Mary Astor: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mary Astor en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
149
œuvres recensées
131 films · 18 séries
- Première année recensée
- 1921
- Dernière année recensée
- 1980
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1941, Le Faucon maltais fixe pour longtemps le nom de Mary Astor dans la mémoire du cinéma américain. Elle y joue Brigid O'Shaughnessy après être passée, depuis les années 1920, par le muet, les studios et les débuts du parlant. Née à Quincy en 1906 et morte en 1987, elle traverse plusieurs régimes d’images sans quitter les plateaux, ni l’écran de télévision, ni la scène.
Des concours amateurs aux studios
En 1919, Mary Astor envoie sa photographie à Motion Picture Magazine et atteint les demi-finales d’un concours de beauté. Sa famille quitte bientôt l’Illinois pour Chicago, puis s’installe à New York afin qu’elle puisse tenter sa chance dans le cinéma.
Un photographe de Manhattan la repère, puis le studio Famous Players–Lasky s’intéresse aux clichés. Un contrat de six mois avec Paramount Pictures suit peu après, et son nom de naissance, Lucile Vasconcellos Langhanke, cède la place à Mary Astor.
Elle apparaît en 1921 dans « Sentimental Tommy », même si son petit rôle est coupé au montage. L’année suivante, « The Beggar Maid » lui vaut une bonne critique, avant « John Smith » puis « The Man Who Played God ». En 1923, elle part avec ses parents pour Hollywood.
Mary Astor joue alors chez plusieurs studios, revient à Paramount pour un contrat d’un an, puis tourne chez Warner Bros. aux côtés de John Barrymore dans « Beau Brummel » en 1924. La décennie suivante lui ouvre d’autres productions, avec des titres comme « Le Mystère de la chambre close » en 1933 ou « Jeunesse perdue » en 1936.
Le passage au parlant
Quand le cinéma muet laisse place au parlant, la Fox lui fait passer un test de son. Elle échoue d’abord, puis se retrouve sans travail pendant 8 mois en 1929. Mary Astor suit alors une formation vocale et des cours de chant.
Florence Eldridge la recommande ensuite pour la pièce Among the Married à Los Angeles. La voix de Mary Astor y est jugée adaptée, décrite comme basse et vibrante. Elle retrouve bientôt les plateaux avec « Ladies Love Brutes » en 1930, puis avec d’autres films de la Paramount.
Dans les années 1930, elle travaille aussi dans « La Belle de Saïgon » en 1932, « Le Mystère de la chambre close » en 1933, « Jeunesse perdue » en 1936 et « Le Prisonnier de Zenda » en 1937, où elle joue Antoinette de Mauban. Ces rôles s’inscrivent dans une période où elle passe sans heurt du muet au parlant.
Elle participe aussi à « Madame et ses flirts » en 1942, « Le Chant du Missouri » en 1944 où elle interprète Anna Smith, puis « Les Quatre Filles du docteur March » en 1949 dans le rôle de Marmee. Cette suite de films la maintient dans des productions très repérées de l’époque.
L’année du Faucon maltais
En 1941, « Le Grand Mensonge » lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Sandra Kovak. Le film devient le sommet visible d’une période déjà longue, mais « Le Faucon maltais » donne au même moment un relief particulier à son nom.
Dans ce film de 1941, elle joue Brigid O'Shaughnessy face à Humphrey Bogart. Le rôle reste l’un de ceux qui fixent son image de manière durable dans l’histoire du cinéma américain, sans effacer ses autres compositions des années 1940.
Elle joue aussi du piano dans « Le Grand Mensonge » et dans « Le Chant du Missouri », deux films où cet apprentissage trouve une place concrète. Mary Astor ne se limite pas alors aux plateaux de cinéma, puisqu’elle travaille aussi à la télévision et au théâtre dans les années suivantes.
En 1953, elle apparaît dans « The United States Steel Hour » dans le rôle d’Isabelle Lagarde. L’année suivante, « Producers' Showcase » la distribue en Nancy Blake, puis « Playwrights '56 » en 1955 poursuit cette présence à l’écran domestique.
La scène, la télévision, les livres
Mary Astor reste active jusqu’aux années 1960 et se retire en 1964. Dans cette période, elle travaille au théâtre, à la télévision et au cinéma, sans rompre avec les trois territoires où elle s’est installée depuis ses débuts.
Elle écrit aussi 5 romans. Son autobiographie devient un best-seller, tout comme A Life on Film, centré sur sa carrière. Cette activité littéraire ajoute une autre ligne à une vie professionnelle déjà chargée.
Mary Astor meurt le 25 septembre 1987 à 81 ans à Woodland Hills, près de Los Angeles. Son nom de naissance, Lucile Vasconcellos Langhanke, et son nom d’écran continuent de se superposer dans l’histoire d’un siècle de cinéma américain.
- 1921: « Sentimental Tommy »
- 1922: « The Beggar Maid », « John Smith », « The Man Who Played God »
- 1924: « Beau Brummel »
- 1932: « La Belle de Saïgon »
- 1933: « Le Mystère de la chambre close »
- 1936: « Jeunesse perdue »
- 1937: « Le Prisonnier de Zenda »
- 1941: « Le Grand Mensonge », « Le Faucon maltais »
- 1942: « Madame et ses flirts »
- 1944: « Le Chant du Missouri »
- 1949: « Les Quatre Filles du docteur March »
- 1953: « The United States Steel Hour »
- 1954: « Producers' Showcase »
- 1955: « Playwrights '56 »
- 1964: « Canción de cuna para un cadáver »
Films et séries avec Mary Astor
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