Tony Leung Ka-fai: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Tony Leung Ka-fai en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
175
œuvres recensées
158 films · 17 séries
- Première année recensée
- 1980
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1983, The Burning of the Imperial Palace de Li Han-hsiang place Tony Leung Ka-fai pour la première fois à l’écran dans le rôle de l’empereur Xianfeng. L’année donne aussi le ton d’une présence vite repérée à Hong Kong, où l’acteur né le 1er février 1958 commence par des personnages historiques avant de circuler vers des figures de policier, de voyou ou de notable.
Les débuts historiques et le premier Hong Kong Film Award
1983 ouvre sa filmographie avec deux rôles d’empereur, dans The Burning of the Imperial Palace puis Reign Behind a Curtain, tous deux mis en scène par Li Han-hsiang. Dans le premier, le personnage de Xianfeng lui vaut son premier Prix d’interprétation aux Hong Kong Film Awards. Cette entrée par le costume impérial le situe d’emblée dans un cinéma hongkongais qui aime les silhouettes de pouvoir et les masques de cour.
Les années suivantes le déplacent vers d’autres territoires. En 1984, il apparaît dans The Ghost Informer de Lau Hung-Chuen et Cherie de Patrick Tam. En 1986, Lady in Black de Sun Chung et The Laser Man de Peter Wang continuent d’élargir un ensemble déjà très fourni. Le nom de Tony Leung Ka-fai se fixe alors dans un cinéma de production abondante, où les réalisateurs hongkongais lui confient des figures de fils, d’hommes de ville ou de représentants de l’autorité.
En 1987, Prison on Fire de Ringo Lam l’associe à Chow Yun-fat sous les traits de Lo Ka-yiu. L’année suivante, Gunmen de Kirk Wong lui donne le rôle du capitaine Ding Chun-bee. En 1989, Le Syndicat du crime 3 de Tsui Hark, où il joue Cheung Chi Mun, prolonge cette présence dans le cinéma d’action de la période. La décennie le voit passer d’un film à l’autre sans se laisser enfermer dans un seul emploi.
Du cinéma d’action à Jean-Jacques Annaud
En 1990, She Shoots Straight de Corey Yuen le place dans le rôle du mari de Joyce Godenzi, sous le nom d’inspecteur Huang Tsung-Pao, le fils. La même période le voit traverser plusieurs registres du cinéma hongkongais, avec Her Fatal Ways d’Alfred Cheung, Island of Fire de Kevin Chu et Lawrence Full, ou encore Farewell China de Clara Law. Il partage aussi l’affiche avec des partenaires réguliers, parmi lesquels Chow Yun-fat dans L’Arnaqueur de Hong Kong en 1994.
Le tournant français arrive avec L’Amant de Jean-Jacques Annaud. En 1991, il se rend au Vietnam et en France pour tourner cette adaptation de Marguerite Duras, où il interprète l’amant plus âgé d’une adolescente jouée par Jane March. Sorti en 1992, le film le rend visible hors d’Asie et reste, pour le public français, son rôle le plus identifié. Cette partition donne à son visage une circulation nouvelle, loin des seuls cadres du cinéma de Hong Kong.
La même année, il apparaît dans La Rose noire de Jeffrey Lau, Center Stage de Stanley Kwan dans le rôle de Cai Chusheng, King of Chess de Yim Ho et Tsui Hark, puis L’Auberge du dragon de Raymond Lee et Tsui Hark. En 1992 encore, il figure dans Misty de Peter Pau. Le début des années 1990 le montre au centre d’une circulation constante entre productions commerciales, films d’auteur et relectures du patrimoine chinois.
Le temps des collaborations avec Tsui Hark et Johnnie To
Au milieu des années 1990, Tony Leung Ka-fai revient vers des rôles de pouvoir et d’autorité. Ci Xi mi mi sheng huo en 1995 lui confie le prince Kung, Yik Shut. En 1997, Love Will Tear Us Apart de Yu Lik-wai le retrouve dans un film présenté à Cannes, où il figure aussi parmi les producteurs. Cette double activité renforce sa présence dans les réseaux du cinéma d’auteur de Hong Kong.
Les années 2000 l’installent dans d’autres repères. Double Vision de Chen Kuo-fu, en 2002, passe par Cannes. Nouvelle cuisine de Fruit Chan, en 2004, puis Election de Johnnie To, en 2005, poursuivent ce travail dans des récits de pouvoir, de rivalité et d’organisation mafieuse. En 2007, Ping Guo le crédite dans le rôle de Lin Dong, tandis que la même année Filatures de Yau Nai-hoi l’inscrit encore dans une économie de suspense.
Son lien avec Tsui Hark revient plusieurs fois. Il se trouve déjà dans Le Syndicat du crime 3 en 1989, puis dans L’Auberge du dragon en 1992 et Détective Dee: Le Mystère de la flamme fantôme en 2011, où il joue le rôle de Detective Dee. Ce fil de travail court sur plus de 20 ans et traverse les métamorphoses du cinéma de genre hongkongais.
Hong Kong Film Awards, jury et titres récents
Tony Leung Ka-fai remporte 4 fois le Hong Kong Film Award du meilleur acteur. Ce total constitue le deuxième record derrière Tony Leung Chiu-wai, la distinction servant aussi à le départager de son quasi-homonyme. L’un porte le surnom de « Big Tony », l’autre celui de « Little Tony », une confusion entretenue par la proximité des noms autant que par la différence de taille entre les deux hommes.
En 2010, Detective D de Tsui Hark lui confie le rôle de Shatuo Zhong. En 2017, National Treasure le désigne pour le personnage de 司马光. Plus près de nous, Wu Xian Chao Yue Ban en 2022 le mentionne au générique comme acteur, tandis que The Shadow's Edge en 2025 lui donne Fu Longsheng et La Légende des Héros du Condor en 2025 l’emploie dans le rôle d’Ouyang Feng. Biao Ren est déjà crédité pour 2026 dans le rôle de Old Mo.
En 2025, il siège aussi comme membre du jury du 30e Festival international du film de Busan, sous la présidence de Na Hong-jin. Cette présence institutionnelle accompagne une filmographie qui continue de circuler entre fresque historique, polar, adaptation littéraire et films de prestige asiatique. Le nom de Tony Leung Ka-fai reste lié à des personnages de pouvoir, de fracture ou de stratégie, du palais Qing aux récits criminels contemporains.
Un visage entre Hong Kong et la France
L’Amant demeure son point d’ancrage français, mais il ne résume pas l’ensemble. L’acteur passe ensuite par La Rose noire, Center Stage, Election ou Détective Dee: Le Mystère de la flamme fantôme, titres qui montrent une fidélité nette au cinéma hongkongais et à ses grands metteurs en scène. Cette continuité vaut aussi pour ses apparitions dans Beautiful Cooking en 2006 et dans CCTV Spring Festival Gala Evening en 1983, au tout début de son cheminement public.
Son crédit dans The Shell Game en 1980 précède même l’écran de 1983 dans la fiche locale, où il figure déjà comme acteur. L’ensemble dessine une présence précoce, puis durable, au sein de productions très diverses. À travers près de 40 ans de rôles recensés, Tony Leung Ka-fai demeure associé à des films qui ont compté dans plusieurs espaces cinéphiles, de Hong Kong à Cannes, jusqu’au souvenir français de Jean-Jacques Annaud.
Films et séries avec Tony Leung Ka-fai
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Rôles de Tony Leung Ka-fai
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Galerie photos de Tony Leung Ka-fai
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Personnalités en relation
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