László Szabó: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de László Szabó en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
98
œuvres recensées
97 films · 1 série
- Première année recensée
- 1959
- Dernière année recensée
- 2017
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
László Szabó naît le 24 mars 1936 à Budapest, où il grandit avant d’entamer très jeune une carrière d’acteur au cinéma hongrois, apparaissant notamment dans le film « Ütközet békében » réalisé par Viktor Gertler en 1952 (Source : Wikipédia, 2025). En novembre 1956, à la suite de l’intervention de l’armée soviétique en Hongrie, il quitte son pays et s’exile en France, rejoignant Paris en tant que réfugié (Source : Wikipédia, 2025). Installé à la Cité internationale universitaire, il s’insère rapidement dans le milieu culturel parisien et suit une formation d’acteur à l’école de la rue Blanche, l’une des grandes institutions de l’enseignement dramatique en France (Source : Wikipédia, 2025). En parallèle de cette formation, il découvre de l’intérieur le bouillonnement qui entoure la jeune critique cinématographique française et les futurs artisans de la Nouvelle Vague, ce contexte nourrissant son orientation vers un jeu marqué par la modernité des années 1960 (Source : CinéDweller, 2021). Cette période parisienne pose ainsi les bases d’un parcours qui se déploiera entre plusieurs langues, plusieurs cinématographies et une alternance constante entre jeu et mise en scène (Source : CinéDweller, 2021).
Débuts en France et Nouvelle Vague
À la fin des années 1950, László Szabó obtient ses premiers rôles dans le cinéma français auprès de Claude Chabrol, d’abord dans « Les Cousins » en 1959, où il apparaît brièvement, puis dans « À double tour », tourné la même année (Source : Wikipédia, 2025). Dans ce deuxième film, Chabrol lui confie un rôle au côté de Jean-Paul Belmondo, qui incarne un personnage d’origine hongroise, ce qui inscrit d’emblée Szabó dans une galerie de figures étrangères souvent associées à des rôles marginaux ou décalés (Source : Wikipédia, 2025). À partir du début des années 1960, il travaille également avec d’autres représentants de la Nouvelle Vague, notamment Jean-Luc Godard, pour lequel il tourne dans « La Poupée » en 1962 puis dans « Alphaville » en 1965, œuvre emblématique du cinéma moderne (Source : Wikipédia, 2025). Cette même année, il apparaît dans « Pierrot le Fou », autre film majeur de Godard, avant de retrouver le cinéaste sur « Made in USA » en 1966 puis « Week-end » en 1967, qui consolident son image d’acteur familier de cet univers formellement audacieux (Source : Wikipédia, 2025). Parallèlement, il continue d’apparaître dans le cinéma français de genre et de prestige, jouant notamment dans « Katia » de Robert Siodmak en 1959, où il croise Romy Schneider, confirmant sa capacité à passer d’un registre à l’autre (Source : Wikipédia, 2025).
Carrière européenne et collaborations marquantes
À partir de la fin des années 1960, László Szabó étend davantage sa carrière en Europe centrale tout en maintenant des liens étroits avec la production française (Source : Première, 2024). En Hongrie, il tourne sous la direction de Miklós Jancsó, figure centrale du cinéma hongrois, notamment dans « Csend és kiáltás » (Silence et cri), sorti en 1968, qui l’inscrit dans une filmographie marquée par l’exploration des tensions politiques et historiques du pays (Source : Wikipédia, 2021). Quelques années plus tard, il collabore avec la réalisatrice Márta Mészáros sur « Adoption », sorti en 1975, film qui s’inscrit dans une veine intimiste et sociale et contribue à renforcer sa présence dans le cinéma hongrois d’auteur (Source : Première, 2024). Il joue également pour Ferenc Kardos dans « Ékezet » en 1977 et pour Patrice Chéreau dans « Judith Therpauve » en 1978, ce dernier titre témoignant de la permanence de ses engagements en France (Source : Wikipédia, 2014). En 1979, il tient le rôle principal de « Cher voisin » (« A Nice Neighbor ») réalisé par Zsolt Kézdi-Kovács, confirmant sa capacité à porter un film en tête d’affiche tout en poursuivant une trajectoire marquée par les coproductions et les croisements entre industries nationales (Source : Première, 2024).
Travaux de comédien au cinéma
Depuis ses débuts en 1952, László Szabó a participé à plus d’une centaine de films de cinéma, enchaînant les seconds rôles récurrents et quelques premiers rôles dans des productions européennes (Source : Wikipédia, 2014). Sa filmographie sélectionnée comprend des œuvres majeures comme « The Confession » (« L’Aveu ») de Costa-Gavras, sorti en 1970, qui traite des procès politiques en Tchécoslovaquie, et dans lequel il s’inscrit dans un cinéma politique européen de premier plan (Source : CinéDweller, 2021). Il apparaît également dans « The Song of Roland » et « Just Like Home » en 1978, puis dans « Le Dernier Métro » de François Truffaut en 1980, film qui explore le milieu théâtral parisien sous l’Occupation et dans lequel il figure au sein d’une distribution française de premier plan (Source : Wikipédia, 2014). Durant les années 1980, il tourne encore dans « Temporary Paradise » (1981) et « Passion » de Jean-Luc Godard en 1982, ce dernier prolongeant une collaboration entamée près de vingt ans plus tôt (Source : Wikipédia, 2025). Plus tard, il est présent dans des productions comme « L’insoutenable légèreté de l’être » réalisé par Philip Kaufman, sorti en 1988, qui transpose le roman de Milan Kundera au cinéma et renvoie, en toile de fond, aux origines centre-européennes de l’acteur (Source : IMDb, 2018).
- « Les Cousins », réal. Claude Chabrol, 1959 (Source : Wikipédia, 2025)
- « À double tour », réal. Claude Chabrol, 1959 (Source : Wikipédia, 2025)
- « Alphaville », réal. Jean-Luc Godard, 1965 (Source : Wikipédia, 2025)
- « Pierrot le Fou », réal. Jean-Luc Godard, 1965 (Source : Wikipédia, 2025)
- « Week-end », réal. Jean-Luc Godard, 1967 (Source : Wikipédia, 2025)
- « L’Aveu », réal. Costa-Gavras, 1970 (Source : CinéDweller, 2021)
- « Adoption », réal. Márta Mészáros, 1975 (Source : Première, 2024)
- « Cher voisin », réal. Zsolt Kézdi-Kovács, 1979 (Source : Première, 2024)
- « Le Dernier Métro », réal. François Truffaut, 1980 (Source : Wikipédia, 2014)
- « Passion », réal. Jean-Luc Godard, 1982 (Source : Wikipédia, 2025)
- « L??insoutenable légèreté de l’être », réal. Philip Kaufman, 1988 (Source : IMDb, 2018)
- « Les Fantômes d’Ismaël », réal. Arnaud Desplechin, 2017 (Source : Première, 2024)
Réalisation, écriture et autres activités
Au-delà de son travail d’acteur, László Szabó développe dès les années 1970 une activité de réalisateur et de scénariste, qui lui permet d’explorer des projets plus personnels (Source : CinéDweller, 2021). Il signe ainsi « Les gants blancs du diable », sorti en 1973, film dans lequel il dirige notamment Bernadette Lafont et Jean-Pierre Kalfon, s’inscrivant dans un cinéma d’auteur français de cette période (Source : Wikipédia, 2021). L’année suivante, il réalise « Zig-Zig », tourné avec Catherine Deneuve et Bernadette Lafont, œuvre qui prolonge cette veine en combinant casting prestigieux et dispositif formel singulier (Source : Wikipédia, 2021). En 1985, il met en scène « David, Thomas et les autres », cité parmi ses travaux marquants, puis, en 2003, « L’homme qui dormait le jour », tourné en Hongrie, qui témoigne de la persistance de son lien avec son pays natal et de son intérêt pour des récits situés dans cet espace culturel (Source : CinéDweller, 2021). Cette facette de réalisateur et de scénariste accompagne sa carrière de comédien plutôt qu’elle ne s’y substitue, construisant une trajectoire où l’interprétation et la mise en scène se répondent sur la durée (Source : IMDb, 2018).
- « Les gants blancs du diable », réal. László Szabó, 1973 (Source : Wikipédia, 2021)
- « Zig-Zig », réal. László Szabó, 1974 (Source : Wikipédia, 2021)
- « David, Thomas et les autres », réal. László Szabó, 1985 (Source : IMDb, 2018)
- « L’homme qui dormait le jour » (« Az ember, aki nappal aludt »), réal. László Szabó, 2003 (Source : CinéDweller, 2021)
Présence continue et rôle dans le paysage cinématographique
Sur plusieurs décennies, László Szabó occupe une place singulière dans le paysage cinématographique européen, circulant entre les industries française et hongroise tout en collaborant ponctuellement avec d’autres cinémas nationaux (Source : Wikipédia, 2014). Sa filmographie témoigne d’une constance de travail, allant des premiers rôles principaux à Budapest dans les années 1950 jusqu’aux apparitions plus tardives comme Henri Bloom dans « Les Fantômes d’Ismaël » d’Arnaud Desplechin, sorti en 2017 (Source : Première, 2024). En France, il est régulièrement associé à l’héritage de la Nouvelle Vague, en raison de ses collaborations avec Chabrol, Godard et Truffaut, mais aussi à celui d’un certain cinéma politique et d’auteur des années 1970 et 1980 (Source : CinéDweller, 2021). En Hongrie, sa participation à des films de Miklós Jancsó et de Márta Mészáros l’inscrit dans une tradition de cinéma d’auteur attentif aux enjeux sociaux et historiques de l’Europe centrale (Source : Première, 2024). Ce parcours, marqué par la diversité des registres et des collaborateurs, dessine la trajectoire d’un acteur-réalisateur dont la carrière s’ancre dans un dialogue continu entre exil, circulation artistique et participation aux grands mouvements du cinéma européen de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Wikipédia, 2025).
Films et séries avec László Szabó
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