Donald Crisp: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Donald Crisp en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
190
œuvres recensées
190 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1909
- Dernière année recensée
- 1963
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1915, Naissance d'une nation inscrit Donald Crisp dans un Hollywood encore mouvant, où il figure au générique comme Gen. U.S. Grant. Né le 27 juillet 1882 à Bow, à Londres, il traverse ensuite les décennies du muet puis du parlant, entre rôles d’autorité, présences de soutien et incursions à la réalisation, à la production et au scénario. Mort le 25 mai 1974, il laisse une filmographie qui couvre plus d’un demi-siècle d’histoire du cinéma.
Des années Griffith aux premiers films américains
En 1909, Donald Crisp apparaît dans À travers les brisants de D. W. Griffith, puis revient chez le même cinéaste avec Home, Sweet Home en 1914. Les premières années le montrent souvent dans des rôles brefs, parfois anonymes, comme dans Intolérance en 1916.
Ce passage par les grandes productions du muet l’installe dans un cinéma de studio en pleine structuration. Il passe d’un nom de naissance, George William Crisp, à l’identité de Donald Crisp, tout en travaillant dans des films où le jeu repose sur la lisibilité immédiate des gestes et des présences.
Parmi les titres de cette période, Le Lys brisé de 1919 lui donne le rôle de Battling Burrows. Quelques années plus tard, Le Pirate noir en 1926 le retrouve sous les traits de MacTavish, au sein d’un cinéma déjà plus vaste dans ses moyens visuels.
Le passage au parlant et les rôles d’autorité
En 1935, Les Révoltés du Bounty le distribue dans le rôle de Thomas Burkitt. Donald Crisp s’y inscrit dans un film de prestige où sa présence s’accorde à des fonctions de commandement, un type de personnage qu’il retrouve souvent par la suite.
La même décennie, il apparaît dans Les Hauts de Hurlevent en 1939, sous les traits du Dr. Kenneth. Deux ans plus tard, Qu'elle était verte ma vallée lui confie Gwilym Morgan en 1941, rôle qui le place au cœur d’un drame familial d’ampleur, puis La vallée du jugement lui donne William Scott en 1945.
Cette période le voit circuler entre production de studio et films à forte identité dramatique. Il y tient souvent des personnages d’âge mûr, des notables, des pères, des officiers ou des hommes de loi, sans que sa filmographie se laisse réduire à un seul type de fonction.
Le temps des seconds rôles remarqués
En 1952, il passe par l’émission This Is Your Life. Deux ans plus tard, A Star Is Born World Premiere figure dans ses apparitions de 1954, année où il est aussi présent dans Prince Vaillant en King Aguar.
Donald Crisp trouve encore un espace dans des productions très différentes. En 1960, Pollyanna lui confie le rôle de Mayor Karl Warren, signe d’une longévité qui ne l’enferme pas dans le seul souvenir des années muettes ou des grands mélodrames des années 1940.
Ces apparitions tardives prolongent une activité commencée bien avant. Elles montrent un acteur capable de revenir dans des ensembles populaires sans chercher à occuper le premier plan, avec une régularité qui traverse les changements de format et de style.
Réalisateur, producteur et scénariste
La carrière de Donald Crisp ne se limite pas à l’interprétation. Les données biographiques le donnent aussi comme réalisateur, producteur et scénariste, une polyvalence rare dans les studios américains de la première moitié du siècle.
Cette activité s’inscrit dans un cinéma où les frontières entre les fonctions restaient souvent poreuses. Un même professionnel pouvait passer du jeu à la fabrication, puis au récit, selon les besoins des productions et les logiques des compagnies.
Chez Crisp, cette pluralité accompagne une présence durable dans l’industrie. Elle dessine un travail mené à la fois dans l’image, dans l’organisation des films et dans leur écriture, sans dissocier nettement ces différents métiers.
Une filmographie qui traverse plus d’un demi-siècle
Entre Intolérance en 1916 et Pollyanna en 1960, Donald Crisp traverse plusieurs régimes de production et plusieurs formes de récit. Il appartient à ces acteurs dont la continuité se lit moins dans une montée spectaculaire que dans la tenue d’une présence sur la durée.
Son nom reste attaché à des titres de premier plan, de Naissance d'une nation à Les Hauts de Hurlevent, de Qu'elle était verte ma vallée à Les Révoltés du Bounty. Ces films suffisent à mesurer l’ampleur d’une activité qui accompagne l’essor du cinéma américain.
Il meurt en 1974, après avoir traversé l’époque fondatrice du muet, l’installation du parlant et la maturité des studios. Sa place se lit dans cette durée même, dans une suite de rôles qui composent une mémoire du cinéma plus qu’une simple liste de crédits.
Films et séries avec Donald Crisp
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Galerie photos de Donald Crisp
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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