Rekha: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Rekha en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
149
œuvres recensées
149 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1958
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1981, « Umrao Jaan » de Muzaffar Ali fait entrer Rekha dans une zone de reconnaissance qui traverse le temps. Le rôle d’Umrao Jaan accompagne une décennie déjà chargée en films, de « Ghar » en 1978 à « Khubsoorat » en 1980, puis « Khoon Bhari Maang » en 1988. Née le 10 octobre 1954 à Chennai, dans le Tamil Nadu, Bhanurekha Ganesan choisit un nom de scène qui circule en hindi comme en tamoul.
Des films hindi à l’affirmation de Rekha
En 1977, « Alaap » de Hrishikesh Mukherjee la place dans un premier groupe de films qui comptent encore « Kalyug » de Shyam Benegal, la même année, puis « Ghar » en 1978. Le nom de Rekha se retrouve alors dans des œuvres très différentes par leur ton et leur fabrication, sans qu’aucune formule unique ne vienne figer son image. « Gol Maal », sorti en 1979, rejoint cette séquence et précède « Khubsoorat », où elle joue sous la direction de Hrishikesh Mukherjee en 1980.
La décennie suivante fait apparaître d’autres titres, parmi lesquels « Vijeta » en 1982, « Janbaaz » en 1986 et « Khoon Bhari Maang » en 1988. Cette dernière œuvre revient souvent dans son palmarès puisqu’elle lui vaut un Filmfare Award de la meilleure actrice. À cette époque, elle est déjà repérée pour ses rôles dans des productions hindi de premier plan, avec une présence qui passe par des partitions de premier plan sans se réduire à un même type de personnage.
En 1981, « Umrao Jaan » reste l’étape la plus commentée de cette période. Rekha y tient le rôle-titre dans un film lié à la mémoire littéraire et musicale du cinéma indien. La même année, elle reçoit le National Film Award de la meilleure actrice. Le même cycle de distinctions comprend un Filmfare Award de la meilleure actrice pour « Khubsoorat » en 1981 et plusieurs nominations sur la décennie, dont « Ghar » et « Muqaddar Ka Sikandar » en 1979, puis « Judaai » en 1981.
« Umrao Jaan » et les distinctions
La reconnaissance institutionnelle s’étend sur plusieurs années. Rekha obtient le National Film Award de la meilleure actrice pour « Umrao Jaan » en 1982, tandis que les Filmfare Awards continuent de marquer sa présence parmi les interprètes régulièrement retenues. Les années 1983 et 1984 ajoutent des nominations pour « Jeevan Dhaara » puis « Mujhe Insaaf Chahiye ». En 1985, elle reçoit le prix de la meilleure actrice en hindi décerné par le Bengal Film Journalists' Association Awards pour « Utsav ».
Le milieu des années 1990 prolonge cette série avec « Phool Bane Angaray » en 1992, puis « Khiladiyon Ka Khiladi » en 1997, film pour lequel elle obtient le Filmfare Award de la meilleure actrice dans un second rôle et un Screen Award pour la meilleure performance dans un rôle de méchant. En 1998, une nomination aux Star Screen Awards suit pour « Aastha: In the Prison of Spring ». Le rapport aux récompenses s’écrit donc sur la durée, par touches successives, sans dépendre d’un seul moment.
Les années 2000 font revenir Rekha dans des titres de grande visibilité. « Koi... Mil Gaya » en 2003 lui apporte un Bollywood Movie Award de la meilleure actrice dans un second rôle, puis une nomination aux Filmfare Awards la même année. « Krrish », en 2006, est encore retenu aux Filmfare Awards, avant « Om Shanti Om » en 2007. L’ensemble dessine une présence qui demeure active à une distance importante de ses débuts, sans changement brutal de registre imposé par l’âge ou la mode.
Les années 1990 et la circulation entre langues
En 1996, Rekha apparaît dans « Kama Sutra: A Tale of Love », film international cité parmi les rares crédits de cette nature dans son répertoire. L’année suivante, « Tara and Maya » la réunit autour du personnage de Rasa Devi, présenté comme enseignante du Kama Sutra. Cette même année, « Udaan » lui confie le rôle de Varsha Sahay. Le passage d’un titre à l’autre montre une activité qui ne se limite pas au seul circuit hindi.
« Zubeidaa », en 2001, ajoute Mandira Devi à sa filmographie, tandis que « Koi... Mil Gaya » en 2003 la replace dans un film populaire dirigé par Rakesh Roshan. La même logique de circulation se prolonge avec « Krrish » en 2006, où le personnage de Sonia Mehra réapparaît. Rekha y conserve une visibilité régulière, sans rompre avec les années précédentes ni se cantonner à un seul type de production.
En 2015, « Shamitabh » figure encore dans sa liste de films, preuve d’une activité prolongée jusqu’à une période récente. Le crédit se situe loin des premiers succès des années 1970, mais garde la même présence au sein du cinéma hindi. Le fil des œuvres passe ensuite par « Om Shanti Om », où sa participation inscrit son nom dans une production très identifiée du cinéma indien contemporain. Quelques mois plus tard, la continuité se lit moins dans une rupture que dans une succession d’apparitions bien réparties.
Une présence au long cours
Rekha compte plus de 180 films dans plusieurs langues, avec des titres en hindi, tamoul et anglais. Cette diversité linguistique accompagne un travail qui la mène des productions des années 1970 aux apparitions du début du XXIe siècle. Le répertoire visible mêle des films d’auteur, des productions de studio et des collaborations avec des cinéastes comme Hrishikesh Mukherjee, Shyam Benegal et Muzaffar Ali.
Le jeu des récompenses et des nominations accompagne cette continuité. Rekha obtient deux fois le Filmfare Award de la meilleure actrice pour « Khubsoorat » et « Khoon Bhari Maang », un National Film Award pour « Umrao Jaan », puis plusieurs distinctions secondaires au tournant des années 1990 et 2000. Le titre de « plus célèbre prestation » revient souvent à « Umrao Jaan », sans effacer les autres jalons du même ensemble.
En 2012, Rekha entre au Rajya Sabha, la chambre haute du parlement indien, avec une nomination par le président de l’Inde. La période parlementaire s’étend jusqu’en 2018. Cette fonction publique s’ajoute à une activité artistique déjà longue et donne à son nom une visibilité qui dépasse les écrans et les génériques. Le geste n’efface pas les films, il les prolonge dans une autre sphère de représentation.
Films et séries avec Rekha
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