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Otto Preminger - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
117
Né
05/12/1905
Lieu de naissance
Wiznitz, Bukovina, Austria-Hungary
Décédé
23/04/1986 (80 ans)

Otto Preminger: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Otto Ludwig Preminger

Repères de carrière

La carrière de Otto Preminger en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

64

œuvres recensées

62 films · 2 séries

Première année recensée
1931
Dernière année recensée
1980

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Otto Ludwig Preminger naît dans l’Empire austro-hongrois et suit des études de droit à l’Université de Vienne, où il obtient un diplôme de droit en 1928, tout en se rapprochant progressivement du milieu théâtral viennois (Source : Encyclopaedia Britannica, 2001). Parallèlement à cette formation juridique, il se forme au jeu et à la mise en scène auprès de Max Reinhardt, figure centrale du théâtre germanophone, avec lequel il entame une collaboration décisive pour sa carrière de metteur en scène (Source : Encyclopaedia Britannica, 2001). Il fonde ensuite ses propres troupes et dirige notamment les compagnies Die Komödie et Das Schauspielhaus à Vienne, où il met en scène un répertoire varié, qui contribue à installer sa réputation sur la scène locale (Source : Encyclopaedia Britannica, 2001). Cette même période le conduit vers le cinéma : en 1931, il réalise son premier long métrage, le film germanophone « Die große Liebe » (« The Great Love »), présenté à Vienne et qui constitue sa première expérience significative derrière la caméra (Source : Encyclopaedia Britannica, 2001). En 1933, Max Reinhardt lui confie la direction du Theater in der Josefstadt, institution viennoise prestigieuse dont Preminger devient producteur-réalisateur, consolidant ainsi son statut de jeune directeur de théâtre en vue (Source : Encyclopaedia Britannica, 2001).

Carrière en Autriche, émigration et premiers travaux américains

Au milieu des années 1930, la situation politique en Europe amène Preminger, d’origine juive, à envisager un départ et à accepter une invitation à travailler aux États-Unis, où il se voit proposer la mise en scène de pièces à Broadway (Source : Encyclopedia.com, 2018). En 1935, il part pour New York afin de mettre en scène « Libel », avant d’être appelé à Hollywood pour diriger une série de films pour la 20th Century-Fox, notamment « Under Your Spell » (1936) et « Danger – Love at Work » (1937), produits sous l’autorité du dirigeant du studio Darryl F. Zanuck (Source : Encyclopedia.com, 2018). Des désaccords avec Zanuck conduisent à la rupture de son contrat et à son retour à New York à la fin des années 1930, où il retrouve le théâtre et met en scène plusieurs productions à Broadway, dont « Outward Bound » et « Margin for Error », cette dernière le voyant également tenir un rôle de nazi sur scène (Source : Encyclopedia.com, 2018 ; Encyclopaedia Britannica, 2001). Il enseigne parallèlement la mise en scène à l’université Yale entre 1938 et 1941, ce qui confirme sa position de professionnel installé dans le théâtre américain (Source : Encyclopaedia Britannica, 2001). À l’orée des années 1940, alors que Zanuck est mobilisé, Preminger est rappelé à Hollywood et signe un contrat de réalisateur, producteur et parfois acteur pour la Fox, fonction qu’il occupe jusqu’au début des années 1950 (Source : Encyclopedia.com, 2018).

Accession à la notoriété : le film noir et les années Fox

Preminger se fait connaître du grand public au milieu des années 1940 avec une série de films noirs qui marquent sa reconnaissance comme cinéaste de premier plan au sein de l’industrie hollywoodienne (Source : Wikipedia, 2002). En 1944, il réalise « Laura », polar centré sur l’enquête d’un policier fasciné par le portrait d’une femme supposée morte, qui s’impose rapidement comme un classique du film noir et lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur réalisateur (Source : Wikipedia, 2002 ; IMDb Awards, s.d.). L’année suivante, il poursuit dans le même registre avec « Fallen Angel » (1945), autre thriller criminel qui confirme son intérêt pour les intrigues policières psychologiques et la direction d’acteurs dans des récits à la mise en scène fluide (Source : Wikipedia, 2002). En parallèle, il réalise pour la Fox différents projets de studio qui l’installent durablement dans le paysage hollywoodien, tout en consolidant sa réputation de réalisateur capable de mener à bien des productions ambitieuses sur le plan narratif et formel (Source : Wikipedia, 2002). Cette période d’intense activité au sein de la Fox prépare la transition vers un statut de producteur indépendant, qui s’affirmera dans les décennies suivantes (Source : Encyclopedia.com, 2018).

Indépendance, adaptations et controverse autour de la censure

Au début des années 1950, Preminger quitte progressivement le système de studio pour devenir producteur indépendant, ce qui lui permet de choisir ses sujets et de négocier davantage de liberté artistique (Source : Encyclopedia.com, 2018). En 1953, il réalise « The Moon Is Blue », d’après une pièce de théâtre, dont le ton et les dialogues jugés suggestifs se confrontent au code de production hollywoodien et aux instances de censure, contribuant à faire de lui une figure associée à la contestation des limitations imposées aux scénarios (Source : Encyclopaedia Britannica, 2001). Deux ans plus tard, il met en scène « Carmen Jones » (1954), adaptation de l’opéra « Carmen » transposée dans un univers contemporain américain avec un casting afro-américain, film qui reçoit un accueil important et obtient notamment le Bronze Berlin Bear au Festival de Berlin en 1955 (Source : IMDb Awards, s.d. ; AlloCiné, 2023). La même année, il réalise « The Man with the Golden Arm » (1955), qui aborde la question de la dépendance à la drogue et vaut au réalisateur un Photoplay Gold Medal ainsi qu’une nomination au New York Film Critics Circle Award pour la mise en scène (Source : IMDb Awards, s.d.). Cette période confirme sa volonté de traiter des sujets sensibles ou peu abordés jusque-là dans le cinéma de grande audience, en jouant sur les marges de la censure tout en travaillant avec des acteurs de premier plan (Source : EBSCO Research Starters, 2018).

Les grandes fresques judiciaires et politiques

À la fin des années 1950, Preminger signe « Anatomy of a Murder » (1959), adaptation du roman de Robert Traver centrée sur un procès pour meurtre, dont la narration détaillée du fonctionnement de la justice et le traitement explicite de questions sexuelles amènent de nouveaux débats autour des limites de la représentation à l’écran (Source : Wikipedia, 2002 ; EBSCO Research Starters, 2018). Le film reçoit une nomination à l’Oscar du meilleur film et au BAFTA du meilleur film, et Preminger est nommé aux Golden Globes ainsi qu’au Directors Guild of America Award pour la réalisation en 1960 (Source : IMDb Awards, s.d. ; AlloCiné, 2023). En 1960, il dirige « Exodus », d’après le roman de Leon Uris, fresque sur la création de l’État d’Israël qui confirme son intérêt pour les sujets historiques et politiques à large spectre (Source : Wikipedia, 2002). Deux ans plus tard, « Advise & Consent » (1962) propose une plongée dans les coulisses du Sénat américain autour de la nomination d’un secrétaire d’État, et figure en compétition au Festival de Cannes, où il est sélectionné pour la Palme d’or (Source : IMDb Awards, s.d.). À travers ces œuvres, Preminger développe un cinéma qui combine intrigue dramatique et observation des institutions, avec une mise en scène fondée sur de longs plans et une direction d’acteurs rigoureuse (Source : EBSCO Research Starters, 2018).

Collaborations, style de mise en scène et dernières réalisations

Sur l’ensemble de sa carrière, Preminger collabore avec de nombreux interprètes et techniciens reconnus, en dirigeant notamment des acteurs et actrices tels que James Stewart, Dana Andrews, Gene Tierney, Frank Sinatra ou encore Dorothy Dandridge dans des rôles devenus emblématiques (Source : Wikipedia, 2002). Son travail se caractérise par une préférence pour les plans-séquences et les mouvements de caméra continus, approche qui vise à privilégier le jeu des interprètes et la fluidité de la narration plutôt que le découpage rapide (Source : EBSCO Research Starters, 2018). Dans les années 1960 et 1970, il poursuit une filmographie éclectique, comprenant par exemple « The Cardinal » (1963), qui lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur réalisateur en 1964, et « Tell Me That You Love Me, Junie Moon » (1970), présenté en compétition au Festival de Cannes et distingué par une mention spéciale à Valladolid (Source : IMDb Awards, s.d.). Ses films de cette période témoignent d’un intérêt constant pour des sujets sociaux ou institutionnels, qu’il aborde à travers des adaptations de romans ou de pièces, en travaillant souvent avec de grandes maisons de production tout en conservant une position d’indépendant (Source : Encyclopedia.com, 2018). Installé durablement aux États-Unis, il signe plus de trente-cinq longs métrages sur près de cinq décennies, devenant une figure identifiée du cinéma hollywoodien de l’après-guerre (Source : Hollywood Walk of Fame, s.d. ; Wikipedia, 2002).

Distinctions professionnelles et reconnaissance

Preminger reçoit au cours de sa carrière plusieurs reconnaissances institutionnelles, tant dans le circuit hollywoodien que dans les grands festivals internationaux (Source : IMDb Awards, s.d.). Il est nommé à trois reprises aux Oscars : en 1945 comme meilleur réalisateur pour « Laura », en 1960 pour le meilleur film avec « Anatomy of a Murder » et en 1964 pour le meilleur réalisateur avec « The Cardinal » (Source : IMDb Awards, s.d.). En 1955, « Carmen Jones » obtient le Bronze Berlin Bear à la Berlinale, tandis que le film est également en compétition pour la Palme d’or à Cannes, ce qui souligne sa visibilité dans les festivals européens (Source : IMDb Awards, s.d. ; AlloCiné, 2023). Il reçoit par ailleurs deux Photoplay Gold Medal Awards, l’un pour « Carmen Jones » en 1954 et l’autre pour « The Man with the Golden Arm » en 1955, récompenses saluant la qualité de ces productions et leur impact auprès du public (Source : IMDb Awards, s.d.). Ses réalisations sont également distinguées par des nominations aux Golden Globes, aux BAFTA, au New York Film Critics Circle et au Directors Guild of America, inscrivant son œuvre dans un réseau de reconnaissance critique et professionnelle durable (Source : IMDb Awards, s.d.).

Films et séries réalisés par Otto Preminger

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Autopsie d'un meurtre (1959) - Affiche
7.8 / 10
Autopsie d'un meurtre
director
Laura (1944) - Affiche
7.6 / 10
Laura
director
Rivière sans retour (1954) - Affiche
6.7 / 10
Rivière sans retour
director
L'Homme au bras d'or (1955) - Affiche
7.1 / 10
L'Homme au bras d'or
director
Bunny Lake a disparu (1965) - Affiche
7.2 / 10
Bunny Lake a disparu
director
Exodus (1960) - Affiche
6.7 / 10
Exodus
director

Galerie photos de Otto Preminger

4 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Rosebud (1975) - Affiche
director
1975
Skidoo (1968) - Affiche
director
1968
Que vienne la nuit (1967) - Affiche
1967
Première Victoire (1965) - Affiche
1965
Le Cardinal (1963) - Affiche
director
1963
Exodus (1960) - Affiche
director
1960
Porgy and Bess (1959) - Affiche
1959
Bonjour tristesse (1958) - Affiche
1958
Sainte Jeanne (1957) - Affiche
1957

Bilbo le hobbit (1977) - Affiche
Elvenking (voix)
1977
Rickles (1975) - Affiche
Inconnu
1975
Inconnu
- Épisode 10 (1975)
•
S03E10
•
Lui-même
- Épisode 9 (1975)
•
S03E09
•
Lui-même
- Épisode 8 (1975)
•
S03E08
•
Lui-même
- Épisode 7 (1975)
•
S03E07
•
Lui-même
- Épisode 6 (1975)
•
S03E06
•
Lui-même
1973
Inconnu
- Épisode 28 (1980)
•
S09E28
•
Lui-même
- Épisode 27 (1980)
•
S09E27
•
Lui-même
- Épisode 26 (1980)
•
S09E26
•
Lui-même
- Épisode 25 (1980)
•
S09E25
•
Lui-même
- Épisode 24 (1980)
•
S09E24
•
Lui-même
1971
Inconnu
- Épisode 6 (1974)
•
S04E06
•
Lui-même
1971
The Dick Cavett Show (1968) - Affiche
Inconnu
- Épisode 29 (1970)
•
S04E29
•
Lui-même – invité
- Épisode 4 (1969)
•
S03E04
•
Lui-même – invité
1968
Rowan & Martin's Laugh-In (1968) - Affiche
Inconnu
- Épisode 12 (1968)
•
S02E12
•
Lui-même
- Épisode 10 (1968)
•
S02E10
•
Lui-même
- Épisode 4 (1968)
•
S02E04
•
Lui-même
- Épisode 3 (1968)
•
S02E03
•
Lui-même
1968
Batman (1966) - Affiche
Mister Freeze
1966
Batman (1966) - Affiche
Inconnu
•
S02E20
•
Mister Freeze
•
S02E19
•
Mister Freeze
1966
The Merv Griffin Show (1962) - Affiche
Inconnu
- Épisode 209 (1976)
•
S14E209
•
Lui-même
- Épisode 21 (1963)
•
S02E21
•
Lui-même
1962
The Tonight Show avec Johnny Carson (1962) - Affiche
Inconnu
- Épisode 151 (1973)
•
S12E151
•
Lui-même
1962
Jackie Gleason and His American Scene Magazine (1962) - Affiche
1962
Inconnu
- Épisode 55 (1971)
•
S01E55
•
Lui-même
- Épisode 54 (1971)
•
S01E54
•
Lui-même
- Épisode 53 (1967)
•
S01E53
•
Lui-même
- Épisode 52 (1967)
•
S01E52
•
Lui-même
- Épisode 51 (1967)
•
S01E51
•
Lui-même
1961
The Mike Douglas Show (1961) - Affiche
Inconnu
- Épisode 102 (1973)
•
S12E102
•
Lui-même
- Épisode 189 (1971)
•
S10E189
•
Lui-même
- Épisode 211 (1970)
•
S09E211
•
Lui-même
- Épisode 145 (1970)
•
S09E145
•
Lui-même
1961
Inconnu
- Épisode 31 (1960)
•
S02E31
•
Lui-même
- Épisode 30 (1960)
•
S02E30
•
Lui-même
- Épisode 29 (1960)
•
S02E29
•
Lui-même
- Épisode 28 (1960)
•
S02E28
•
Lui-même
- Épisode 27 (1960)
•
S02E27
•
Lui-même
1958

Rosebud (1975) - Affiche
producer
1975
Skidoo (1968) - Affiche
producer
1968
Que vienne la nuit (1967) - Affiche
1967
Première Victoire (1965) - Affiche
1965
Le Cardinal (1963) - Affiche
producer
1963
Exodus (1960) - Affiche
producer
1960
Bonjour tristesse (1958) - Affiche
1958
Sainte Jeanne (1957) - Affiche
1957

Lui-même (images d’archives)
2013
Preminger: Anatomy of a Filmmaker (1991) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
1991
1976
Lui-même
1973
Lui-même
1971
Lui-même
1971
The Dick Cavett Show (1968) - Affiche
Lui-même – invité
1968
Rowan & Martin's Laugh-In (1968) - Affiche
Lui-même (non crédité)
1968
The Tonight Show avec Johnny Carson (1962) - Affiche
Lui-même
1962
The Merv Griffin Show (1962) - Affiche
Lui-même
1962
Jackie Gleason and His American Scene Magazine (1962) - Affiche
Lui-même
1962
The Mike Douglas Show (1961) - Affiche
Lui-même
1961
Lui-même
1961

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Art Carney - Photo
Art Carney
1918–2003
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