Sonia Braga: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sonia Braga en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
93
œuvres recensées
57 films · 36 séries
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1975, Gabriela place Sonia Braga au centre d’une adaptation de Jorge Amado. La telenovela, où elle interprète l’héroïne, installe son visage dans les foyers brésiliens et fixe une première ligne de force : des personnages féminins qui déplacent la fiction autour d’elles.
De la scène à la télévision brésilienne
À la fin des années 1960, elle monte sur scène dans la comédie musicale Hair. Le geste est rapide, presque inaugural, et l’écran suit aussitôt. Dès 1970, A Moreninha lui offre un premier rôle au cinéma, tandis que la télévision lui ouvre un autre terrain avec Sesame Street, version brésilienne, où son visage gagne une visibilité plus large.
En 1970 et 1971, elle apparaît dans Cleo e Daniel, A Moreninha et Capitão Bandeira Contra. Les titres se succèdent sans dispersion apparente. Ils installent une présence régulière, avant que Mestica a Escrava Indomável puis O Casal ne confirment son ancrage dans des productions brésiliennes qui mêlent cinéma et télévision.
En 1976, Dona Flor et ses deux maris de Bruno Barreto l’emmène vers le premier grand écho international. Le film reprend un autre texte de Jorge Amado et lui confie le rôle de Dona Flor. Trois ans plus tard, A Dama do Lotação prolonge cette visibilité au cinéma, puis Eu Te Amo en 1981 la ramène à un registre plus contemporain.
Jorge Amado comme ligne de force
Gabriela, en 1975, lui donne un rôle qui dépasse la simple popularité télévisuelle. La même autrice, le même imaginaire littéraire, la même attention portée à des héroïnes qui déplacent les regards. À l’écran, Gabriela devient un centre de gravité ; dans la réception, elle ouvre une place durable à Sonia Braga dans l’Amérique latine télévisuelle.
En 1983, Gabriela revient, cette fois au cinéma, de nouveau sous la direction de Bruno Barreto. Le rôle-titre relance la collaboration et confirme l’attachement du cinéaste à ce personnage. Le film circule au-delà du Brésil et ouvre à l’actrice une étape américaine. Dans la foulée, Le Baiser de la femme araignée d’Héctor Babenco lui confie trois rôles, Leni Lamaison, Marta et Spider Woman, dans un récit inspiré de Manuel Puig.
Cette circulation d’un support à l’autre reste décisive. Elle passe de la telenovela au cinéma, puis du roman adapté à la mise en scène internationale. En 1996, Tieta do Brasil de Carlos Diegues prolonge encore ce lien avec Jorge Amado, cette fois autour de Tieta. Le film referme une série de rencontres où le même écrivain sert de socle à des figures féminines devenues centrales dans son répertoire.
Le passage par Hollywood
Le Baiser de la femme araignée, présenté à Cannes en 1985, élargit sa visibilité hors d’Amérique latine. Le film de Babenco circule dans les festivals et lui ouvre un accès plus net au marché américain. Peu après, elle fait partie du jury du festival de Cannes en 1986, signe d’une reconnaissance déjà installée au-delà de ses premiers cadres nationaux.
Dans la seconde moitié des années 1980, elle tourne dans Cosby Show et le téléfilm L’Homme qui brisa ses chaînes, face à Val Kilmer. Elle rejoint ensuite Pleine lune sur Parador de Paul Mazursky, avec Richard Dreyfuss, puis La Relève de Clint Eastwood. Ces apparitions la placent dans des productions américaines très visibles, sans rompre avec ses attaches brésiliennes.
En 1988, Milagro de Robert Redford l’amène aussi à Cannes. Le film la montre au milieu d’un casting américain, tandis que Roosters en 1993 et Two Deaths en 1995 prolongent cette présence entre cinéma indépendant et productions plus vastes. Elle travaille alors avec Nicolas Roeg et Robert M. Young, puis revient vers le Brésil pour Tieta do Brasil en 1996.
Séries, téléfilms et retours réguliers
À partir des années 1990, la télévision occupe une place nette dans ses crédits. Elle apparaît dans Les Contes de la crypte, puis dans Sex and the City, New York, police judiciaire, Les Experts: Miami, Alias et Ghost Whisperer. La liste n’a rien d’anecdotique : elle dit une mobilité précise, d’un format à l’autre, d’un réseau à l’autre.
En 1999, Força de um Desejo la ramène au feuilleton brésilien avec le rôle de Baronesa Helena Silveira Sobral. Quelques années plus tard, Le roman de la vie lui confie Tônia Werneck en 2006, puis Tapas & Beijos lui donne Helô Siqueira en 2011. Les productions se répondent sans effet de série, avec un même ancrage dans le jeu sériel.
En parallèle, elle tourne dans Angel Eyes de Luis Mandoki en 2001, Che Guevara de Josh Evans en 2005, The Hottest State d’Ethan Hawke en 2006 et Les Oubliées de Juarez en 2007. Elle joue aussi dans Perfume, Memórias Póstumas, Testosterone, Scene Stealers, Marilyn Hotchkiss' Ballroom Dancing and Charm School et Sea Of Dreams, où se dessine une activité continue, sans rupture brutale ni retour spectaculaire.
Des rôles récents aux formes brèves
En 2004, elle interprète Amália Rodrigues dans un court métrage intitulé Amália Trïada. Le format bref n’empêche pas une autre circulation de répertoire, cette fois vers une figure de la chanson. L’année suivante, Empire et Che Guevara prolongent une activité déjà très distribuée entre cinéma, télévision et téléfilm.
Wonder, sorti en 2017, lui confie le rôle de Grans. En 2022, Shotgun Wedding la retrouve dans le rôle de Renata Ortiz. Une annonce de 2026 mentionne M.I.A., où elle doit jouer Vida Rojas. Le temps passe, mais la continuité reste nette, portée par des projets américains et brésiliens qui se succèdent sans effacer les précédents.
Née le 8 juin 1950 à Maringá, dans le Paraná, Sonia Braga a conservé une présence soutenue dans des formats très différents. Les alias relevés au cours de sa circulation internationale vont de Sônia Braga à Соня Брага, Сônia María Campos Braga et سوني براگا, trace discrète d’une actrice passée par plusieurs aires linguistiques sans perdre le fil de ses personnages.
- 1969 : A Menina do Veleiro Azul — Otília
- 1970 : Irmãos Coragem — Lídia Siqueira
- 1972 : Selva de Pedra — Flávia Medeiros Moreno
- 1976 : Saramandaia — Marcina Moreira
- 1978 : Dancin' Days — Júlia de Souza Matos / Cristina
- 1984 : Cosby Show — Anna Maria Westlake
- 1999 : Força de um Desejo — Baronesa Helena Silveira Sobral
- 2011 : Tapas & Beijos — Helô Siqueira
Films et séries avec Sonia Braga
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Sonia Braga
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Sonia Braga
6 photos affichées sur 8 disponibles. Ouvrez une photo pour parcourir toute la galerie.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.




































