Edward Everett Horton: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Edward Everett Horton en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
162
œuvres recensées
143 films · 19 séries
- Première année recensée
- 1922
- Dernière année recensée
- 1970
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1959, « The Bullwinkle Show » met au premier plan la voix de Edward Everett Horton dans le récit Fractured Fairy Tales Narrator. Né le 17 mars 1886 à Brooklyn, mort le 29 septembre 1970, l’acteur américain a traversé plusieurs régimes d’images, du théâtre au cinéma puis à la télévision, avec une présence régulière dans des comédies où il occupe des personnages de mondains, d’ambassadeurs ou d’oncles un peu décalés.
Du théâtre à l’écran
En 1908, Edward Everett Horton débute au théâtre. Le cinéma suit en 1922, avec « Too Much Business » de Jess Robbins, où il tient le rôle de John Henry Jackson. Les années 1920 l’installent dans des productions nombreuses, de « The Ladder Jinx » et « A Front Page Story » à « Ruggles of Red Gap », puis « La Bohème » de King Vidor en 1926. Ces apparitions dessinent un acteur de studio sollicité par des cinéastes très différents, dans des films où il passe d’un titre à l’autre sans rupture visible.
La décennie suivante le place dans des comédies de mœurs et des productions de prestige léger. On le voit dans « The Front Page » de Lewis Milestone en 1931, « Sérénade à trois » de Ernst Lubitsch en 1932, puis « Haute Pègre » du même cinéaste la même année. Le jeu de rôles s’affine autour de figures mondaines, diplomatiques ou grotesques, comme Max Plunkett, François Filiba ou l’ambassadeur Popoff. Cette série de collaborations avec Lubitsch le situe dans un répertoire précis, où la parole et le maintien comptent autant que la situation comique.
Lubitsch et Fred Astaire
« La Joyeuse Divorcée », sortie en 1934, le réunit à Fred Astaire sous la direction de Mark Sandrich, dans le rôle d’Egbert «Pinky» Fitzgerald. L’année suivante, « Le Danseur du dessus » l’amène de nouveau face au duo Astaire et Ginger Rogers, cette fois sous les traits d’Horace Hardwick. Horton figure aussi dans « L’Entreprenant Monsieur Petrov », troisième film de la série mentionnée avec Sandrich et Astaire. Ces trois titres donnent une charpente nette à sa présence dans la comédie musicale hollywoodienne des années 1930.
Ernst Lubitsch l’emploie encore dans « La Veuve joyeuse » en 1934, puis dans « La Femme et le Pantin » en 1935. Au sein de ces films, Horton occupe des rôles de fonction ou de rang, comme l’ambassadeur Popoff ou le gouverneur Don Paquito «Paquitito». La répétition de ces emplois n’a rien d’automatique: elle inscrit un acteur dans une mécanique de répartie, de façade sociale et de ridicule très contrôlé, exactement la matière que Lubitsch affectionne. D’autres cinéastes, de Frank Tuttle à Josef von Sternberg, lui confient aussi des apparitions qui prolongent ce même territoire.
Voix, télévision et animation
En 1951, « I Love Lucy » lui donne le rôle de Mr. Ritter. Deux ans plus tard, « December Bride » apparaît dans sa filmographie télévisuelle, puis « Matinee Theater » en 1955. Le passage aux séries ne remplace pas le reste, il s’ajoute à une pratique déjà longue de la scène et du cinéma, avec des apparitions sur « The Ed Sullivan Show » et « The George Gobel Show » en 1954. L’acteur est encore présent dans « Denis la petite peste » en 1959, où il interprète Uncle Ned Matthews.
La voix prend une place particulière dans « The Bullwinkle Show », lancé en 1959, puis dans « The Adventures of Rocky and Bullwinkle and Friends », où il reprend le même récit de Fractured Fairy Tales Narrator. Cette participation se prolonge dans un autre registre de diffusion avec « F Troop » en 1965 et « Nanny and the Professor » en 1970. Horton circule alors entre sitcom, variétés et animation, sans abandonner la manière directe qui le rend immédiatement identifiable au micro.
Les dernières années à l’écran
En 1963, « Deu a Louca no Mundo » lui confie le rôle de Mr. Dinckler. Un an plus tard, « Une Vierge sur canapé » le montre dans la peau de The Chief. Ces deux titres fixent un moment tardif de sa présence à l’écran, où Horton reste sollicité pour des rôles cadrés par la comédie et la conversation. L’acteur meurt le 29 septembre 1970 à 84 ans.
Les films et séries qui lui sont associés dessinent un répertoire stable, depuis « La Joyeuse Divorcée » jusqu’aux programmes télévisés du tournant des années 1960 et de 1970. Le nom d’Edward Everett Horton reste attaché aux dialogues rapides, aux figures de second plan qui prennent toute la lumière d’une scène, et à une présence qui relie les plateaux du muet tardif, la comédie de studio et la télévision américaine de l’après-guerre.
Films et séries avec Edward Everett Horton
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