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André S. Labarthe - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
135
Né
18/12/1931
Lieu de naissance
Oloron-Sainte-Marie, Pyrénées-Atlantiques, France
Décédé
05/03/2018 (86 ans)

André S. Labarthe: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :André Sylvain Labarthe

Repères de carrière

La carrière de André S. Labarthe en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

101

œuvres recensées

97 films · 4 séries

Première année recensée
1960
Dernière année recensée
2018

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

André S. Labarthe naît le 18 décembre 1931 à Oloron-Sainte-Marie, dans les Pyrénées-Atlantiques, et s’impose dès les années 1950 comme l’une des voix singulières de la jeune critique française de cinéma. (Source : IMDb, s.d.) Il débute comme critique dans la presse spécialisée avant d’être invité en 1956 par André Bazin à rejoindre la rédaction des Cahiers du cinéma, alors en plein essor et au cœur de l’émergence de la Nouvelle Vague. (Source : Le Monde, 2018) Au sein de la revue, il défend de manière constante des auteurs encore discutés ou minoritaires dans la cinéphilie française d’alors, parmi lesquels Michelangelo Antonioni, Luis Buñuel, Charles Laughton ou John Cassavetes. (Source : Le Monde, 2018) Cette activité critique, menée dans un contexte de reconfiguration de la politique des auteurs, oriente progressivement son travail vers une forme de critique audiovisuelle, qui trouve plus tard son cadre dans la télévision publique française. (Source : OpenEdition, 2011)

Passage à la mise en scène et premiers rôles d’acteur

Parallèlement à son activité critique, André S. Labarthe apparaît comme acteur dans plusieurs films emblématiques de la Nouvelle Vague, ce qui l’inscrit directement dans le milieu qu’il analyse par l’écriture. (Source : AlloCiné, s.d.) En 1960, il interprète un journaliste à Orly dans « À bout de souffle » de Jean-Luc Godard, film fondateur du mouvement et tourné dans des conditions de production légères et novatrices. (Source : AlloCiné, s.d.) Deux ans plus tard, il tient le rôle de Paul dans « Vivre sa vie : film en douze tableaux », toujours réalisé par Godard, où sa présence accompagne la réflexion du cinéaste sur la représentation et la parole. (Source : AlloCiné, s.d.) Il apparaît ensuite dans « L’Amour fou » de Jacques Rivette en 1969, dans le rôle du réalisateur de télévision, prolongeant ainsi le dialogue entre sa pratique critique, l’expérience du plateau et l’univers de la création télévisuelle qui devient au même moment son terrain privilégié. (Source : AlloCiné, s.d.)

« Cinéastes de notre temps » : une critique en images

En 1964, André S. Labarthe co-crée avec Janine Bazin la collection télévisuelle « Cinéastes de notre temps », produite pour la télévision française et pensée comme un dispositif d’exploration approfondie de l’œuvre des grands auteurs de cinéma. (Source : Wikipédia « Cinéastes de notre temps », 2006) Chaque film de la collection est consacré à un cinéaste ou à un thème lié au cinéma, associant entretiens, extraits et mise en scène du dialogue, et constitue une forme de critique en images qui se distingue des formats de magazines classiques. (Source : OpenEdition, 2011) La série, qui se poursuit ensuite sous le titre « Cinéma, de notre temps », devient une archive majeure de la cinéphilie, rassemblant sur plusieurs décennies des portraits d’auteurs de différentes générations et nationalités. (Source : OpenEdition, 2011) Labarthe y occupe un rôle de co-producteur et de réalisateur, revendiquant un point de vue où la réalisation du documentaire est conçue comme un geste critique à part entière, impliquant une invention formelle constante. (Source : OpenEdition, 2011)

Un corpus de portraits de cinéastes

À partir de la fin des années 1960, André S. Labarthe consacre une grande part de son travail à des portraits filmés de cinéastes et d’artistes, réalisés pour « Cinéastes de notre temps » puis pour « Cinéma, de notre temps ». (Source : AlloCiné, s.d.) En 1964, il signe « La Nouvelle Vague par elle-même », en deux parties, qui donne la parole aux réalisateurs associés à ce courant et interroge leur rapport aux formes et à l’industrie. (Source : AlloCiné, s.d.) Il enchaîne avec des films consacrés à Frank Capra, Rouben Mamoulian, Raoul Walsh, Marcel Pagnol ou encore Samuel Fuller, dans lesquels il privilégie la conversation au long cours et le travail sur la durée. (Source : AlloCiné, s.d.) En 1967, il réalise « Le Dinosaure et le bébé : Lang/Godard », qui met en regard Fritz Lang et Jean-Luc Godard, et prolonge cette approche dialogique avec « Jerry Lewis (1 et 2) », « King Vidor », « John Cassavetes » ou « Conversation avec George Cukor », constituant un ensemble cohérent de portraits d’auteurs hollywoodiens et européens. (Source : AlloCiné, s.d.)

Explorations documentaires et collaborations artistiques

Au-delà des portraits de cinéastes, Labarthe développe une filmographie documentaire qui s’ouvre à d’autres territoires artistiques, notamment la danse, la littérature et les arts plastiques. (Source : AlloCiné, s.d.) En 1975, il réalise « Les Égoutiers de Saint-Denis », tandis que la période des années 1980 le voit filmer des figures telles que la danseuse Sylvie Guillem dans « Sylvie Guillem au travail » ou le chorégraphe Ushio Amagatsu dans « Ushio Amagatsu, éléments de doctrine ». (Source : AlloCiné, s.d.) Dans les années 1990, il consacre des films à Claude Chabrol (« Claude Chabrol, l’entomologiste »), à Georges Bataille (« Georges Bataille, à perte de vue ») ou encore à l’écrivain Philippe Sollers (« Philippe Sollers, l’isolé absolu »), en poursuivant une méthode fondée sur l’entretien approfondi et la circulation entre paroles et images. (Source : AlloCiné, s.d.) Ce travail se prolonge dans les années 2000 avec des portraits de David Cronenberg (« David Cronenberg: I Have To Make The Word Be Flesh »), de Norman McLaren (« Né en 1914, Norman Mc Laren ») ou d’Elia Kazan (« My Name Is Elia Kazan »), confirmant la continuité de ses collaborations avec des cinéastes de générations et d’aires géographiques diverses. (Source : AlloCiné, s.d.)

Scénario, production et engagements télévisuels

En parallèle de la réalisation, André S. Labarthe intervient aussi comme scénariste, notamment sur le long métrage « L’Enfant lion », sorti en 1993, et sur le documentaire « David Cronenberg: I Have To Make The Word Be Flesh » en 1999. (Source : AlloCiné, s.d.) Il exerce également une activité de producteur, en particulier sur la série « Cinéma, de notre temps », pour laquelle il est crédité comme producteur et producteur exécutif entre 1989 et 2016 sur plusieurs dizaines d’épisodes. (Source : IMDb, s.d.) Ce travail de production s’accompagne d’une présence régulière sur les antennes de la télévision publique française, au sein d’unités documentaires qui accueillent ses films et prolongent l’expérience de la critique audiovisuelle entamée dans les années 1960. (Source : OpenEdition, 2011) Par ailleurs, la série et ses prolongements sont suffisamment identifiés pour faire l’objet d’un ouvrage rétrospectif, « La Saga Cinéastes, de notre temps », où Labarthe revient sur l’histoire de ce projet et sur sa place dans l’histoire de la télévision culturelle. (Source : Livres-Cinéma, s.d.)

Présences à l’écran et prolongements cinéphiles

André S. Labarthe continue d’apparaître ponctuellement à l’écran, souvent dans des films qui interrogent la cinéphilie contemporaine et la mémoire de la Nouvelle Vague. (Source : AlloCiné, s.d.) Il joue un narrateur dans « Allemagne 90 neuf zéro » de Jean-Luc Godard, sorti en 1991, et prend part à « Les Enfants jouent à la Russie » en 1993, ainsi qu’à « JLG/JLG » en 1994. (Source : AlloCiné, s.d.) On le retrouve aussi dans « Novo » de Jean-Pierre Limosin en 2002, puis dans « Tournée » de Mathieu Amalric en 2010, où il interprète le patron d’un cabaret, témoignant de la continuité de ses liens avec des cinéastes attentifs aux formes du documentaire et de la performance. (Source : AlloCiné, s.d.) Il apparaît enfin en tant que lui-même dans des films à dimension réflexive, comme « Léaud l’unique » ou « Morceaux de conversations avec Jean-Luc Godard », qui mettent en jeu l’histoire de la cinéphilie française et le rôle des critiques et producteurs dans cette histoire. (Source : AlloCiné, s.d.)

Reconnaissance institutionnelle et héritage

Films et séries réalisés par André S. Labarthe

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Galerie photos de André S. Labarthe

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

La photo (2014) - Affiche
director
2014
Joseph Losey (2012) - Affiche
director
2012
Soleil cou coupé (2007) - Affiche
2007

Incident Urbain (2014) - Affiche
2014
Tournée (2010) - Affiche
Le patron du cabaret
2010
L'Amour fou (1969) - Affiche
Le réalisateur
1969
Noviciat (1965) - Affiche
Inconnu
1965
RoGoPaG (1963) - Affiche
(segment "Il nuovo mondo") (voix) (non crédité)
1963
Il nuovo mondo (1963) - Affiche
(non crédité)
1963
Vivre sa vie (1962) - Affiche
1962

Cinéma, de notre temps (1989) - Affiche
script
1989
Cinéma, de notre temps (1989) - Affiche
Inconnu
- Épisode 26 (1996)
•
S01E26
•
script
- Épisode 4 (1990)
•
S01E04
•
script
- Épisode 3 (1990)
•
S01E03
•
script
- Épisode 2 (1990)
•
S01E02
•
script
- Épisode 1 (1989)
•
S01E01
•
script
1989

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.