Wallace Reid: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Wallace Reid en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
212
œuvres recensées
212 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1910
- Dernière année recensée
- 1922
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1915, Wallace Reid apparaît dans « Naissance d'une nation » de D. W. Griffith, où il joue Jeff, le forgeron, puis dans « Carmen » de Cecil B. DeMille. Né à Saint Louis en 1891, l’acteur américain William Wallace Reid passe vite des courts métrages aux productions les plus visibles de l’industrie naissante.
Les courts métrages de 1912 et 1913
En 1912, Reid apparaît dans « Chumps », où il joue George, puis dans « Indian Romeo and Juliet », où il tient deux rôles, Oniatore et Romeo. La même année, il figure au générique de « Curfew Shall Not Ring Tonight » dans le rôle de Basil Underwood, avant de participer à « Brothers » et « A Foreign Spy » l’année suivante.
Wallace Reid signe aussi des films dès cette période. « The Tribal Law » porte son nom à la réalisation en 1912, puis « Love and the Law » et « When Jim Returned » suivent en 1913. Dans « The Tattooed Arm », il retrouve la mise en scène, tandis que « The Heart of a Cracksman » et « The Fires of Fate » sont signés avec Willis Robards.
Cette première séquence le place dans un cinéma encore bref, où il alterne jeu, écriture et réalisation. Son nom circule alors dans des productions portées par George D. Baker, Hal Reid, Otis Turner ou Frederick A. Thomson, ce qui le relie à plusieurs ateliers de fabrication du muet américain. Plusieurs titres de 1913, comme « The Spirit of the Flag », « Women and War » et « Mental Suicide », le montrent aussi sous la direction d’Allan Dwan.
Griffith, DeMille et l’année 1915
En 1915, Wallace Reid rejoint « Naissance d'une nation », où il est Jeff, le forgeron, puis « Carmen », où il incarne Don José face à Geraldine Farrar. Ces deux titres le font entrer dans des productions qui comptent parmi les plus commentées de leur décennie, avec deux cinéastes aux méthodes très différentes, D. W. Griffith et Cecil B. DeMille.
L’année suivante, il apparaît dans « Intolérance » dans un rôle non crédité, celui d’un garçon tué au combat. L’écart est net entre cette présence furtive et les grandes fresques auxquelles il participe la même période, ce qui montre un acteur capable de traverser aussi bien les plans minuscules que les ensembles les plus vastes.
À cette époque, Reid travaille encore avec des réalisateurs qui reviennent souvent dans sa filmographie, parmi lesquels Cecil B. DeMille, Allan Dwan, James Cruze, George Melford et Donald Crisp. Il donne la réplique à Gloria Swanson, Mae Murray, Agnes Ayres, Dorothy Gish, Bebe Daniels et Lois Wilson dans une série de films qui le maintiennent au premier plan des productions muettes de studio. Son père, Hal Reid, le dirige à plusieurs reprises, et cette relation familiale compte aussi dans ses débuts d’écran.
Les années de studio
En 1917, Reid figure dans « The Penalty of Silence » et « Buried Alive », deux titres qui prolongent une activité déjà dense sur le premier versant de la décennie. Il réalise encore des films durant ces mêmes années, sans quitter l’écran, ce qui le place dans une pratique courante du muet où le même nom peut passer d’un poste à l’autre selon les productions.
Quelques années plus tard, il est à l’affiche de « The Dancin' Fool » en 1920, sous les traits de Sylvester Tibble. En 1922, il joue Buell Arnister Jr. dans « Rent Free » et Clarence Smith dans « Clarence ». Ces titres tardifs montrent un acteur encore présent dans des comédies de studio, avec un nom déjà bien installé dans les circuits de distribution.
Par ailleurs, le même mouvement le mène vers des productions aux formats variés, des courts de 1912 aux longs métrages du début des années 1920. Reid n’abandonne pas la réalisation dans cet ensemble, et ses travaux signés à partir de 1912 gardent sa marque au sein d’une industrie où les frontières entre fonctions restaient poreuses.
La fin de 1923 et la mémoire du muet
Wallace Reid meurt le 18 janvier 1923 à Los Angeles, à 31 ans. Son nom reste associé à une période du cinéma américain où les studios testent encore leurs formes, leurs durées et leurs vedettes, avec des passages rapides entre mélodrame, drame historique et comédie.
En 1961, « The Legend of Rudolph Valentino » utilise des images d’archive où Reid apparaît en tant que lui-même. Cette présence posthume inscrit son visage dans la mémoire du cinéma muet, au même titre que les rôles qui jalonnent ses années les plus actives.
La liste de ses films comprend encore des titres comme « A Foreign Spy », « Chumps » ou « Curfew Shall Not Ring Tonight », qui appartiennent à ses premières années de travail. Elle fait apparaître un acteur et réalisateur dont les interventions couvrent une période brève mais très chargée, entre 1912 et 1922, sur fond de cinéma américain en pleine structuration.
- 1912: « Chumps »; « Indian Romeo and Juliet »; « Curfew Shall Not Ring Tonight »; « The Tribal Law »
- 1913: « Love and the Law »; « When Jim Returned »; « The Tattooed Arm »; « A Foreign Spy »
- 1915: « Naissance d'une nation »; « Carmen »
- 1916: « Intolérance »
- 1920: « The Dancin' Fool »
- 1922: « Rent Free »; « Clarence »
Films et séries avec Wallace Reid
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