Jalool Ishq », « Kurukshetra: The Great War of Mahabharata » et « Arjun Ustara » en 2025 et 2026.
La continuité ne repose pas sur un effet de longévité, mais sur une pratique qui garde les mêmes points d’appui. Gulzar travaille sur la chanson, le dialogue, la mise en scène et l’écriture, sans hiérarchie fixe entre ces formes. Ses crédits couvrent des films de fiction, des séries et des projets récents qui portent encore sa marque de parolier.
Les langues, le hindi et l’ourdou, restent au centre de cette œuvre. Le poète, le scénariste et le réalisateur se rejoignent dans une même fidélité au mot juste, au vers bref, à la réplique qui tient. Chez Gulzar, le cinéma n’a jamais éloigné l’écriture de sa matière première.
Films et séries écrits par Gulzar
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Galerie photos de Gulzar
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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