Ellen Burstyn: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ellen Burstyn en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
166
œuvres recensées
128 films · 38 séries
- Première année recensée
- 1948
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1957, à Broadway, Ellen Burstyn apparaît pour la première fois sur scène dans « Fair Game ». Sous le nom d’Edna Rae Gilhooley, la future actrice a déjà quitté Detroit et passé par le mannequinat avant de s’installer à New York pour travailler le jeu.
De Broadway aux premiers rôles à l’écran
Dans les années 1960, Ellen Burstyn passe par plusieurs séries télévisées, dont « Surfside 6 » en 1960, « Dr. Kildare » en 1961, « Bus Stop » en 1961, puis « The Greatest Show on Earth » en 1963. Cette période la place sous le nom d’Ellen McRae dans certains crédits, tandis que la télévision lui donne un terrain régulier pour travailler des rôles brefs et variés.
Le cinéma s’ouvre avec « Au revoir, Charlie » de Vincente Minnelli en 1964, où elle apparaît sous le nom d’Ellen McRae. Elle revient ensuite au format série avec « Au cœur du temps » en 1966, puis retrouve le cinéma dans « Tropique du Cancer » de Joseph Strick en 1970 et « Alex in Wonderland » de Paul Mazursky la même année.
La formation à l’Actors Studio auprès de Lee Strasberg accompagne cette montée en régime. À cette époque, le théâtre, la télévision et le cinéma avancent ensemble dans une même direction, sans rupture nette entre les trois médiums.
Les années 1970, de « La Dernière Séance » à « L’Exorciste »
En 1971, « La Dernière Séance » de Peter Bogdanovich donne à Ellen Burstyn un premier rôle de premier plan. Elle y joue Lois Farrow, dans un film qui s’inscrit vite parmi les titres associés à son nom. La même période la voit dans « The King of Marvin Gardens » de Bob Rafelson en 1972.
« L’Exorciste », réalisé par William Friedkin en 1973, ajoute une autre ampleur à sa présence à l’écran. Elle y interprète Chris MacNeil, dans un film qui devient l’un des repères les plus souvent associés à son travail. Elle retrouve ensuite Martin Scorsese pour « Alice n’est plus ici » en 1974, où elle tient le rôle d’Alice Hyatt.
Ce rôle lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice en 1974. La même année, elle joue encore dans « Harry et Tonto » de Paul Mazursky, puis accepte en 1977 « Providence » d’Alain Resnais. Elle tourne aussi dans « Cri de femmes » de Jules Dassin en 1978 et dans « Même heure, l’année prochaine » de Robert Mulligan la même année.
Une présence régulière à la télévision
En 1986, Ellen Burstyn crée « The Ellen Burstyn Show ». Cette incursion dans la série portée par son propre nom intervient après des années de passages réguliers sur le petit écran, où elle revient de temps à autre sous le pseudonyme d’Ellen McRae. La télévision reste pour elle un espace de circulation, pas un détour secondaire.
Elle siège par ailleurs dans plusieurs jurys internationaux, au Festival de Berlin en 1977 puis en 1988, au Festival de Cannes en 1981, et au Festival de Karlovy Vary en 1997. Ces participations la placent du côté de l’évaluation autant que de l’interprétation, sans l’éloigner durablement des plateaux.
Dans les années 1980 et 1990, elle revient dans « Résurrection » de Daniel Petrie en 1980, « Silence of the North » d’Allan King en 1981, « L’Ambassadeur: Chantage en Israël » de Jack Lee Thompson en 1984 et « Soleil d’automne » de Bud Yorkin en 1985. Elle apparaît aussi dans « La Guerre d’Hanna » de Menahem Golan en 1988, puis dans « Le Choix d’aimer » de Joel Schumacher en 1991 et « Grand Isle » de Mary Lambert la même année.
Reprises et nouveaux visages dans les années 1990 et 2000
Au milieu des années 1990, Ellen Burstyn joue dans « Les Veuves joyeuses » de Bill Duke en 1993, « The Color of Evening » de Stephen Stafford en 1994 et « Pour l’amour d’une femme » de Luis Mandoki la même année. En 1995, elle figure dans « Le Club des Baby-sitters » de Melanie Mayron, « Un ménage explosif » de Peter Yates et « Le Patchwork de la vie » de Jocelyn Moorhouse.
Elle poursuit ensuite avec « The Spitfire Grill » de Lee David Zlotoff en 1996, « Le Suspect idéal » de Jonas Pate en 1997, « You Can Thank Me Later » de Shimon Dotan en 1998, puis « La Carte du cœur » de Willard Carroll et « Walking Across Egypt » d’Arthur Allan Seidelman en 1999.
La décennie suivante l’amène dans « The Yards » de James Gray en 2000 et « Requiem for a Dream » de Darren Aronofsky la même année. Elle prête sa voix à « Dragon rouge » de Brett Ratner en 2002, puis revient dans « Les Divins Secrets » de Callie Khouri en 2002 et « Divine Secrets of the Ya-Ya Sisterhood » dans la version anglophone du titre.
Voix, retours et reconnaissance tardive
En 2006, elle apparaît dans « Big Love » sous les traits de Nancy Davis Dutton. La série la ramène vers un format où elle circule sans rupture avec son travail antérieur, entre cinéma, télévision et voix off. Elle avait déjà servi de narratrice, en voix, dans « American Experience » en 1988.
Elle revient au cinéma avec « Interstellar » de Christopher Nolan en 2014, où elle joue Murph âgée, puis dans « Les Enfants du péché » la même année. « Adaline » en 2015 la retrouve dans le rôle de Flemming. Plusieurs années plus tard, « The First Lady » en 2022 lui confie Sara Delano Roosevelt.
Son travail a été distingué par un Oscar, un Golden Globe et un BAFTA, d’après les crédits rassemblés autour de sa filmographie. Ces distinctions accompagnent une présence continue sur scène et à l’écran, depuis 1957 jusqu’aux productions du XXIe siècle.
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