山岡久乃: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de 山岡久乃 en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
87
œuvres recensées
74 films · 13 séries
- Première année recensée
- 1953
- Dernière année recensée
- 1997
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Née le 27 août 1926 à Ōmori-ku, Tokyo, au sein de l’actuelle ville d’Ōta, l’actrice japonaise Yamaoka Hisano s’inscrit très tôt dans un parcours de formation structuré lié aux arts du spectacle, dans un contexte de guerre qui marque profondément les institutions culturelles de l’époque (Source : IMDb, 1999 ; Wikipédia japonais, 2004). En 1942, elle rejoint la 33e promotion de la Takarazuka Ongaku Butō Gakkō, école de musique et de danse du système Takarazuka, avec l’ambition d’y poursuivre un parcours de « otokoyaku », c’est-à-dire d’interprète de rôles masculins, et un nom de scène, Kiyosumi Akira, est alors envisagé (Source : Wikipédia japonais, 2004). L’intensification du conflit du Pacifique et les contraintes qui en découlent pour les troupes amènent cependant la jeune élève à quitter l’établissement en 1944, sans avoir foulé la scène de la compagnie (Source : Wikipédia japonais, 2004). Ce retrait précoce du cadre Takarazuka ne met pas fin à son projet d’interprétation, mais le déplace vers d’autres structures théâtrales au moment où l’industrie culturelle japonaise entre dans une phase de recomposition d’après-guerre (Source : Wikipédia japonais, 2004). Dès lors, sa trajectoire professionnelle s’oriente vers le théâtre de troupe et, rapidement, vers le cinéma et la télévision, dans un mouvement typique des actrices de sa génération qui circulent entre les scènes et les studios (Source : Wikipédia japonais, 2004).
Débuts professionnels et ancrage théâtral
Après sa sortie de la Takarazuka Ongaku Butō Gakkō, Yamaoka Hisano rejoint le Bungakuza, importante compagnie qui joue un rôle central dans la refondation du théâtre japonais d’après-guerre, puis le Gekidan Haiyūza, structure qui favorise la formation de comédiens appelés à travailler également pour le cinéma (Source : Wikipédia japonais, 2004). En 1954, elle participe à la fondation de la troupe Seinenza aux côtés d’interprètes comme Azuma Emiko et Hatsui Katsue, issue comme elle des cercles de l’acteur studio japonais, et devient l’un des soutiens essentiels de la compagnie à ses débuts (Source : Wikipédia japonais, 2004). Parallèlement à cette activité de troupe, elle signe un contrat d’exclusivité avec le studio Nikkatsu, qui lui permet d’apparaître dans de nombreux longs métrages tout en continuant à jouer un rôle structurant au sein de Seinenza (Source : Wikipédia japonais, 2004). Ce double ancrage, à la fois dans un théâtre de répertoire et dans un cinéma de studio en plein essor, contribue à la consolider comme interprète dite « générale », capable de passer du plateau à l’écran en adaptant jeu et présence à des registres variés (Source : Wikipédia japonais, 2004). Dans ces années, elle construit ainsi une base professionnelle régulière, faite de rôles secondaires et de participations multiples, qui prépare ses futurs emplois plus marquants au cinéma et à la télévision (Source : Wikipédia japonais, 2004).
Carrière au cinéma
La filmographie de Yamaoka Hisano s’amorce dans les années 1950 au sein de la Nikkatsu, avec une série de titres qui l’installent dans le paysage du cinéma commercial japonais d’après-guerre (Source : Wikipédia japonais, 2004). Elle apparaît notamment dans « Le Huitième quartier de cellule » (Dai 8 kanbō, 1956) et « La Croisée de la mort » (Shi no jūjiro, 1956), tous deux mis en scène par Abe Yutaka, ainsi que dans « Hi no tori » (1956) réalisé par Imagawa Kaiji, qui l’inscrivent dans un registre de drames contemporains et de récits à tonalité sociale (Source : Wikipédia japonais, 2004). À la fin des années 1950, elle tourne dans « Ari no machi no Maria » (Goshō Heinosuke, 1958) et « Nianchan » d’Imamura Shōhei en 1959, ce dernier film étant emblématique de l’attention portée aux familles modestes et aux périphéries sociales par le jeune cinéma japonais de l’époque (Source : Wikipédia japonais, 2004). Le début des années 1960 la voit intervenir dans « Onna wa nidome umareru » de Kawashima Yūzō en 1961, où elle incarne le personnage de Tsutsui Keiko, confirmant sa place dans des propositions d’auteur au sein de l’industrie (Source : Wikipédia japonais, 2004). Elle participe également à « Kokoro no sanmyaku » de Yoshimura Kōzaburō, sorti en 1966, où elle tient un rôle central dans un récit centré sur les tensions intimes et les trajectoires familiales (Source : Wikipédia japonais, 2004). La même période la voit au générique de « The Graceful Brute » (« Shitoyakana kedamono », 1962), mis en scène par Kawashima Yūzō, où elle interprète Yoshino, l’épouse de Tokizō, dans un film souvent cité pour son regard satirique sur la petite bourgeoisie urbaine (Source : IMDb, 1999 ; Wikipédia japonais, 2004).
- « Shitoyakana kedamono » / « The Graceful Brute » (réal. Kawashima Yūzō, 1962) – rôle de Yoshino (Source : IMDb, 1999 ; Wikipédia japonais, 2004)
- « Kamo to negi » (réal. Taniguchi Senkichi, 1968) – rôle de Tomiko Takemura (Source : IMDb, 1999 ; Wikipédia japonais, 2004)
- « Nemureru bijo » / « The House of the Sleeping Virgins » (réal. Yoshimura Kōzaburō, 1968) – rôle de Yasuko (Source : IMDb, 1999 ; Wikipédia japonais, 2004)
- « Onna to misoshiru » (réal. Goshō Heinosuke, 1968) – rôle de Suga (Source : IMDb, 1999 ; Wikipédia japonais, 2004)
- « Jirō monogatari » (réal. Morita Yoshimitsu, 1987) – rôle créditée dans la distribution principale (Source : IMDb, 1999 ; eiga.com, 2010)
Travaux pour la télévision
En parallèle à ses activités cinématographiques, Yamaoka Hisano occupe une place importante dans la production télévisuelle japonaise, notamment dès les années 1950 (Source : Wikipédia japonais, 2004). Elle tient son premier rôle principal dans un téléfilm intitulé « Ryūjōran no chikai » en 1953, marquant une présence précoce sur le petit écran au moment où le médium se structure (Source : Wikipédia japonais, 2004). Au début des années 1960, elle apparaît dans le feuilleton « Seishun no kōzu » (1963-1964) et participe à plusieurs séries de la NHK, dont le feuilleton matinal « Musume to watashi » diffusé entre 1961 et 1962, où elle interprète Asako, puis « Akatsuki » en 1963 dans le rôle d’Akiko (Source : Wikipédia japonais, 2004). Elle est également distribuée dans le premier taiga drama de la NHK, « Hana no shōgai » (1963), confirmant son insertion dans les fictions historiques télévisées (Source : Wikipédia japonais, 2004). Plus tard, elle poursuit cette collaboration avec la NHK dans les séries « Onna no isshō » (série du cycle « Ginga TV Shōsetsu », 1977) et « Fūfu » (dans le cadre de « Dorama ningen moyō », 1978), où elle endosse des rôles de femmes de la classe moyenne confrontées à des recompositions familiales et sociales (Source : Wikipédia japonais, 2004). Dans les années 1980, elle apparaît notamment dans « Aki kan no yūtopia » (1984) et « Kokugo Gannen » (1985), dans laquelle elle incarne Akiyama Katsu sur plusieurs épisodes, participant à des projets qui interrogent les usages de la langue et les réalités contemporaines (Source : IMDb, 1999 ; Wikipédia japonais, 2004).
Séries populaires et rôles marquants
Le tournant des années 1970 s’avère décisif pour la visibilité de Yamaoka Hisano auprès du grand public, en particulier avec la série « Arigatō » diffusée en 1970, où elle occupe un rôle central dans un récit familial qui rencontre une forte audience (Source : Wikipédia japonais, 2004). Le feuilleton, porté également par la chanteuse et actrice Suizenji Kiyoko, dépasse les 50% de part d’audience, ce qui lui vaut d’être qualifié de « kaibutsu dorama », littéralement « drame-monstre », en raison de ses résultats d’écoute (Source : Wikipédia japonais, 2004). Ce succès contribue à installer durablement l’actrice dans une série de rôles de mères et de figures féminines de référence au sein des foyers, catégorie alors souvent désignée par la formule d’« okāsan joyū », c’est-à-dire d’actrice associée au rôle de mère (Source : Wikipédia japonais, 2004 ; site Shiseiweb, 2024). Elle poursuit cette trajectoire dans de nombreuses fictions télévisées tout au long des années 1970 et 1980, occupant fréquemment des rôles de soutien autour desquels s’articulent les dynamiques familiales du récit (Source : IMDb, 1999 ; Wikipédia japonais, 2004). À partir des années 1990, elle apparaît dans des séries comme « Genji monogatari » (1991) et, pour la télévision, dans « Wataru seken wa oni bakari » où elle interprète Setsuko Okakura dans un épisode, témoignant d’une continuité de travail sur plusieurs décennies (Source : IMDb, 1999). Elle revient également dans le format du feuilleton matinal avec « Haru yo, koi » diffusé en 1995, où elle tient le rôle de Kamiya Tomoko, prolongeant son association avec ce type de programme ardemment suivi par le public (Source : Wikipédia japonais, 2004).
Collaborations et distinctions
Au fil de sa carrière, Yamaoka Hisano collabore avec plusieurs cinéastes majeurs du cinéma japonais d’après-guerre, parmi lesquels Imamura Shōhei, Kawashima Yūzō, Goshō Heinosuke, Yoshimura Kōzaburō ou encore Taniguchi Senkichi, inscrivant son travail dans des dispositifs de mise en scène variés (Source : Wikipédia japonais, 2004 ; IMDb, 1999). Les films « Nianchan » (Imamura, 1959), « Onna wa nidome umareru » (Kawashima, 1961), « Onna to misoshiru » (Goshō, 1968) et « Nemureru bijo » (Yoshimura, 1968) témoignent de cette circulation entre des auteurs reconnus qui abordent des thèmes sociaux, familiaux ou intimistes à travers des structures narratives très différentes (Source : Wikipédia japonais, 2004). Du côté de la télévision, ses collaborations régulières avec la NHK, dans les formats de feuilletons matinaux, de taiga dramas et de séries du soir, l’associent à des équipes de production et de réalisation qui prennent part à la construction de la fiction télévisuelle japonaise sur le long terme (Source : Wikipédia japonais, 2004). Les sources consultées ne mentionnent pas de prix majeurs ou de récompenses internationales, mais soulignent la fréquence de ses apparitions et la place que lui donnent les studios et les diffuseurs dans des rôles récurrents sur plusieurs décennies (Source : Wikipédia japonais, 2004 ; IMDb, 1999 ; Filmarks, 2024). Cette continuité professionnelle, qui s’étend des années 1950 jusqu’aux années 1990, s’accompagne d’une reconnaissance médiatique au Japon, où elle est régulièrement décrite comme une interprète emblématique de personnages de mère dans la production télévisuelle et cinématographique (Source : Wikipédia japonais, 2004 ; Shiseiweb, 2024).
Fin de carrière et héritage professionnel
Dans les années 1980 et 1990, Yamaoka Hisano poursuit ses activités entre cinéma et télévision, apparaissant notamment dans « Byakkotai » (mini-série, 1986) où elle incarne Tomeko, ainsi que dans des projets comme « Lost in the Wilderness » en 1986, où elle interprète Hideyo Nozaki, ce qui illustre la diversité de ses emplois à un âge avancé (Source : IMDb, 1999). Elle reste active jusqu’au milieu des années 1990, avec des participations à des séries dramatiques et à des productions NHK, dont le feuilleton « Haru yo, koi » mentionné plus haut, qui s’inscrivent dans la continuité d’un parcours déjà riche de plusieurs centaines d’apparitions à l’écran (Source : Wikipédia japonais, 2004 ; IMDb, 1999). Elle meurt le 15 février 1999 à Kawasaki, dans la préfecture de Kanagawa, à l’âge de 72 ans, la cause du décès étant indiquée comme un infarctus du myocarde dans les notices biographiques (Source : IMDb, 1999 ; Wikipédia japonais, 2004). Certains répertoires signalent que ses droits professionnels ont été confiés à l’Office Tendo, ce qui souligne la volonté d’encadrer la gestion de son œuvre filmée et télévisuelle après sa disparition (Source : MyDramaList, 2024). Au Japon, sa carrière est fréquemment évoquée à travers l’expression « okāsan joyū », associée à son image de figure maternelle dans les fictions populaires, et comme exemple d’actrice ayant traversé plusieurs époques de l’audiovisuel, du cinéma de studio des années 1950 à la télévision de masse des années 1990 (Source : Wikipédia japonais, 2004 ; Shiseiweb, 2024).
Films et séries avec 山岡久乃
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de 山岡久乃
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de 山岡久乃
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.




















