Aldo Sambrell: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Aldo Sambrell en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
138
œuvres recensées
131 films · 7 séries
- Première année recensée
- 1961
- Dernière année recensée
- 2006
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1964, Sergio Leone choisit Aldo Sambrell pour « Pour une poignée de dollars ». Le nom de l’acteur madrilène revient l’année suivante dans « Et pour quelques dollars de plus », puis dans plusieurs westerns européens où il tient des rôles de membre de bande, de capitaine ou de soldat. Cette présence répétée installe une silhouette immédiatement reconnaissable dans le cinéma de genre des années 1960.
Aldo Sambrell, de Vallecas aux plateaux italiens
Aldo Sambrell naît le 23 février 1931 à Vallecas, dans la banlieue de Madrid. Il meurt le 10 juillet 2010 à Alicante. L’acteur est aussi connu sous les noms d’Aldo Sanbrell, Alfredo Sambrell, Alfred S. Brell et Madrileño Sánchez. Il est parfois crédité Sambreli et signe aussi comme réalisateur sous le nom d’Alfred S. Brell.
Le cinéma le retient d’abord pour des apparitions de second plan dans des productions tournées en Espagne ou en Italie. En 1961, il figure dans « Le Roi des rois ». Trois ans plus tard, il apparaît dans « Pour une poignée de dollars », où il joue un membre du gang des Rojo. La même année, il est encore au générique de « Duel au Texas » et de « Les Trois Implacables », deux westerns qui l’installent dans un registre de personnages armés, souvent au service d’un camp ou d’un chef de bande.
À cette époque, le terme de western européen recouvre une production très active, nourrie de coproductions, de tournages rapides et de distributions mouvantes. Sambrell y trouve une place régulière. Les rôles qu’il y reçoit portent des noms distincts, mais une même logique de présence demeure: Rojo, Juan Guardo, Jake, Ramirez, Chico. Ces personnages occupent l’arrière-plan des récits et structurent les scènes d’affrontement, sans quitter les marges du premier plan.
Le temps des westerns spaghetti
En 1965, il retrouve Sergio Leone pour « Et pour quelques dollars de plus », où il interprète Cuccillo. Dans la foulée, il figure au générique de « Le Docteur Jivago » sans être crédité, puis revient dans plusieurs titres de la même famille de films: « L’Enfer du Manitoba », « Le Fils d’un Hors-la-loi », « Un mercenaire reste à tuer » et « Duel dans le désert ».
L’année 1966 concentre plusieurs rencontres avec les productions de Sergio Leone et de leurs proches. Sambrell apparaît dans « Navajo Joe », « El Chuncho » et « Le Bon, la Brute et le Truand ». Dans ce dernier, il joue un membre du gang de Sentenza. Il passe alors d’un décor à l’autre, du Far West reconstitué aux conflits mexicains, avec des rôles qui prolongent une même économie de la menace, du soldat, du bandit ou du subalterne armé.
Par ailleurs, son nom circule dans d’autres productions de l’époque, parmi lesquelles « Les Cruels », « Il était une fois en Arizona », « Quinze Potences pour un salopard » et « Requiem pour Gringo ». La variété des titres ne modifie pas le dispositif: Sambrell appartient à cette génération d’acteurs que les coproductions méditerranéennes sollicitent pour des figures d’autorité, des hommes de main ou des officiers sans long exposé psychologique.
Des officiers, des soldats, des chefs de bande
En 1968, il tourne dans « Un train pour Durango », « L’Invincible Superman » et « Requiem pour Gringo », tout en apparaissant dans « Le Commando du sergent Blynn ». L’année suivante, il joue dans « Les Cent Fusils » et « La Légion des damnés ». Ces films le maintiennent dans des fonctions de soldat, de sergent ou de membre d’un groupe organisé, avec des distributions souvent européennes et des décors de conflit colonial ou frontalier.
En 1971, « Il était une fois… la révolution » lui donne un rôle de officier mexicain. La même année, il figure dans « Rain for a Dusty Summer », « Abattez Django le premier », « Les Brutes dans la ville », « Le Phare du bout du monde » et « Les Quatre Mercenaires d’El Paso ». Le rythme de ces participations dessine une présence continue dans le western européen, avec des passages par l’aventure, le film de guerre et les récits de piraterie ou d’exploration.
Quelques mois plus tard, il change d’horizon avec « Antoine et Cléopâtre » et « L’Île au trésor » en 1972. En 1973, il joue dans « Charley le borgne », « Shaft contre les trafiquants d’hommes », « Les Colts au soleil » et « Le Voyage fantastique de Sinbad », où il tient le rôle d’Omar. L’acteur passe alors d’un cinéma de conquête à des récits d’aventure plus divers, sans abandonner les personnages de confrontations ou d’encadrement militaire.
Les années 1970, d’un genre à l’autre
En 1974, Sambrell apparaît dans « La Dynamite est bonne à boire ». L’année suivante, il joue dans « Le Lion et le vent » et « La última jugada ». En 1976, il figure au générique de « Atraco en la jungla » et de « Les Crocs du diable ». Sa présence se poursuit encore dans « Missile X - Geheimauftrag Neutronenbombe » en 1978, puis dans « Selle d’argent » la même année, où il interprète Garrincha.
La suite prolonge ce déplacement vers des productions plus hétérogènes. En 1979, il apparaît dans « Monster » et « Süpermenler ». En 1980, il joue dans « Matar para vivir », « Cuatro locos buscan manicomio » et « Cabo Blanco ». L’année 1981 l’emmène vers « L’ultimo harem », où il tient le rôle d’un chef bédouin. En 1982, il figure dans « Schneefickchen und die Sex-Zipfelzwerge » sous les traits de Re Agesilao IV.
Ces titres montrent un déplacement constant du western vers l’aventure, la comédie, le film d’exploitation ou le récit exotique. Sambrell conserve pourtant la même fonction au sein des ensembles: présence nerveuse, autorité immédiate, utilité dramatique. Les réalisateurs l’emploient pour des personnages qui s’énoncent vite, sans détour, et qui servent le mouvement d’une scène plutôt qu’un long développement intérieur.
Réaliser, puis revenir au jeu
Sous le nom d’Alfred S. Brell, Aldo Sambrell passe aussi à la réalisation. Cette activité apparaît dans les informations rattachées à « Força de um Desejo », en 1999, où il est indiqué comme director. Le titre figure très tard dans la chronologie connue, bien après la série de westerns et de productions d’aventure qui ont fixé son image publique.
Le travail d’acteur ne disparaît pas pour autant. Les crédits mentionnés couvrent trois décennies et traversent plusieurs cinématographies nationales, de l’Espagne à l’Italie, avec des passages par des productions internationales. La constellation de ses rôles dessine un artisan du cinéma de genre, souvent appelé pour des silhouettes de militaire, de bandit ou de chef, parfois sans être crédité à l’écran.
Aucune récompense n’apparaît dans les données retenues. Reste un visage associé à une série de titres qui ont accompagné l’essor du western européen et ses dérivations. Sambrell meurt à 79 ans, après avoir traversé une part importante de ce cinéma populaire de coproductions et de tournages rapides.
Films et séries avec Aldo Sambrell
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Rôles de Aldo Sambrell
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Galerie photos de Aldo Sambrell
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