Luis Buñuel: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Luis Buñuel en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
61
œuvres recensées
61 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1926
- Dernière année recensée
- 1979
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Luis Buñuel naît à Calanda, dans la province de Teruel en Aragon, en 1900, et s’impose comme l’une des figures majeures du cinéma du XXe siècle, associé dès ses débuts au mouvement surréaliste parisien des années 1920 (Source : Wikipedia, 2024). Après une première immersion dans le milieu intellectuel espagnol, il s’installe à Paris au milieu des années 1920 et devient l’assistant du cinéaste Jean Epstein, expérience qui lui permet d’acquérir une formation pratique de plateau et de montage (Source : Fair Observer, 2022). En 1929, il coréalise avec Salvador Dalí le court métrage muet Un Chien andalou, œuvre fondatrice du cinéma surréaliste, présentée à Paris et immédiatement rattachée au groupe mené par André Breton (Source : Wikipedia, 2024 ; Fair Observer, 2022). L’année suivante, il poursuit sa collaboration avec Dalí en réalisant son premier long métrage, L’Âge d’or, film expérimental qui prolonge l’esthétique de la provocation et installe durablement son nom dans les avant-gardes européennes (Source : IMDb Biography, 2025 ; Wikipedia, 2024). Dans le même temps, il participe à la vie cinéphile madrilène, notamment à travers la création d’un ciné-club et des projets de scénarios comme Los caprichos, élaborés avec Ramón Gómez de la Serna (Source : Patakosmos, 2022 ; Wikipedia, 2024).
Exil, documentaire et premiers travaux au Mexique
Au tournant des années 1930, Buñuel s’oriente aussi vers le documentaire avec Las Hurdes, Tierra sin pan (1933), tourné en Espagne dans une région rurale défavorisée, dont le ton et la mise en scène témoignent d’une approche singulière du réel (Source : Wikipedia, 2024). La guerre d’Espagne et les recompositions politiques en Europe l’amènent progressivement à s’éloigner de son pays d’origine, puis à travailler pour différentes institutions et productions en Europe et aux États-Unis, avant de trouver un terrain d’expression durable au Mexique à partir de la seconde moitié des années 1940 (Source : Wikipedia, 2024). Installé au Mexique, il entre en contact avec le producteur Óscar Dancigers, qui lui confie la réalisation de El gran calavera (1949), comédie adaptée d’une pièce d’Adolfo Torrado, ouvrant sa période mexicaine (Source : Wikipedia, 2024). Cette étape marque un tournant professionnel : Buñuel commence à concilier les contraintes de l’industrie nationale avec une écriture personnelle, préparant ainsi des œuvres plus radicales comme Los olvidados (1950), film sur la jeunesse marginalisée de Mexico qui obtient le prix de la mise en scène au Festival de Cannes (Source : Wikipedia, 2024). Au début des années 1950, il s’affirme dans le paysage mexicain par une série de films qui relient mélodrame, critique sociale et motifs surréalistes, consolidant sa position de réalisateur reconnu au-delà des cercles d’avant-garde (Source : Wikipedia, 2024).
Période mexicaine et reconnaissance internationale
La période mexicaine de Buñuel s’étend des années 1940 au début des années 1960 et se caractérise par une activité soutenue, couvrant à la fois des projets de commande et des films d’auteur plus personnels (Source : Wikipedia, 2024). En 1950, Los olvidados reçoit le prix de la mise en scène au Festival de Cannes, contribuant à replacer son nom au centre du débat cinéphile international (Source : Wikipedia, 2024). Au cours des années suivantes, il réalise, entre autres, Susana (1951), Subida al cielo (1952), Él (1953) ou encore La ilusión viaja en tranvía (1954), des œuvres qui explorent les tensions morales, les obsessions et les structures sociales, tout en respectant les codes de genres populaires mexicains (Source : Wikipedia, 2024). En parallèle, il se voit confier une coproduction internationale avec Robinson Crusoe (1954), adaptation du roman de Daniel Defoe, qui lui vaut au Mexique l’Ariel d’or de la meilleure photographie et le Silver Ariel de la meilleure réalisation pour le film, récompensant le producteur et le réalisateur dans le cadre de l’Académie mexicaine (Source : IMDb Awards, s.d.). Cette réussite favorise l’extension de ses collaborations vers l’Europe, préparant ses futurs projets franco-mexicains et renforçant son statut de cinéaste capable de passer d’une cinématographie nationale à une autre (Source : Wikipedia, 2024).
Retour en Europe et trilogies de la maturité
À partir du milieu des années 1950, Buñuel participe à des coproductions tournées principalement en Europe, notamment en France, où il développe des projets qui articulent engagement politique et exploration des structures de pouvoir (Source : Fair Observer, 2022 ; Wikipedia, 2024). Il réalise ainsi Cela s’appelle l’aurore (1956), La mort en ce jardin (1956) et La fièvre monte à El Pao (1959), souvent rassemblés dans la critique sous l’idée d’un ensemble consacré aux révolutions et aux régimes autoritaires (Source : Fair Observer, 2022). En 1961, il signe Viridiana, coproduction hispano-mexicaine, qui obtient la Palme d’or au Festival de Cannes ex æquo avec La Longue Absence, plaçant à nouveau son travail au premier plan de la scène internationale (Source : IMDb Awards, s.d.). L’année suivante, L’Ange exterminateur (1962) est présenté à Cannes, où il reçoit le prix FIPRESCI de la critique internationale, confirmant l’intérêt critique pour ses expérimentations narratives (Source : IMDb Awards, s.d.). Ces œuvres européennes de la maturité prolongent les motifs déjà présents dans ses films mexicains, mais dans un cadre de production plus ouvert aux coproductions et à une diffusion transnationale (Source : Wikipedia, 2024).
Collaborations scénaristiques et œuvres tardives
À partir de la fin des années 1960, Buñuel entame une collaboration déterminante avec le scénariste Jean-Claude Carrière, avec lequel il coécrit plusieurs de ses films tardifs (Source : Wikipedia, 2024). Ensemble, ils élaborent Belle de jour (1967), produit en France et interprété notamment par Catherine Deneuve, qui remporte le Lion d’or à la Mostra de Venise et le prix de la critique française (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb Awards, s.d.). En 1972, Le Charme discret de la bourgeoisie, toujours écrit avec Carrière, reçoit l’Oscar du meilleur film étranger pour la France et vaut à Buñuel et à son coscénariste une nomination à l’Oscar du meilleur scénario original (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb Awards, s.d.). Il poursuit cette veine avec Le Fantôme de la liberté (1974), qui lui vaut le Ruban d’argent du meilleur réalisateur étranger en Italie, puis Cet obscur objet du désir (1977), à nouveau coécrit avec Carrière, nommé à l’Oscar du meilleur scénario adapté et distingué par plusieurs cercles de critiques américains (Source : IMDb Awards, s.d.). Ces films tardifs, tournés principalement en France et en coproduction européenne, s’inscrivent dans un réseau de collaborations stables avec des producteurs, scénaristes et acteurs européens, consolidant la place de Buñuel dans le cinéma d’auteur international des années 1970 (Source : Wikipedia, 2024).
Filmographie sélective
- Un Chien andalou, court métrage, coréalisé avec Salvador Dalí, sorti en 1929 à Paris, pièce majeure du cinéma surréaliste (Source : Wikipedia, 2024 ; Fair Observer, 2022).
- L’Âge d’or, long métrage surréaliste de 1930, produit grâce à des mécènes parisiens, qui prolonge la collaboration avec Dalí (Source : IMDb Biography, 2025 ; Wikipedia, 2024).
- Las Hurdes, Tierra sin pan, documentaire de 1933 tourné dans la région des Hurdes en Espagne, œuvre marquante de sa période documentaire (Source : Wikipedia, 2024).
- El gran calavera (1949), comédie mexicaine produite par Óscar Dancigers, considérée comme le point de départ de sa période mexicaine (Source : Wikipedia, 2024).
- Los olvidados (1950), film mexicain récompensé par le prix de la mise en scène au Festival de Cannes (Source : Wikipedia, 2024).
- Robinson Crusoe (1954), coproduction anglo-mexicaine, qui reçoit notamment l’Ariel d’or du meilleur film et un Silver Ariel de la meilleure réalisation (Source : IMDb Awards, s.d.).
- Cela s’appelle l’aurore (1956), drame franco-italien tourné en Corse, inscrit dans un cycle de films sur les révoltes et les structures de pouvoir (Source : Fair Observer, 2022 ; Wikipedia, 2024).
- La mort en ce jardin (1956) et La fièvre monte à El Pao (1959), deux films explorant la question des régimes autoritaires (Source : Fair Observer, 2022).
- Viridiana (1961), Palme d’or à Cannes ex æquo, coproduction hispano-mexicaine (Source : IMDb Awards, s.d.).
- L’Ange exterminateur (1962), présenté à Cannes et récompensé par le prix FIPRESCI (Source : IMDb Awards, s.d.).
- Belle de jour (1967), Lion d’or à Venise, produit en France (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb Awards, s.d.).
- Le Charme discret de la bourgeoisie (1972), Oscar du meilleur film étranger et nomination à l’Oscar du scénario original (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb Awards, s.d.).
- Le Fantôme de la liberté (1974), distingué par un Ruban d’argent du meilleur réalisateur étranger (Source : IMDb Awards, s.d.).
- Cet obscur objet du désir (1977), dernière réalisation de Buñuel, nommée à l’Oscar du meilleur scénario adapté (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb Awards, s.d.).
Distinctions et reconnaissance institutionnelle
Sur la durée de sa carrière, Luis Buñuel reçoit un ensemble de récompenses issues de festivals internationaux, d’académies nationales et d’associations de critiques, qui témoignent de la réception durable de son œuvre (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb Awards, s.d.). Il obtient notamment la Palme d’or au Festival de Cannes en 1961 pour Viridiana, le prix FIPRESCI pour L’Ange exterminateur en 1962, ainsi qu’un Lion d’or à Venise pour Belle de jour en 1967 (Source : IMDb Awards, s.d. ; Wikipedia, 2024). Dans les années 1970, Le Charme discret de la bourgeoisie reçoit l’Oscar du meilleur film étranger et une nomination pour le scénario, tandis que Cet obscur objet du désir est nommé à l’Oscar du meilleur scénario adapté, ces deux films étant coécrits avec Jean-Claude Carrière (Source : IMDb Awards, s.d. ; Wikipedia, 2024). Il se voit également attribuer des prix de critiques, comme le National Society of Film Critics Award du meilleur réalisateur pour Le Charme discret de la bourgeoisie et pour Cet obscur objet du désir, ainsi que le prix de la critique française pour Belle de jour (Source : IMDb Awards, s.d.). En fin de parcours, diverses institutions honorent sa contribution, notamment le Prix de contribution au cinéma du Festival international de Moscou en 1979 et le Lion d’or pour l’ensemble de la carrière à la Mostra de Venise en 1982 (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb Awards, s.d.).
Films et séries réalisés par Luis Buñuel
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Galerie photos de Luis Buñuel
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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