Harvey Keitel: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Harvey Keitel en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
183
œuvres recensées
169 films · 14 séries
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1965, Harvey Keitel apparaît dans « Papa Schultz » et dans « Sur la piste du crime ». Deux apparitions non créditées, encore brèves, ouvrent une filmographie qui, très vite, s’éloigne des seconds couteaux anonymes pour rejoindre les premiers plans de Martin Scorsese, Ridley Scott, James Toback ou Quentin Tarantino.
Les débuts new-yorkais
Harvey Keitel naît le 13 mai 1939 à Brooklyn, New York City. La donnée biographique est simple, mais elle situe d’emblée un acteur qui restera longtemps associé aux rues, aux visages et aux tensions de New York. L’extrait documentaire le dit issu de l’Actors Studio, et ancien marine.
Le premier crédit repérable date de 1965. Il joue alors un soldat dans « Papa Schultz », sans mention au générique, puis Ernie dans « Sur la piste du crime ». Deux ans plus tard, « Who's That Knocking at My Door » le place face à Martin Scorsese, qui lui confie J. R. en 1967. Cette première rencontre compte déjà comme un axe durable, car elle relie Keitel à un cinéaste qui reviendra plusieurs fois vers lui.
En 1973, « Mean Streets » lui donne Charlie. L’année suivante, « Alice n’est plus ici » de Martin Scorsese lui offre Ben. Puis viennent « Taxi Driver » en 1976, où il est Sport Matthew, et la même année « Buffalo Bill et les Indiens » de Robert Altman. Le catalogue de ces premières années montre un acteur appelé par des cinéastes très différents, sans s’installer dans une fonction unique.
Scorsese, Scott, Schrader
« Les Duellistes », sorti en 1977, lui vaut Feraud sous la direction de Ridley Scott. La même année, Alan Rudolph lui confie Ken Hood dans « Bienvenue à Los Angeles ». En 1978, Paul Schrader le dirige dans « Blue Collar », où il interprète Jerry Bartowski, et James Toback dans « Mélodie pour un tueur », sous le nom de Jimmy Fingers.
L’année suivante, il passe par plusieurs productions aux allures très différentes. Il joue Henry dans « L’Étalon de guerre », Benson dans « Saturn 3 » et l’inspecteur Netusil dans « Enquête sur une passion ». Cette période aligne des tournages qui n’obéissent pas à un seul centre, mais où reviennent les mêmes noms de réalisateurs, parfois au début de leur propre filmographie.
« La Mort en direct » de Bertrand Tavernier, en 1980, le mène vers Roddy. Viennent ensuite « Police frontière » en 1981 puis « La Nuit de Varennes » d’Ettore Scola en 1982, où il joue Thomas Paine. L’enchaînement dessine un acteur déjà circulant entre cinéma américain et européens, sans que cette circulation passe par une rupture spectaculaire ou un changement d’image annoncé.
Les années de friction
En 1983, il apparaît dans « Une pierre dans la bouche », « À couteau tiré » et « Surexposé ». L’année suivante, « Falling in Love » lui donne Ed Lasky, puis « Némo » de Arnaud Sélignac le fait jouer M. Legend. En 1985, « Le Chevalier du dragon » l’amène à Klever, sous la direction de Fernando Colomo.
L’extrait documentaire mentionne un épisode plus heurté en 1979 puis en 1998, lorsqu’il quitte des tournages de Francis Ford Coppola et de Stanley Kubrick. Il quitte « Apocalypse Now » au bout de deux semaines pour divergence de vue avec Coppola, puis abandonne « Eyes Wide Shut » en 1998 après avoir été casté pour Victor Ziegler. Ces départs prennent place dans une carrière où les collaborations ne se font pas au prix du consentement passif.
Le texte source signale aussi une période de disgrâce auprès des studios américains, suivie de tournages européens. « La Mort en direct » et « La Nuit de Varennes » s’inscrivent dans cette séquence. À cette époque, Keitel travaille déjà avec une réserve de metteurs en scène qui le sollicitent pour des rôles d’autorité, de menace ou d’ombre, sans réduction à une seule fonction.
Le retour des années 1990
En 1991, Ridley Scott le choisit pour « Thelma et Louise », où il joue le détective Hal Slocumb. Cette même année, Keitel reçoit par l’intermédiaire d’une connaissance le scénario d’un film de gangsters écrit par Quentin Tarantino. Il accepte d’y coproduire le film et d’en tenir le rôle principal. « Reservoir Dogs », sorti en 1992, reçoit un accueil critique fort et remet son nom au centre de plusieurs projets.
La même période le conduit vers « Bad Lieutenant » d’Abel Ferrara en 1992, où il tient le rôle principal d’un flic toxicomane amoral. L’extrait signale que beaucoup d’observateurs considèrent ce rôle comme le meilleur de toute sa carrière. En 1993, Jane Campion lui confie une présence dans « La Leçon de piano ». Puis Tarantino le rappelle pour « Pulp Fiction » en 1994.
Le texte de référence insiste sur ce moment de reconfiguration. Ces films lui ouvrent une célébrité qu’il n’avait pas encore conquise, et le conduisent à travailler entre films d’auteurs et grosses productions hollywoodiennes. Il ne s’agit pas d’un simple rattrapage tardif, mais d’un déplacement du centre de gravité, porté par des réalisateurs qui l’emploient dans des rôles de médiateur, de policier, de prédateur ou de complice.
Télévision, clips et reconnaissance
En 2008, Harvey Keitel obtient son premier rôle dans une série télévisée avec « Life on Mars », adaptation américaine de la série britannique du même nom. La série ne dure qu’une seule saison. Le passage à la télévision ne remplace pas le cinéma, mais ajoute un autre cadre à une présence déjà familière des histoires de policiers, d’enquêteurs et d’hommes de pouvoir.
En 2012, il est invité au 38 e festival du cinéma américain de Deauville pour un hommage rendu à l’ensemble de sa carrière. Fin 2013, il apparaît dans le clip « Pretty Hurts » de Beyoncé, réalisé par Melina Matsoukas. La même source le mentionne aussi dans plusieurs émissions et programmes, dont « Saturday Night Live » en 1975 comme host, « The Late Show with Stephen Colbert » en 2015 et « Jimmy Kimmel Live! » en 2003.
Le texte documentaire retient enfin qu’il n’a jamais reçu d’Oscar, tout en ayant obtenu des prix prestigieux, dont l’Ours d’argent à la Berlinale. Cette précision place Keitel dans une zone souvent plus intéressante que les palmarès les plus attendus : celle des acteurs que l’industrie célèbre sans les enfermer dans un trophée unique. Son nom reste lié à des œuvres comme « Taxi Driver », « Thelma et Louise », « Smoke », « Pulp Fiction », « Reservoir Dogs », « Le Regard d’Ulysse » et « The Irishman ».
Films et séries avec Harvey Keitel
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Récompenses et Nominations
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