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Roger Corman - Photo
Connu pour
Production
Sexe
Homme
Crédits connus
703
Né
05/04/1926
Lieu de naissance
Detroit, Michigan, USA
Décédé
09/05/2024 (98 ans)

Roger Corman: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Roger William Corman,The Pope of Pop Cinema,The King of The B’s

Repères de carrière

La carrière de Roger Corman en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

508

œuvres recensées

500 films · 8 séries

Première année recensée
1950
Dernière année recensée
2024

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Roger William Corman naît le 5 avril 1926 à Detroit, dans le Michigan, et suit des études d’ingénierie à l’université de Stanford avant de se tourner vers le cinéma après une brève expérience dans l’industrie électrique aux États‑Unis (Source : IMDb, 2024). Peu après son changement d’orientation, il est employé comme coursier au sein du studio 20th Century Fox, où il commence à observer de près les mécanismes de production hollywoodiens (Source : Wikipédia, 2002). Au début des années 1950, il se consacre à l’écriture de scénarios et parvient à vendre en 1953 un premier script, « The House in the Sea », qui sera porté à l’écran sous le titre « Highway Dragnet » réalisé par Nathan Juran, sorti en 1954 (Source : IMDb, 2024). Déçu par l’écart entre son scénario et le film fini, il utilise son salaire pour produire lui‑même un long métrage indépendant, « Monster from the Ocean Floor », tourné en 1954, amorçant ainsi sa trajectoire de producteur autonome dans le circuit des séries B américaines (Source : IMDb, 2024). Cette même période voit Corman nouer ses premiers liens avec des structures de distribution indépendantes, ce qui constitue le socle de son futur positionnement dans l’industrie (Source : Wikipédia, 2002).

Accès à la réalisation et ancrage dans la série B

En 1954, Roger Corman produit « The Fast and the Furious », long métrage d’action qui lui permet de négocier un accord de plusieurs films avec la jeune société American Releasing Corporation, bientôt rebaptisée American International Pictures, futur acteur majeur dans le cinéma indépendant à petit budget (Source : IMDb, 2024). Sans formation formelle de mise en scène, il passe à la réalisation avec le western « Five Guns West », sorti en 1955, et enchaîne ensuite plus d’une cinquantaine de films en tant que réalisateur au cours des quinze années suivantes, principalement pour AIP (Source : IMDb, 2024). Il s’impose alors comme un artisan du tournage rapide et économique, multipliant les productions chaque année, notamment à la fin des années 1950, tout en consolidant des méthodes fondées sur des plans de travail resserrés et l’optimisation des décors (Source : Wikipédia, 2002). Dans ce cadre, il explore plusieurs genres – western, science‑fiction, film de gangsters – en privilégiant des sujets susceptibles d’attirer un public jeune dans les drive‑in et les salles de quartier (Source : Hollywood Walk of Fame, s.d.). Cette première phase de carrière l’identifie durablement à un cinéma de série B, tourné en marge des grands studios, mais bien inséré dans les circuits commerciaux spécialisés (Source : Oscars.org, 2014).

Cycle Edgar Poe et reconnaissance critique

Au début des années 1960, Roger Corman oriente sa mise en scène vers des productions plus ambitieuses sur le plan visuel avec une série d’adaptations de nouvelles d’Edgar Allan Poe réalisées pour American International Pictures (Source : Wikipédia, 2002). Parmi ces films figurent « The Masque of the Red Death » (1964) et « The Tomb of Ligeia » (1964/1965 selon les territoires), où il travaille notamment avec l’acteur Vincent Price, contribuant à installer ce dernier comme figure centrale du fantastique gothique de l’époque (Source : Oscars.org, 2014). Ce cycle, caractérisé par un usage marqué de la couleur, des décors stylisés et une atmosphère horrifique plus psychologique que spectaculaire, attire l’attention d’une partie de la critique, en particulier en Europe, sur un cinéaste jusqu’alors associé au cinéma d’exploitation (Source : Hollywood Walk of Fame, s.d.). Parallèlement, Corman poursuit des films dans d’autres registres, comme « The Wild Angels » (1966), consacré à un gang de motards, qui sera sélectionné en compétition à la Mostra de Venise, et « The Trip » (1967), écrit par Jack Nicholson, qui s’inscrit dans la culture psychédélique naissante (Source : Wikipédia, 2002). Cette combinaison de films d’horreur gothiques et de récits contemporains lui vaut d’être identifié comme l’un des metteurs en scène les plus prolifiques du cinéma indépendant américain des années 1960 (Source : Oscars.org, 2014).

Collaboration avec les studios et transition vers la production

En 1967, Roger Corman se voit confier la réalisation du film de gangsters « The St. Valentine’s Day Massacre » pour le studio 20th Century Fox, avec Jason Robards et George Segal, expérience qui le plonge dans le dispositif de production d’un grand studio hollywoodien (Source : Wikipédia, 2002). Disposant d’un budget estimé à 2,5 millions de dollars, il livre le film pour un coût inférieur, renforçant sa réputation de gestionnaire particulièrement attentif aux coûts de tournage (Source : Wikipédia, 2002). Toutefois, il apprécie peu les contraintes imposées par la major et retourne rapidement à un mode de production indépendant, privilégiant des budgets modestes et des plans de tournage comptés en jours plutôt qu’en semaines (Source : Oscars.org, 2014). À partir de la fin des années 1960, il réduit progressivement son activité de réalisateur pour se concentrer sur la production et la distribution, tout en continuant ponctuellement à signer des mises en scène (Source : IMDb, 2024). Cette réorientation le conduit à structurer un modèle d’entreprise fondé sur la rotation rapide des projets, l’exploitation de genres populaires et l’accompagnement de jeunes cinéastes (Source : Oscars.org, 2014).

New World Pictures et rôle de producteur

En 1970, Roger Corman fonde la société New World Pictures, qui devient l’un des principaux pôles de production et de distribution indépendantes aux États‑Unis, en particulier dans les domaines de l’horreur, de la science‑fiction et de l’action à petit budget (Source : Wikipédia, 2002). La société assure également la distribution américaine de films étrangers, parmi lesquels « Amarcord » de Federico Fellini, « Dersou Ouzala » d’Akira Kurosawa et « Le Tambour » de Volker Schlöndorff, trois titres qui obtiennent l’Oscar du meilleur film en langue étrangère au cours d’une décennie (Source : Oscars.org, 2014). Parallèlement, Corman produit de nombreux films d’exploitation, comme « Big Bad Mama » (1974), « Death Race 2000 » (1975) ou « Galaxy of Terror » (1981), qui s’inscrivent dans la logique de séries B destinées aux salles et au marché de la vidéo domestique (Source : Oscars.org, 2014). À travers New World Pictures puis d’autres structures, il finance ou distribue les premiers longs métrages de futurs réalisateurs reconnus, notamment Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Jonathan Demme ou encore Joe Dante (Source : Wikipédia, 2002). Cette activité de producteur et de découvreur de talents devient progressivement l’un des aspects les plus commentés de sa trajectoire professionnelle (Source : SAGindie, 2025).

Filmographie marquante

La carrière de Roger Corman se caractérise par une filmographie abondante, comprenant plus de 300 productions et environ 50 réalisations, couvrant plusieurs décennies du cinéma américain (Source : Oscars.org, 2014). Parmi ses films de réalisateur souvent cités figurent :

  • « Five Guns West » (1955), western marquant ses débuts derrière la caméra (Source : IMDb, 2024).
  • « The Little Shop of Horrors » (1960), comédie horrifique tournée en deux jours et une nuit, devenue un titre emblématique de sa méthode de tournage rapide (Source : IMDb, 2024).
  • « The Masque of the Red Death » (1964) et « The Tomb of Ligeia » (1964/1965), deux adaptations de Poe avec Vincent Price, représentatives de son cycle gothique (Source : Oscars.org, 2014).
  • « The Wild Angels » (1966), film de motards nommé au Lion d’or à la Mostra de Venise (Source : IMDb, 2025).
  • « The Trip » (1967), drame psychédélique écrit par Jack Nicholson (Source : Wikipédia, 2002).
  • « Frankenstein Unbound » (1990), long métrage de science‑fiction qui marque son retour ponctuel à la réalisation au tournant des années 1990 (Source : Oscars.org, 2014).

En tant que producteur, certains titres se distinguent par leur circulation ou leur postérité, parmi lesquels « Boxcar Bertha » (1972) de Martin Scorsese, « Death Race 2000 » (1975), « Piranha » (1978) de Joe Dante, « Dementia 13 » (1963) de Francis Ford Coppola ou encore « Galaxy of Terror » (1981), qui témoignent de son investissement durable dans les genres populaires (Source : Oscars.org, 2014). Ces films participent à son image de figure centrale du cinéma indépendant américain de l’après‑guerre (Source : Hollywood Walk of Fame, s.d.).

Travaux pour la télévision et activités connexes

Outre le cinéma, Roger Corman intervient ponctuellement à la télévision, principalement comme producteur ou intervenant dans des documentaires consacrés à l’histoire du cinéma de genre et aux coulisses de la production indépendante (Source : IMDb, 2024). Il apparaît également à l’écran dans de petits rôles d’acteur ou de caméo, notamment dans des films tels que « The Silence of the Lambs » (1991) et « Apollo 13 » (1995), où sa présence est souvent lue comme un clin d’œil à son statut de producteur prolifique (Source : IMDb, 2024). Par ailleurs, son nom est associé à plusieurs projets de documentaires et de rétrospectives qui retracent ses méthodes de travail et l’influence de ses sociétés sur l’économie du cinéma de genre (Source : SAGindie, 2025). Il participe à divers festivals et institutions en qualité d’invité, de juré ou d’honoré, ce qui l’inscrit dans un réseau international d’événements dédiés au cinéma (Source : Telluride Film Festival, 2012). Ces activités médiatiques et institutionnelles complètent un parcours centré avant tout sur la production et la mise en scène (Source : SAGindie, 2025).

Distinctions et reconnaissances professionnelles

La trajectoire de Roger Corman fait l’objet de nombreuses distinctions au fil des décennies, qui saluent tant son travail de réalisateur que son rôle de producteur et de mentor pour plusieurs générations de cinéastes (Source : IMDb Awards, 2025). En 2010, il reçoit un Oscar d’honneur décerné par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences pour sa capacité à offrir à de nombreux auteurs un cadre de formation et de production jugé unique dans l’industrie américaine (Source : Oscars.org, 2014). Il est également lauréat du Life Career Award de l’Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films en 1988, ainsi que de plusieurs prix honorifiques attribués par des festivals comme Cannes, Sitges, Stockholm, Telluride ou encore le Festival de Gand, qui reconnaissent son apport au cinéma de genre et au cinéma indépendant (Source : IMDb Awards, 2025). En 2006, la Producers Guild of America lui remet un prix de carrière, tandis que diverses organisations professionnelles – American Cinema Editors, Casting Society of America, Los Angeles Film Critics Association – distinguent son parcours par des récompenses spécifiques (Source : IMDb Awards, 2025). Ces hommages s’ajoutent à une étoile sur le Hollywood Walk of Fame et à un ensemble de rétrospectives et de réévaluations critiques organisées dans des festivals et cinémathèques (Source : Hollywood Walk of Fame, s.d.).

Héritage professionnel et influence

Roger Corman est fréquemment présenté comme une figure de référence du cinéma indépendant américain de l’après‑guerre, en raison de l’ampleur de sa production et de la diversité des cinéastes passés par ses structures (Source : SAGindie, 2025). Son modèle repose sur une économie de tournage réduite, un recours systématique aux genres populaires et une ouverture à des réalisateurs débutants auxquels il confie des projets à budgets modestes, leur permettant d’accéder à la mise en scène de long métrage (Source : Oscars.org, 2014). De nombreux cinéastes, parmi lesquels Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Jonathan Demme, Joe Dante, Ron Howard ou encore James Cameron, ont effectué à leurs débuts des travaux de réalisation, de montage ou d’effets spéciaux dans son environnement de production (Source : Wikipédia, 2002). Parallèlement, sa politique de distribution de films étrangers via New World Pictures a contribué à la diffusion, sur le marché nord‑américain, d’œuvres de cinéastes européens et asiatiques déjà reconnus, mais parfois peu visibles dans les circuits commerciaux américains (Source : Oscars.org, 2014). Jusqu’à la fin de sa carrière, il demeure associé à l’idée d’un cinéma indépendant structuré autour de la flexibilité économique et de la circulation des talents entre les marges et le centre de l’industrie (Source : SAGindie, 2025).

Films et séries produits par Roger Corman

Découvrez ses principales contributions à la production.

Course à la mort (2008) - Affiche
6.3 / 10
Course à la mort
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Course à la mort 2 (2010) - Affiche
5.9 / 10
Course à la mort 2
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Death Race: Inferno (2013) - Affiche
5.9 / 10
Death Race: Inferno
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Piranhas (1978) - Affiche
6 / 10
Piranhas
executive producer
La Course à la mort de l’an 2000 (1975) - Affiche
6.2 / 10
La Course à la mort de l’an 2000
executive producer

Galerie photos de Roger Corman

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Filmographie détaillée

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2013
Death Race: Inferno (2013) - Affiche
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