Mary Marquet: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mary Marquet en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
47
œuvres recensées
43 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1913
- Dernière année recensée
- 1977
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Mary Marquet, née Micheline Marguerite Delphine Marquet le 14 avril 1895 à Saint‑Pétersbourg, est une actrice de théâtre et de cinéma de nationalité française, dont la carrière s’étend sur plus de soixante ans, jusqu’à la fin des années 1970 (Source : Wikipédia, 2025). Formée au Conservatoire, elle s’oriente très tôt vers le théâtre et bénéficie des encouragements de Sarah Bernhardt, figure centrale de la scène française du début du XXe siècle (Source : IMDb, s.d.). Elle fait ses débuts sur scène dans la pièce « La Cathédrale » d’Eugène Morand, ce qui l’inscrit d’emblée dans le répertoire dramatique contemporain de son époque (Source : IMDb, s.d.). Elle s’impose ensuite avec le rôle de l’Aiglon dans la pièce éponyme d’Edmond Rostand, qui contribue à la faire reconnaître comme une interprète prometteuse du grand répertoire (Source : Wikipédia, 2025). Parallèlement, elle commence à apparaître au cinéma dès les années 1910, notamment dans le film muet « Les Frères ennemis », tournage qui ne sera cependant pas mené à terme (Source : Wikipédia, 2025).
Au début des années 1920, Mary Marquet poursuit en parallèle son activité théâtrale et ses incursions dans le cinéma naissant (Source : Wikipédia, 2025). Elle participe en 1923 au tournage de « La Voyante », dernier film de Sarah Bernhardt, réalisé en partie au domicile de cette dernière à Paris (Source : Wikipédia, 2025). La mort de Sarah Bernhardt au cours de la production contraint l’équipe à terminer le film avec une autre interprète dans les plans d’ensemble, ce qui donne au projet une dimension singulière dans l’histoire du cinéma muet français (Source : Wikipédia, 2025). Cette collaboration renforce l’association du nom de Mary Marquet avec une tradition théâtrale prestigieuse, à la fois par la filiation symbolique avec Bernhardt et par la fréquentation de textes contemporains (Source : IMDb, s.d.). Ainsi, avant même son entrée dans une grande institution, elle a déjà construit un profil d’actrice capable de passer d’un médium à l’autre, du plateau de théâtre aux plateaux de tournage (Source : Wikipédia, 2025).
Comédie-Française et grands rôles du répertoire
En 1923, Mary Marquet rejoint la Comédie-Française, institution centrale de la vie théâtrale française, où elle devient sociétaire en 1928 (Source : Wikipédia, 2004 ; Comédie-Française, s.d.). Elle y reste dix‑sept ans, jusqu’en 1945, période durant laquelle elle interprète une large part du répertoire classique et moderne (Source : Wikipédia, 2004). Elle incarne notamment Marion Delorme, Phèdre, Andromaque, Bérénice, Roxane ou encore Lucrèce Borgia, confirmant sa place dans la lignée des grandes tragédiennes de la maison (Source : Wikipédia, 2004). Par ailleurs, elle participe à la création de plusieurs œuvres contemporaines, comme « La Torche sous le boisseau » de Gabriele d’Annunzio, pièce dont le succès lui vaut son sociétariat à la Comédie-Française (Source : Comédie-Française, s.d.). Elle crée également « La Chienne du roi » d’Henri Lavedan, « Le Maître de son cœur » de Paul Raynal, « Christine » de Paul Géraldy et le rôle de Madame de Pompadour dans « Madame Quinze » de Jean Sarment (Source : Comédie-Française, s.d.).
Au sein de la troupe, Mary Marquet se voit confier des rôles qui alternent tragédie et théâtre de caractère, ce qui contribue à structurer un parcours marqué par la polyvalence (Source : Comédie-Française, s.d.). Elle interprète Fanny Legrand dans « Sapho » d’Alphonse Daudet et Belot, rôle qu’elle reprendra plus tard au cinéma sous la direction de Léonce Perret (Source : Comédie-Française, s.d. ; Wikipédia, 2025). Elle reprend également, après Marie Ventura, le rôle de Céline dans « Le Carnaval des enfants » de Saint-Georges de Bouhélier (Source : Comédie-Française, s.d.). Après la Seconde Guerre mondiale, elle quitte la Comédie-Française en 1945 tout en poursuivant une activité soutenue sur d’autres scènes parisiennes, notamment dans le théâtre de boulevard (Source : Wikipédia, 2004). Cette transition marque un infléchissement dans sa carrière, la conduisant vers des registres plus variés, allant de la comédie aux œuvres dramatiques plus contemporaines (Source : Comédie-Française, s.d.).
Carrière théâtrale hors Comédie-Française
Après son départ de la Comédie-Française, Mary Marquet se tourne vers les scènes de boulevard, où elle continue à jouer un théâtre mêlant pièces comiques et œuvres plus sombres (Source : Wikipédia, 2004). Elle se distingue notamment dans « Mère Courage » de Bertolt Brecht, rôle emblématique du théâtre du XXe siècle, qui requiert une forte présence scénique et une capacité à conjuguer réalisme et distanciation (Source : Comédie-Française, s.d.). Elle participe également à une production de « La Visite de la vieille dame » de Friedrich Dürrenmatt, enregistrée pour la télévision en 1971, ce qui témoigne d’une adaptation de son travail aux nouveaux médias audiovisuels (Source : Wikipédia, 2004 ; Comédie-Française, s.d.). Par ailleurs, elle joue dans « Le Coup de Trafalgar » de Roger Vitrac, confirmant son inscription dans un théâtre d’écriture plus contemporaine et parfois plus expérimental (Source : Comédie-Française, s.d.).
Mary Marquet ne se limite pas au jeu d’actrice et intervient aussi comme metteuse en scène dans certains projets (Source : Comédie-Française, s.d.). Elle met en scène « L’Arlésienne » d’Alphonse Daudet au Théâtre antique d’Orange, où elle interprète également le rôle de Rose Mamaï (Source : Comédie-Française, s.d.). Cette expérience, menée dans le cadre du festival d’Orange, illustre une implication dans des manifestations culturelles d’envergure nationale (Source : Comédie-Française, s.d.). Au fil des années 1950 et 1960, sa présence demeure régulière sur les planches, en France, dans un contexte où le paysage théâtral évolue avec l’essor de nouveaux auteurs et de nouvelles formes scéniques (Source : Wikipédia, 2004). Elle poursuit ainsi un parcours marqué par la continuité, passant d’une institution historique à des lieux plus divers, tout en conservant un lien avec les grands textes du répertoire (Source : Wikipédia, 2004 ; Comédie-Française, s.d.).
Travaux au cinéma
La carrière cinématographique de Mary Marquet s’étend des années 1910 aux années 1970, avec un ensemble de rôles qui reflètent l’évolution du cinéma français sur plus d’un demi‑siècle (Source : Wikipédia, 2025). Après ses premiers pas dans le muet et sa participation à « La Voyante » en 1923, son premier grand rôle au cinéma intervient avec « Sapho » (ou « Sappho ») réalisé par Léonce Perret en 1932, adaptation de l’œuvre de Daudet dans laquelle elle reprend le personnage de Fanny Legrand déjà joué au théâtre (Source : Wikipédia, 2025 ; Comédie-Française, s.d.). Elle tourne ensuite dans divers films au fil des décennies, souvent dans des seconds rôles marquants qui exploitent sa présence et sa diction (Source : AlloCiné, s.d.). Parmi les titres recensés, on trouve « La Voyante » (1923), « Sapho » (1932), puis, plus tard, des films des années 1950 comme « Les Hommes en blanc » (1954) et « Paris Canaille » (1955) (Source : AlloCiné, s.d.).
À partir des années 1960, Mary Marquet apparaît dans plusieurs productions importantes du cinéma français, souvent dans des emplois de femmes âgées au caractère affirmé (Source : Wikipédia, 2025 ; AlloCiné, s.d.). Elle joue par exemple Madame Guillin dans « Landru » de Claude Chabrol (1962) (Source : Wikipédia, 2025). En 1966, elle est la mère supérieure dans « La Grande Vadrouille » de Gérard Oury, l’un des grands succès populaires du cinéma français, et Charlotte dans « La Vie de château » de Jean-Paul Rappeneau, où son personnage est la mère du protagoniste interprété par Philippe Noiret (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipédia, 2025). Elle figure également au générique de « Le Jardinier d’Argenteuil » (1966) et « Les Combinards » (1966), avant de tenir le rôle de la duchesse dans « Ce sacré grand-père » (1968) (Source : AlloCiné, s.d.). Dans les années 1970, elle poursuit avec « La Merveilleuse visite » (1973) et « Le Malin plaisir » (1975), où elle interprète « Madame Mère », l’un de ses derniers rôles au cinéma (Source : AlloCiné, s.d.).
Filmographie sélectionnée
- « La Voyante », réalisation Louis Mercanton, rôle aux côtés de Sarah Bernhardt, 1923 (Source : Wikipédia, 2025 ; AlloCiné, s.d.).
- « Sapho », réalisation Léonce Perret, rôle de Fanny Legrand, 1932 (Source : Wikipédia, 2025 ; Comédie-Française, s.d.).
- « Les Hommes en blanc », rôle de Madame Ledragon, 1954 (Source : AlloCiné, s.d.).
- « Paris Canaille », rôle de Mme Bernemal, 1955 (Source : AlloCiné, s.d.).
- « Landru », réalisation Claude Chabrol, rôle de Madame Guillin, 1962 (Source : Wikipédia, 2025 ; AlloCiné, s.d.).
- « Arsène Lupin contre Arsène Lupin », rôle de la reine mère, 1962 (Source : AlloCiné, s.d.).
- « La Grande Vadrouille », réalisation Gérard Oury, rôle de la mère supérieure, 1966 (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipédia, 2025).
- « La Vie de château », réalisation Jean-Paul Rappeneau, rôle de Charlotte, 1966 (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipédia, 2025).
- « Le Jardinier d’Argenteuil », rôle de Dora, 1966 (Source : AlloCiné, s.d.).
- « Les Combinards », rôle de Mme Florenne, 1966 (Source : AlloCiné, s.d.).
- « Ce sacré grand-père », rôle de la duchesse, 1968 (Source : AlloCiné, s.d.).
- « La Merveilleuse visite », rôle de la duchesse, 1973 (Source : AlloCiné, s.d.).
- « Le Malin plaisir », rôle de Madame Mère, 1975 (Source : AlloCiné, s.d.).
Télévision, enregistrements et activités parallèles
À partir des années 1960, Mary Marquet apparaît également à la télévision, dans un contexte où le petit écran devient un espace majeur de diffusion des œuvres théâtrales et des fictions (Source : Wikipédia, 2004). La captation de « La Visite de la vieille dame » de Dürrenmatt, enregistrée pour la télévision en 1971, constitue un exemple de cette porosité entre scène et média audiovisuel (Source : Comédie-Française, s.d.). Parallèlement, elle participe à des récitals et lectures publiques, prolongeant un travail de diction et de transmission des textes qui s’inscrit dans la tradition des comédiens formés à la scène (Source : Proustonomics, 2025). Elle est notamment associée à des enregistrements de lectures, dont une interprétation de textes de Marcel Proust, qui la place parmi les premières comédiennes à porter cette œuvre à haute voix sur disque (Source : Proustonomics, 2025).
Ces activités parallèles complètent un parcours marqué par la diversité des supports et des formes d’expression (Source : Wikipédia, 2004). Son passage régulier de la scène au studio d’enregistrement puis au plateau de télévision témoigne d’une adaptation aux mutations techniques et culturelles du XXe siècle (Source : Proustonomics, 2025). Actrice de théâtre, de cinéma, mais aussi voix enregistrée, Mary Marquet occupe ainsi une place singulière dans l’histoire des arts du spectacle en France, reliant l’héritage de la grande tradition théâtrale à l’essor des médias modernes (Source : Wikipédia, 2025 ; Comédie-Française, s.d.). Elle meurt le 29 août 1979 à Paris, après une carrière qui aura traversé plusieurs générations de pratiques scéniques et cinématographiques (Source : Wikipédia, 2004).
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