Robert Harron: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Robert Harron en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
150
œuvres recensées
150 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1908
- Dernière année recensée
- 1919
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1910, Robert Harron apparaît dans The Lesson, où il est crédité pour le rôle de Young Boy. À 17 ans, il travaille déjà dans l’orbite de D. W. Griffith, après des apparitions dans « Through the Breakers » en 1909 et « The Welcome Burglar » la même année. Né à New York le 12 avril 1893, mort dans cette ville le 5 septembre 1920, il reste associé au cinéma muet américain.
Les premières années chez Griffith
Robert Emmett Harron, que ses contemporains surnomment Bobby Harron, entre très tôt dans les films de Griffith. En 1909, il figure dans « Through the Breakers » au Club, puis dans « The Welcome Burglar » comme messager. L’année suivante, il joue dans « The Lesson », avant de reprendre des silhouettes de jeunes garçons ou de livreurs dans plusieurs courts métrages tournés pour le même réalisateur.
Cette série de participations l’installe dans un studio où Griffith multiplie les tournages rapides. Harron y occupe des emplois de composition modeste, dans « One Is Business, the Other Crime » en 1912, « A Beast at Bay » la même année, ou « The Sands of Dee ». Le nom circule alors dans une production où les acteurs changent souvent de fonction d’un film à l’autre, et où Harron reste présent d’année en année.
Avec D. W. Griffith, de courts rôles à des personnages plus identifiables
En 1914, « The Escape » lui donne le rôle de Larry Joyce. Harron obtient alors des emplois mieux définis, loin des simples présences fugitives de ses débuts. Dans « The Avenging Conscience » la même année, puis dans « Brute Force » en 1914, il continue de travailler pour Griffith dans des productions qui élargissent son espace à l’écran.
L’année 1915 marque un autre passage avec « Naissance d’une nation ». Harron y joue Tod et figure aussi comme assistant director. La double mention signale sa place au sein de l’équipe de Griffith, dans une production qui fait date par son ampleur. Il rejoint ensuite « Intolérance » en 1916, où il tient le rôle de The Boy (Modern Story). Ce passage confirme une présence régulière dans les films du cinéaste pendant la seconde moitié de la décennie.
Dans « The Missing Links » en 1916, il joue Henry Gaylord. Quelques mois plus tard, « Charité » en 1919 lui confie The Boy. Harron traverse ainsi plusieurs années de tournage au sein du même univers de production, avec des rôles parfois brefs, parfois plus nettement nommés.
Un visage familier du cinéma muet
Les films de 1917 à 1919 prolongent cette présence. Dans « Le Mauvais Garnement » en 1917, réalisé par Chester Withey, Harron tient un rôle au centre du récit. La même période le voit retrouver Griffith dans « Cœurs du monde », puis dans « À côté du bonheur » et « Une fleur dans les ruines » en 1918.
L’année 1919 lui donne encore « Le Pauvre Amour », où il joue William Jenkins, puis « Justice » avec le personnage de Jimmie Hilton. Dans « Le Roman de la vallée heureuse », il apparaît sous le nom de John L. Logan Jr.. Cette suite de titres montre un acteur que Griffith utilise sur une longue durée, dans des films où la mention du rôle devient progressivement plus précise.
Robert Harron a tourné dans plus de 200 films. L’ampleur de cette participation l’inscrit dans l’histoire matérielle du cinéma muet, faite de cadences élevées et de collaborations répétées. Son nom reste associé à cette production américaine des années 1910, où il passe de silhouettes secondaires à des personnages identifiables.
La fin d’une carrière fauchée à 27 ans
Le 1er septembre 1920, Harron est retrouvé inconscient dans une chambre d’hôtel à New York, à la suite d’une grave blessure par arme à feu. Il meurt cinq jours plus tard, le 5 septembre 1920, à l’âge de 27 ans. La fin de sa vie survient alors qu’il a déjà traversé plus d’une décennie de tournages chez Griffith et chez quelques autres cinéastes.
Sa mort met un terme à une présence qui avait commencé très tôt, à un âge où il jouait encore des adolescents ou des messagers. Harron laisse derrière lui une série de titres parmi lesquels « The Escape », « Naissance d’une nation » et « Intolérance », tous liés au nom de D. W. Griffith. Son passage dans le cinéma muet tient aussi à cette fidélité de longue durée, visible dans les crédits rassemblés entre 1909 et 1919.
Films et séries avec Robert Harron
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