Marshall Neilan: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Marshall Neilan en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
100
œuvres recensées
100 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1912
- Dernière année recensée
- 1957
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1912, Marshall Neilan apparaît au générique de « «Walk, -- You, Walk!» » et de « «Cupid Through Padlocks» », sous le nom de Sam puis celui de Charley Bradley. Né le 11 avril 1891 à San Bernardino, il passe vite de ces apparitions à la mise en scène, tout en gardant une présence d’acteur et de scénariste dans plusieurs productions du muet.
Des premiers films à la mise en scène
En 1913, il est crédité comme officier dans « The Picket Guard ». La même année, il coréalise « The Harvest of Flame » avec Wallace Reid, geste qui place d’emblée son activité de réalisateur au centre de son travail. L’année 1914 le voit signer une série de courts et moyens métrages, parmi lesquels « Stung », « Dippy's Dream », « McBride's Bride », « Fleeing from the Fleas » ou « Wanted: An Heir ».
Ces films installent une cadence soutenue et un goût pour la comédie de situation. Marshall Neilan occupe alors plusieurs fonctions dans le même circuit de production, passant d’un tournage à l’autre sans rompre avec le jeu. En 1915, il apparaît encore comme Keith Duncan dans « Rags », signe d’une présence prolongée à l’écran pendant qu’il consolide sa pratique de metteur en scène. Le milieu des années 1910 le mène vers des titres plus visibles, au moment où les compagnies américaines structurent leur production autour de réalisateurs capables de tenir plusieurs registres.
Mary Pickford, l’axe décisif
La collaboration avec Mary Pickford marque une part importante de son activité de réalisateur. En 1917, il dirige l’actrice dans « Freckles », « Rebecca of Sunnybrook Farm » et « The Little Princess », sous le titre français de « Petit Démon » pour le second. Il signe aussi « The Bottle Imp » et « Those without Sin » la même année, au moment où son nom circule dans plusieurs productions alignées sur la star la plus exposée du cinéma américain de l’époque.
En 1918, il retrouve Mary Pickford pour « Stella Maris », « Amarilly of Clothes-Line Alley », « M'Liss » et « Heart of the Wilds ». Ces titres donnent au réalisateur une visibilité durable dans le long métrage muet. La période se poursuit avec « Daddy-Long-Legs », « Her Kingdom of Dreams », « In Old Kentucky », « The Unpardonable Sin » et « Three Men and a Girl » en 1919, puis avec « The River's End », « Go and Get It » et « Don't Ever Marry » en 1920, tous inscrits dans une production régulière où il alterne coréalisation et direction solitaire.
Les années 1920, entre adaptation et comédie
En 1921, il met en scène « Bits of Life », titre qui poursuit sa présence dans le long métrage. L’année suivante apporte « Fools First », « Penrod » et « The Strangers' Banquet », puis, en 1923, « The Eternal Three » avec Frank Urson et « The Rendezvous ». Cette suite montre un réalisateur installé dans les productions de studio, capable de passer d’un récit dramatique à un matériau plus léger ou littéraire sans changer d’échelle industrielle.
La décennie avance avec « Dorothy Vernon of Haddon Hall » et « Tess of the D'Urbervilles » en 1924, puis « The Sporting Venus » en 1925. Viennent ensuite « Mike » en 1926, « Her Wild Oat » et « Venus of Venice » en 1927, « Take Me Home » en 1928, enfin « Black Waters », « The Awful Truth » et « Tanned Legs » en 1929. Le passage au parlant le retrouve encore à la réalisation avec « The Vagabond Lover » en 1929, tandis que le titre « The Awful Truth » inscrit son nom dans l’année charnière de la fin du muet.
Acteur, auteur, producteur
Marshall Neilan ne se limite pas à la mise en scène. Il joue encore dans « A Star Is Born » en 1937, où il tient le rôle de Bert sans être crédité, puis dans « Man in the Crowd » en 1957, sous le nom du sénateur Worthington Fuller. Entre ces deux dates, il signe aussi le scénario de « Les Aventures de Tom Sawyer » en 1938 et l’histoire de « Les Anges de l'enfer » en 1930.
Il reste donc présent dans plusieurs fonctions du cinéma, avec une activité qui déborde largement la seule réalisation. Les œuvres retenues ici dessinent une circulation constante entre écriture, jeu et direction, depuis les courts métrages des années 1910 jusqu’aux contributions plus tardives de la fin des années 1930. En 1940, la Directors Guild of America lui attribue le titre d’« Honorary Life Member Award », reconnaissance institutionnelle d’un travail déjà ancien dans l’industrie américaine.
Dernières années et distinction honorifique
Marshall Neilan meurt le 27 octobre 1958 à Los Angeles. Son nom reste associé à une période où le cinéma américain s’organise autour de réalisateurs polyvalents, capables de diriger des vedettes, d’écrire des histoires et d’apparaître eux-mêmes à l’écran. Une étoile lui est attribuée sur le Hollywood Walk of Fame, au 6233 Hollywood Blvd.
Sa filmographie de réalisateur traverse plus de 15 ans de production continue, depuis « The Harvest of Flame » en 1913 jusqu’à « The Vagabond Lover » en 1929, puis jusqu’à « This Is the Life » en 1935 parmi les titres associés à sa dernière période de travail. Les films cités ici suffisent à mesurer une présence active dans les mutations du cinéma américain, du muet à l’arrivée du parlant, avec des passages réguliers par l’écriture et le jeu.
Films et séries réalisés par Marshall Neilan
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



















































