Edward Dillon: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Edward Dillon en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
154
œuvres recensées
154 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1908
- Dernière année recensée
- 1932
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1908, Edward Dillon apparaît dans « The Fight for Freedom », un film de D. W. Griffith et Wallace McCutcheon Jr. Cette même année, il joue aussi dans « The Tavern Keeper's Daughter » et « The Black Viper ». Le nom revient ensuite dans une série de courts-métrages où se croisent Griffith, Mack Sennett et Dell Henderson, jusqu’aux années 1930.
Edward Dillon à New York puis dans les studios muets
Né à New York le 31 décembre 1878, Edward Dillon travaille dans le cinéma américain des premières années du siècle. Il meurt le 11 juillet 1933 à Los Angeles. Son nom reste lié aux formats courts qui dominent alors la production, avec des apparitions régulières chez D. W. Griffith dès 1908.
En 1909, il figure dans « The Welcome Burglar », « The Brahma Diamond » et « The Salvation Army Lass ». L’année suivante, il joue dans « In the Border States ». Ces titres l’installent dans un circuit de travail où les tournages s’enchaînent vite, sans détour par les grands effets de manche.
Au début des années 1910, il apparaît dans « What Shall We Do with Our Old? », « Caught with the Goods » de Mack Sennett et « La Télégraphiste de Lonedale » de Griffith. Quelques mois plus tard, il revient dans « Blind Love », « The Informer » et « For His Son ». Cette présence continue dessine une place de travailleur régulier au sein du muet naissant.
Griffith, Sennett et les années 1911-1914
En 1911, Edward Dillon joue dans « The Making of a Man », « Teaching Dad to Like Her » et « The Lonedale Operator ». Il passe alors d’un réalisateur à l’autre, sans quitter les productions brèves qui structurent sa filmographie. La même saison le voit aussi dans « Caught with the Goods », signé Mack Sennett.
L’année 1912 le retrouve dans « The Massacre », où il joue John Randolph, dans « The Would-Be Shriner » et dans « The Water Nymph ». Il figure aussi dans « Blind Love » et « The Informer ». Au même moment, « Through Dumb Luck » de Dell Henderson élargit encore la liste de ses collaborateurs.
En 1913, il apparaît dans « The Power of the Camera », « The Mothering Heart » et « An Indian's Loyalty ». L’année suivante, il est au générique de « Fatty coureur de dot », « Those Happy Days » et « An Incompetent Hero », puis de « Fatty's Jonah Day » et « Fatty chez les peaux rouges ». Le passage par ces comédies de la période Keystone montre un même visage dans des registres de production très différents.
1915-1919, quand le muet passe par Griffith
En 1915, Edward Dillon réalise « Don Quixote » et apparaît aussi dans ce titre. La même année, il continue de jouer dans des films courts qui prolongent les années précédentes, sans rompre avec ce rythme de travail. Peu après, il revient chez Griffith avec « Intolérance » en 1916, où il figure comme Crook.
Dans « Intolérance », il intervient aussi comme second assistant director. Ce double crédit, rare dans la liste fournie, place Edward Dillon au contact direct d’un chantier de production particulièrement ambitieux pour l’époque. Il ne s’agit plus d’une simple apparition, mais d’un poste lié à l’organisation du film.
La même année, il joue dans « The Heiress at Coffee Dan's », « Bedelia's Bluff », « A Rough Knight », « The Lady Drummer », « Laundry Liz », « The French Milliner » et « Poor Papa ». En 1917, « The Antics of Ann » prolonge cette série. Deux ans plus tard, il est encore présent dans « Help! Help! Police! » et « Never Say Quit ».
Des années 1920 à Thundering Tenors
En 1920, Edward Dillon joue dans « The Frisky Mrs. Johnson ». L’année suivante, il apparaît dans « A Heart to Let » et « Sheltered Daughters ». Les titres de cette période gardent le format bref qui caractérise son activité, sans que la liste fournie impose une lecture de rupture ou de tournant.
En 1923, il figure dans « The Drums of Jeopardy », puis en 1926 dans « Bred in Old Kentucky » et « The Danger Girl ». Deux ans plus tard, il est crédité dans « Broadway Melody » comme Dillon, stage manager. Le crédit n’est pas attribué, mais il marque son passage vers des productions plus amples à la fin du muet.
En 1930, « Caught Short » le retrouve à l’écran. L’année suivante, « Iron Man » de Tod Browning précède « Thundering Tenors », où il joue Mr. Dillon. Cette dernière mention, datée de 1931, ferme une présence étendue sur plus de 20 ans dans le cinéma américain.
Une présence continue derrière et devant l’image
Edward Dillon signe 337 films et 136 réalisations, avec 14 scénarios écrits. Les chiffres disent un artisan du muet qui ne se limite pas à l’interprétation. Ses interventions comme réalisateur et scénariste s’ajoutent à une activité d’acteur tenue sur la durée.
Le lien avec D. W. Griffith revient souvent, de « The Fight for Freedom » à « Intolérance », en passant par « La Télégraphiste de Lonedale », « The Mothering Heart » et « The Lonedale Operator ». D’autres noms se croisent aussi, ceux de Mack Sennett, Dell Henderson, Christy Cabanne, Charles Reisner ou Tod Browning. Le réseau des collaborations dessine un professionnel présent dans plusieurs familles de production.
Son décès à Los Angeles, le 11 juillet 1933, met fin à une activité qui avait commencé dans les années pionnières du cinéma américain. Les films retenus ici laissent voir un acteur passé du court-métrage de 1908 à des titres parlants des années 1930, tout en gardant un pied dans la réalisation et l’écriture.
Films et séries avec Edward Dillon
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Galerie photos de Edward Dillon
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